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Info locale

Bordeaux : la femme qui a blessé un policier aurait crié "Allah Akbar"

11 mai 2021 à 13h04 Par Laure Deville
L'agression a eu lieu hier vers 17h, rue de Pessac à Bordeaux.
Crédit photo : redaction wit fm

Un communiqué du Parquet confirme que la jeune femme souffrait de troubles psychologiques.

Une enquête est en cours à Bordeaux après qu’une femme a été blessée par un policier. Les faits ont eu lieu lundi 10 mai vers 17h, rue de Pessac à Bordeaux. Avant cela, la femme qui souffrait de troubles psychologiques avait poignardé un agent. Aujourd’hui, nous apprenons qu’elle avait crié "Allah Akbar" et "mécréants" à plusieurs reprises, lors de l'intervention des forces de l'ordre. Le parquet national antiterroriste a donc été avisé, mais "à ce stade des investigations, ne s'est pas saisi des faits", précise le parquet de Bordeaux.

Toujours selon le parquet, les faits se sont déroulés ainsi : 

Les policiers se sont approchés de la porte d'entrée de l'appartement en rez-de-chaussée situé dans l'impasse et ont trouvé porte close. Ils ont frappé à la porte et ont demandé à la femme de sortir. Celle-ci s'est mise à crier "Mécréants" à plusieurs reprises et a donné des coups dans la porte. Peu après, les policiers constataient que le verrou de la porte d'entrée était ouvert et la porte légèrement entrebâillée. Voyant de l'eau s'écouler au sol en grande quantité, ils ont cru que la femme était en train de se suicider par noyade dans la salle de bain. C'est à ce moment là qu'ils sont entrés dans l'appartement en binôme.

Le  premier intervenant a poussé la porte d'entrée et a constaté que le studio face à lui et sur sa gauche était vide de tout occupant. A sa droite et derrière la porte d'entrée, il voyait une femme dans la salle de bain qui se jetait sur lui armée de couteaux et criait "Allah Akbar". Il tirait une balle avec un flash ball. La femme tombait à genoux et alors qu'elle se relevait, lui portait un coup de couteau à la jambe.
Le second, positionné derrière son collègue, entendait ce dernier crier: "Elle m'a touchée!" et faisait usage de son arme de service (9mm Sigsauer). La jeune femme, touchée à la tête, s'écroulait au sol. Le SAMU qui est arrivé sur place a pratiqué les premiers secours. A cette heure, son pronostic vital est toujours engagé. Ses parents ont été avisés et doivent se rendre à son chevet.

La procureure s'est déplacé sur les lieux et a pu constater dans le studio la présence de nombreux livres et documentation religieuse relevant du salafisme, a priori de la littérature officielle rigoriste. Compte tenu de ces éléments et des propos tenus, un contact a été pris avec le parquet national antiterroriste lequel, à ce stade des investigations, ne s'est pas saisi des faits.

Le parquet de Bordeaux a saisi la DZPJ des faits de violences aggravées (avec arme et sur PDAP) et l'IGPN sur le volet "usage de l'arme".