On connaît les régions où les salariés sont les plus stressés !

18 mai 2019 à 16h45 par A.L.

Crédit : Pixabay

Et non, ce n'est pas à Paris que les travailleurs sont les plus touchés par le stress au travail.

Aller travailler peut rendre très nerveux : près d’un salarié français sur cinq, soit 19% d'entre eux, subit un stress quotidien au travail et 30% des travailleurs en Europe n’osent pas en parler librement. C’est un des résultats d’une vaste enquête européenne menée par ADP (Automatic Data Processing), le leader mondial des solutions de gestion du capital humain. Ainsi, en Europe, les plus stressés sont donc les Polonais avec 25% d’entre eux qui ont quotidiennement la boule au ventre. Ils sont suivis de près par les allemands : 20% d'entre eux sont stressés. Enfin, les Français complètent le podium, avec 19% d'angoissés.



Et la région française la plus stressée au travail est...



...le Sud-Ouest ! Contrairement aux parisiens qui arrivent en troisième position avec 20% d'anxieux, les résidents du Sud-Ouest monte la première marche du podium avec un taux de stress au travail qui atteint les 24%. La région du Centre arrive deuxième avec 22% de salariés stressés. En revanche, de leur côté, l’Est et le Nord de la France sont relativement épargnés avec seulement 16% de salariés qui se déclarent stressés. 



Un stress plus ou moins fort selon le métier et...la génération !



L'étude pointe du doigt un élément important : tous les corps de métiers ne sont pas impactés de la même façon par le stress. En effet, trois domaines ressortent particulièrement :  les métiers de services et de la finance, des arts et de la culture et de l’éducation. "Les problèmes de mal-être au travail sont souvent causes d’absentéisme, de recul de la performance, de burn-out parfois et il n'y a aucune raison de ne pas les aborder de face et de ne pas les traiter de la même façon que les maladies physiques" indique Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse.



Et si les Français sont près d’un tiers à penser que leur employeur ne s’intéresse pas à leur bien-être, les jeunes générations sont plus enclines à communiquer de leurs problèmes avec leur hiérarchie. Parmi les travailleurs âgés de 16 à 34 ans, 79% se dit prêt à soulever un problème de bien-être au travail s’il se présentait, contre seulement 61% des plus de 55 ans.