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Info locale

Incompréhension et colère dans le sport girondin après la fermeture des salles de sport

29 septembre 2020 à 13h50 Par Laure Deville
Les salles de sport sont fermées depuis lundi après une décision préfectorale. Photo d'illustration
Crédit photo : pixabay

Les clubs sportifs et les gérants de salle de sport n’ont pas compris les interdictions imposées par la préfecture de Gironde en fin de semaine dernière.

C’est un sentiment d’injustice et de colère qui domine chez les professionnels du sport. Vendredi dernier, la préfecture de Gironde a annoncé un renforcement des mesures et la fermeture des salles de sport pendant au moins 15 jours.

Loïc CAMBEROU est conseiller technique fédéral au comité gironde de Hand-Ball. Il a publié dimanche soir une vidéo. « C’est une vidéo de colère, un cri d’alerte. La fermeture des salles à cette période de l’année est pour nous catastrophique. »

En effet, c’est en septembre que les parents et enfants hésitent à prendre une licence sportive. Une décision qui a, également,  un impact économique. Les associations sportives emploient aujourd’hui du personnel.

« Nous ne comprenons pas non plus pourquoi les scolaires ont eux le droit de maintenir les activités sportives pour les mineurs et pas nous. » Selon Loïc CAMBEROU il y a eu un vrai problème de communication entre les déclarations de la ministre de tutelle et la préfecture de Gironde.

Dans les salles de sport même constat. 

David BAZZARO est gérant de la salle « Physical Space » à Latresne. Lui aussi estime que la période est la pire pour eux pour une fermeture.
« Septembre et Octobre sont pour nous les meilleurs mois de l’année. Fermer à cette période est une catastrophe. »

David Bazzaro craint que cette interdiction de 15 jours dure plus longtemps. « Nous ne comprenons pas cette décision alors que nous n’avons jamais entendu parler de cluster dans les salles de sport. Le sport permet de créer du lien social et de se maintenir en forme. Nous vivons vraiment cela comme une injustice »

Autre inquiétude : le montant de l’indemnisation qui sera versée à ces professionnels.