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Info locale

Coronavirus : des malades alsaciens transférés en Nouvelle-Aquitaine en TGV médicalisé

03 avril 2020 à 14h36 Par Etienne Escuer
Des patients touchés par le Covid-19 sont transférés du Grand Est vers la Nouvelle-Aquitaine.
Crédit photo : PATRICK HERTZOG / AFP

Plusieurs patients atteints du coronavirus sont transférés ce vendredi 3 avril vers la Nouvelle-Aquitaine, afin de soulager les hôpitaux alsaciens.

Un TGV avec 24 malades du coronavirus à son bord a quitté Strasbourg peu avant 11h ce vendredi. Il s’agit d’une nouvelle évacuation médicale visant à soulager les services de réanimation des hôpitaux alsaciens, toujours à la limite de la saturation. Ces 24 patients, originaires des hôpitaux de Strasbourg, Colmar, Saverne, Sélestat et Haguenau, ont quitté la capitale alsacienne, à destination de la Nouvelle-Aquitaine.

Transférés à Limoges, La Rochelle ou encore Bordeaux 

Le TGV médicalisé s'arrête dans un premier temps en milieu d'après-midi à Poitiers, où des malades seront transférés vers Limoges, Niort et La Rochelle, avant son terminus à Bordeaux. Là, les autres patients seront emmenés dans les établissements hospitaliers de Bordeaux, Libourne, Mont-de-Marsan et Dax. C'est la deuxième évacuation par TGV médicalisé réalisée depuis Strasbourg. La première s'était déroulée la semaine passée, avant d'autres évacuations par TGV de Mulhouse et Nancy le week-end dernier, et de Paris mercredi.

Des évacuations délicates

Le personnel soignant accompagnant les malades a embarqué les malades, un par un, à partir de 07h30. Les patients, endormis, sont transportés dans des matelas-coquille pour être installés dans des rames classiques de TGV, légèrement reconfigurées pour le transport de brancards. Les dossiers des sièges côté couloir ont par exemple été ôtés, de manière à pouvoir allonger quatre malades par voiture, dans six voitures du train. « C'est très délicat parce que le patient dort, il est sous ventilation artificielle avec un respirateur, une bouteille d'oxygène et un appareil de monitorage, donc ça fait beaucoup de poids en plus du patient », a expliqué le docteur Jean-Michel Dindart, praticien hospitalier du CHU de Bordeaux et responsable adjoint du train. « Les conditions de transport sont longues, difficiles et nécessitent un état clinique des patients qu'on dit "stable", qui ne posera aucun problème normalement jusqu'à l'arrivée », a-t-il ajouté.