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Info locale

Bordeaux : le gérant du dojo 114 de Bruges met un terme à sa grève de la faim

03 mars 2021 à 15h18 Par Iris Mazzacurati
Le panneau "en grève de la faim" a été retiré après 21 jours de la devanture du Dojo 114 à Bruges.
Crédit photo : Pixabay - photo d'illustration

Il a trouvé un accord avec les pouvoirs publics et a reçu une lettre reçue de Brigitte Macron. Le gérant d'une salle d'arts martiaux de Bruges, près de Bordeaux, a mis fin, mercredi 3 mars, à la grève de la faim qu'il menait pour sauver son établissement.

21 jours de grève de la faim, Jean-Philippe Rey, 60 ans le mois prochain, a eu gain de cause. Il protestait contre le fait qu'il n'avait reçu aucune aide financière depuis la fermeture de son établissement il y a un an, à cause de l’épidémie de Covid-19 et souhaitait alerter sur "l’hécatombe" des associations sportives privées.

"J'ai accepté la parole donnée de la Jeunesse et des Sports, notamment de Christophe Combette (chef du Pôle sports à la Direction régionale Nouvelle-Aquitaine), et de la préfecture (de la Gironde) et j'ai moi-même donné ma parole : nous allons signer un protocole sur l'éducation, la radicalisation, la mixité, la laïcité, l'action sociale et nous engager à rendre compte régulièrement de nos actions dans ce cadre, ce qui déclenchera des aides qui vont nous permettre de survivre", a déclaré le gérant de la salle Dojo 114.

"Tout le monde a fait un énorme effort", s'est-il félicité. "J'ai reçu beaucoup de soutien, de partout, et vu des gens bienveillants".

Parmi ces soutiens, dit-il, celui de Brigitte Macron. "Mme Macron est intervenue personnellement", affirme M. Rey qui avait lui-même écrit à l'Elysée. "Nous avons reçu une lettre de sa part, une lettre d'encouragement, dans laquelle elle disait que le président était très attentif à ce qu'il se passait".

"Si le Dojo s’éteint, on sera deux"

"Tout le monde a joué le jeu, j'ai enlevé le panneau en grève de la faim", a dit M. Rey, qui assure qu'il se "sent bien" après 21 jours de grève de la faim. "Quand les pouvoirs publics font quelque chose de concret, il faut le dire, il ne faut pas toujours tirer à boulets rouges (sur eux)".

La semaine dernière, cet ancien garde du corps expliquait que son club, qui vit uniquement des cotisations des bénévoles, avait besoin de 6 000 euros. "Si le Dojo s’éteint, on sera deux", prévenait-il, dénonçant alors "le manque" de considération des pouvoirs publics à l’égard des associations sportives.

Ouverte en 2014, sa salle associative privée de 120 m2 accueille en temps normal quelque 250 adhérents dans quatre disciplines: Karaté, Kung fu, MMA et Ju-jitsu.



(Avec AFP)