Gironde : des commissariats du bordelais aussi concernés par #doublepleine

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Les témoignages se sont multipliés sur les réseaux sociaux, sous le #DoublePeine
Crédit: Pixabay

1er octobre 2021 à 17h27 par Clara Echarri

Le hashtag #doublepeine a pris de l'ampleur ces derniers jours. Il dénonce la prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles dans les commissariats

Cette semaine, l'activiste féministre Anna Toumazoff a dénoncé sur Twitter l'accueil des victimes de violences sexistes et sexuelles dans le commissariat de Montpellier. Face à l'affluence des récits, elle a créé le hashtag #doublepeine. En 24 heures, plus de 1000 témoignages ont été recueilli, partout en France. Certains sont très récents, datant de moins de deux semaines.
Et parmi les commissariats concernés, on en trouve à Bordeaux, à Bègles, on trouve aussi l'hôtel de police... 
 
Remarques sexistes, lesbophobes, dissuasion à porter plainte ou même refus de la prendre car elle "concerne un médecin"... ce sont les mêmes attitudes problématiques voire carrément illégales (le refus de prendre une plainte) qui reviennent dans les témoignages. Pour lutter contre ce phénomène, les associations féministes souhaitent plusieurs mesures.
 
Léane Alestra, qui tient le compte militant « les mécréantes », et qui relaie plusieurs de ces récits, détaille : "on voudrait que les commissariats aient des inspections surprises. Comme les professeurs qui ont le passage d'un inspecteur, il faudrait la même chose dans les commissariats, avec une personne qui vient dans la peau d'une victime, pour voir comment elle est prise en charge". 
 
Autre mesure réclamée, que les victimes puissent être accompagnées par un professionnel formée au moment du dépot de plainte : "ce sont des témoignages épreouvants, c'est importants". 
Enfin, une meilleure formation des policiers et gendarmes est évoquée : "il faut qu'ils soient formés sur ces sujets là de façon régulière et suivie, pas uniquement de temps en temps". 
 
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