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Harcèlement de rue : une nouvelle campagne de sensibilisation à Bordeaux

02 octobre 2017 à 10h58 Par Diane Charbonnel
Une nouvelle campagne de sensibilisation contre le harcèlement de rue vient d’être lancée dans les bus et les trams de la métropole bordelaise.

Des insultes, des regards insistants, parfois même des attouchements, c’est ce qu’ont déjà subi plus de 80% des femmes dans les transports en commun. Selon une étude réalisée en 2016 par trois sociologues, seules 18 % des Bordelaises n’avaient pas été victimes de harcèlement de rue dans l'année. L’enquête avait permis de démontrer qu’à Bordeaux aussi, le harcèlement de rue est une réalité. Un an après la publication de cette étude, une deuxième campagne de sensibilisation vient d’être lancée dans les bus et les trams du réseau TBM. Les affiches s’adressent directement aux harceleurs en expliquant ce qu’est le harcèlement de rue à travers une déclinaison de cinq visuels. L’objectif est de faire prendre conscience de leur comportement aux harceleurs.

 

  

 

Mais ce genre de campagne peut-elle vraiment faire changer les choses ? Nous avons posé la question aux Bordelaises qui prennent tous les jours les transports en commun. Si elles sont unanimes pour dire que la sensibilisation est utile, elles doutent qu’elle fasse réagir les harceleurs.

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Un guide pour aider les femmes

En avril, l’association stop harcèlement de rue à Bordeaux avait créé un petit guide de 26 pages à destination des victimes de harcèlement de rue et des témoins. À l’intérieur, des conseils selon différentes situations pour amener les témoins à réagir et les victimes à se faire aider sans se mettre en danger. 1 000 exemplaires avaient été distribués.

Descente entre deux arrêts

Dès la fin du mois, le 23 octobre, les lignes de bus 7 et 10 pourront s’arrêter entre deux stations dès 22 heures. L’objectif est de permettre aux voyageuses de descendre du bus au plus près de leur domicile. L’expérimentation va durer six mois et pourrait être pérennisée et généralisée si elle s’avère positive. Des bornes d’appel d’urgence sont également situées en station de tram en cas d’agression.

À savoir : le harcèlement est un délit qui peut être puni de 15 ans de prison et 75 000 euros d’amende.