Commerçants, artisans, entrepreneurs, On est là pour vous → communiquez local - en savoir plus
Info générale

Livres : commandez-les en librairie, les tarifs postaux seront réduits

02 novembre 2020 à 12h45 Par Iris Mazzacurati
En France, les livres ont un prix unique, il n'y a aucun avantage à acheter sur une plateforme numérique, a rappelé Roselyne Bachelot.
Crédit photo : Pixabay - photo d'illustration

Les tarifs postaux seront "considérablement diminués" pour les envois de livres commandés en librairies, a annoncé, lundi 2 novembre, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot. Ce ne sera pas le cas pour ceux commandé sur les plateformes numériques.

"Nous avons obtenu, que les tarifs postaux des libraires soient considérablement diminués, a exposé la ministre sur LCI. Nous allons [les] diviser au moins par trois ou quatre (...) ça va dépendre des envois, car si vous achetez dix livres ou un, ce ne sont pas les mêmes tarifs".

"N'achetez pas des livres sur les plateformes numériques", a-t-elle insisté. "Oui, Amazon se gave, à nous de ne pas les gaver".

Rappelant qu'il existe en France un "prix unique du livre" grâce "à Jack Lang", la ministre de la Culture a rappelé qu’il n'y avait aucun avantage à acheter sur une plateforme numérique. Elle incite les lecteurs à se fournir en livres auprès des librairies par le "click and collect" (commander à distance et venir récupérer l'ouvrage sur place) ou par les envois postaux.

"Les ventes par "click and collect" ou par envois par la poste ne seront pas comptées pour toucher les aides (du gouvernement), c'est du bonus intégral", a-t-elle précisé. "Ces tarifs s'appliqueront à la vente de disque, de CD et partition, j'y suis très attachée".

Interrogée sur la décision de reconfiner, Roselyne Bachelot a confié que son souhait, dans l'absolu, en tant que ministre de la Culture, était "que tout le secteur culturel reste ouvert ; car il n'y a pas que les librairies. Sont aussi fermés les théâtres, salles de concert, bibliothèques...".

"Mais il ne s'agit pas d'arbitrage", a-t-elle ajouté. "Je suis une mère, une grand-mère, une femme raisonnable, je vois l'épidémie flamber, j'ai vu mes proches mourir en réanimation ; ce jour-là, on a ce sens des responsabilités".


(Avec AFP)