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Rédaction

LIGUE 1 : malgré l'interdiction, les ultramarines feront le déplacement à Nantes !

13 avril 2017 à 00h44 Par Rédaction

Ce n'est ni l'interdiction préfectorale, ni l'arrêté ministériel qui les empêchera de se déplacer pour la 33e journée de Ligue 1 à Nantes. Les supporters ultras des girondins dénoncent un abus d'autorité. Par Clara Guilliet

Ils refusent de se plier à la décision de la préfecture. Les ultramarines, supporters des girondins, annoncent que le déplacement est maintenu ce dimanche pour supporter leur équipe, 5e de Ligue 1. Ils appellent même tous les bordelais à désobéir et à se rendre au stade de la Beaujoire pour ce Derby de l'Atlantique.

"Un abus de pouvoir" pour les Ultramarines.

Dans un communiqué publié ce mercredi, les Ultramarines accusent la préfecture d'"abus d'autorité" et estiment que les raisons qui ont conduit à l'interdiction de se déplacer en Loire-Atlantique sont "obscures". les autorités, elles, s'appuient sur des affrontements violents qui ont eu lieu en 2014. L'an dernier déjà, ce même déplacement avait été interdit. 

Ce que ne supportent plus ces supporters fidèles du club, ce sont ces interdictions ou ces restrictions de déplacement répétés avec le maintien de l'état d'urgence. Depuis le début de la saison, sept déplacements sur seize ont été perturbés. "L’état d’urgence, aujourd’hui, ne semble plus servir à l’État qu’à se débarrasser du dossier "supporters". Personne ne pourra nous interdire de suivre et de supporter notre club."

Les Ultramarines qui rappellent qu'ils ne sont pas le seul club de supporters visés par ces interdictions. "Pour la 33e journée, les Parisiens ne pourront pas se rendre à Angers. Ni les Stéphanois à Marseille. Ni les Toulonnais à Martigues."

Ils appellent à un rassemblement pacifique de tous les supporters.

Ils donnent « rendez-vous à tous les supporters devant le parking visiteurs de la Beaujoire, ce dimanche, à 13 heures précises. » Pas question pour autant de laisser croire que des débordements auront lieu. Leur colère est froide. Ils expliquent qu’ils font ça « non pas pour le plaisir d’être hors la loi mais plutôt pour prouver collectivement et pacifiquement qu’il est temps que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités ».