Les Français ont retrouvé un meilleur sommeil pendant le 2e confinement

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Les études internationales menées pendant les premiers confinements avaient noté un temps global de
Crédit: CCo - Photo d'illustration

16 mars 2021 à 12h32 par Iris Mazzacurati

Moins de réveils nocturnes, un endormissement plus facile... Si le niveau d'anxiété et de fatigue restent élevés, le sommeil des Français a néanmoins été moins perturbé pendant le deuxième confinement que lors du premier, selon une enquête publiée mardi 16 mars.

Selon ce sondage, "la durée du sommeil a été proche durant le second confinement de celle observée en période normale", avec 7h09 en semaine et 7h46 le week-end, contre respectivement 7h16 et 7h52 avant le premier confinement, observe Marc Rey, neurologue et président de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV).

Les études internationales menées pendant les premiers confinements dans plusieurs pays avaient noté un temps global de sommeil un peu en hausse, mais davantage de réveils nocturnes.

En France, le premier confinement, du 17 mars au 11 mai 2020, a été marqué par "des horaires très tardifs de coucher". Lors de la seconde période de restriction, du 30 octobre au 15 décembre, les heures de coucher et de réveil ont peu varié, montre aussi cette enquête, publiée en amont de la Journée mondiale du sommeil, organisée samedi 20 mars, par la World Sleep Society.

Une meilleure alimentation, du sport et des horaires de sommeil réguliers...

Si le temps de sommeil est peu affecté, davantage de Français (45% contre 41% en période normale) décrivent un trouble du sommeil durant le deuxième confinement, le plus souvent des insomnies ou des troubles du rythme de sommeil.

Ce niveau "n'a cependant rien à voir avec les plus de 70% de plaintes de sommeil" rapportées par certaines études portant sur le premier confinement, souligne le président de l'INSV, association qui sensibilise à l'importance du sommeil en termes de santé publique.

Un quart (26%) font part d'une "moins bonne qualité de sommeil", proportion qui monte à 39% chez les jeunes, tandis que 61% n'ont pas vu de différence et 13% estiment que leur sommeil s'est amélioré.

L'enquête montre aussi que ceux qui rapportent une qualité de sommeil moins bonne ont également tendance à avoir davantage de troubles anxieux ou dépressifs.

L'INSV souligne toutefois que davantage de Français ont cherché à améliorer leur sommeil pendant le 2e confinement (28%, contre 20% en temps normal), en veillant à une meilleure alimentation, par la pratique d'un sport ou en adoptant des horaires de sommeil réguliers.



Le sondage a été réalisé en ligne du 8 au 15 janvier par Opinion Way pour l'INSV et la mutuelle MGEN auprès de 1 010 personnes de 18 à 65 ans, représentatives de la population métropolitaine.

(Avec AFP)

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