Fortes chaleurs : baignade déconseillée sur le littoral girondin

lacanau
Plusieurs noyades ont eu lieu ces derniers jours.
Crédit: Pixabay - Image d'illustration

18 mai 2022 à 15h30 par Clara Echarri

Attention au risque de noyade ! Malgré les fortes chaleurs, la préfecture de Gironde déconseille de se baigner sur le littoral. La plupart des plages ne sont pas encore surveillées et les courants sont très forts.

Trois personnes sont déjà décédées sur le littoral girondin, et une est toujours portée disparue. Cela devrait suffire à témoigner de la dangerosité de la baignade ces jours-ci, mais la préfecture et les villes redoublent leurs appels à la vigilance. 

La préfecture de Gironde le rappelle : "les conditions de baignade sont particulièrement dangereuses en ce moment compte tenu de la concordance de divers phénomènes : houle et vagues de bord, forts courants et formation de baïnes, températures de l’air et de l’eau élevées pour la saison. Il convient en conséquence de redoubler de prudence et d’éviter de se baigner".

Un constat fait aussi par le maire de Lacanau, Laurent Peyrondet : "l'océan n'a pas été aussi dangereux depuis plusieurs années". L'hélicoptère Dragon 33 va donc être stationné à Lacanau ce mercredi 18 mai, ainsi qu'une équipe de plongers-sapeurs-pompiers. La surveillance des plages n'a en effet pas débuté sur la plupart des plage du littoral girondin, ou seulement le weekend, comme justement à Lacanau. 

Indice 4 sur 5

Si la montage a son indice avalanche, il y a aussi un indicateur pour le littoral : "on est à 4 sur une échelle de 5", explique Laurent Peyrondet, "et on pourrait même le relever encore. Mais les gens n'ont pas l'habitude de le consulter". 

Avec les baïnes et les forts courants, la baignade est donc particulièrement dangereuse en ce début de saison. Le maire de Lacanau est bien d'accord pour dire qu'il faudrait plus de surveillance. Mais cela nécessite un budget conséquent. "Il faudrait peut-être une solidarité des communes voisines, de la Métropole. Ceux qui viennent se baigner, ce ne sont pas les locaux. On consacre déjà plus d'un million d'euros pour le salaire des sauveteurs".