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Des nounours à l’hôpital de Bordeaux !

27 novembre 2017 à 14h35 Par Klervi Le Cozic
Crédit photo : Klervi Le Cozic

Familiariser les tout petits au monde hospitalier, c’est l’objectif d'une initiative menée par les étudiants en médecine

 Les nounours ont fait une virée à l’hôpital la semaine dernière ! Cela fait maintenant plus de dix ans que les étudiants en médecine de l’université de Bordeaux accueillent chaque année des scolaires. Sur place, mercredi dernier, une classe de grande section… et les doudous de chaque écolier en pleine auscultation.

« Les enfants ont reçu un carnet de santé pour leur doudou, ainsi qu’une petite carte vitale car ce sont eux qui jouent le rôle de parents aujourd’hui », explique Joffrey Callegarin l’un des co-responsables de cette nouvelle édition. Les étudiants étaient nombreux à s’occuper des enfants, sur différents stands, chirurgie, dentiste, pharmacie etc, les doudous ont passé un véritable check-up après avoir commencé la visite chez le nounoursologue. Là, attentivement surveillé par son ou sa propriétaire, le nounours est mesuré, pesé, puis sa "maman" ou son "papa" est interrogé sur la raison de sa venue. « Le plus souvent le doudou a une pâte cassée, parfois c’est un problème de dents ou d’oreilles ou même la varicelle » énumère Joffrey Callegarin qui souligne, « l’idée c’est de familiariser les petits avec le monde hospitalier, les blouses blanches ».

Le stand de radio permet de voir un vrai nounours avec une pâte cassée, grâce à ça Ibrahim a tout compris. Du haut de ses cinq ans, il est désormais capable d’expliquer ce qu’est une radio : « une radio c’est pour voir si dans le corps, un doudou il a un os cassé » explique le petit garçon, en classe de grande section, son petit ours dans les bras.

 

Parfois il faut passer par le bloc opératoire. Les enfants enfilent une tenue stérile. Puis on leur pose la question suivante « est-ce qu’on endort nounours avec un masque ou avec une piqûre ? On leur laisse le choix c’est important » précise Joffrey. Il poursuit, « le but c’est de rester au plus près de la réalité et de dédramatiser cet univers hospitalier qui peut faire peur ».

Quand on pose la question aux petits, l’objectif semble atteint :

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À travers le nounours, c’est la confiance qui s’instaure « s’ils osent nous confier leur nounours alors ils nous feront confiance pour les soigner, eux, plus tard ».