Lutte contre les incendies en Gironde : la préfète renforce les restrictions, le procureur de Bordeaux durcit les sanctions

Publié : 9h57 par Elodie Quesnel

Crédit image: CCH Damien Rembert

Face aux incendies à Mérignac et dans le Médoc, de nouvelles mesures ont été prises par la préfecture de Gironde et le procureur de la République de Bordeaux. On fait le point sur ce qu'il faut retenir.

Face aux incendies qui se sont déclarés à Mérignac, ce mardi 21 juillet et dans le Médoc toujours en cours depuis le mercredi 22 juillet, plusieurs nouvelles mesures ont été annoncés par les autorités pour éviter le départ de nouveaux incendies.

La Gironde est placée depuis mardi matin en vigilance rouge risques de feu de forêt. Plusieurs arrêtés avaient été pris pour l'occasion par la préfète de Gironde, Sophie Brocas. 

Face au risque incendie toujours très élevé, la préfecture de la Gironde a pris un arrêté interdisant, 24 heures sur 24, l'utilisation de moteurs thermiques et électriques, ainsi que de toute source susceptible de provoquer un départ de feu, dans les espaces exposés des communes à dominante forestière.

Cette mesure, qui ne concerne pas la circulation sur le réseau routier, restera en vigueur jusqu'à la levée de la vigilance rouge.

Des dérogations sont toutefois prévues pour les services publics, les acteurs de la Défense des forêts contre les incendies (DFCI), ainsi que pour les éleveurs et les apiculteurs, entre 22 heures et 14 heures. Les activités de cultures légumières irriguées de plein champ et la viticulture sont également autorisées, mais uniquement en dehors de la tranche horaire de 14 heures à 22 heures, considérée comme la plus à risque.

Le procureur de la République durcit le ton

Le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, annonce un durcissement des contrôles et des poursuites judiciaires contre les comportements à risque en milieu forestier.

Les policiers et gendarmes ont reçu pour consigne de multiplier les contrôles et de placer en garde à vue toute personne surprise en train d'utiliser une source de feu dans une zone naturelle, notamment en cas de jet de mégot de cigarette. Si ce geste est commis depuis un véhicule, celui-ci pourra être placé sous scellés.

Le parquet rappelle que ces faits sont susceptibles de constituer une mise en danger de la vie d'autrui, un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Ces mesures exceptionnelles resteront en vigueur tant que le risque d'incendie demeurera critique.