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Périgueux : les cheminots du Technicentre prêts à se mobiliser

19 septembre 2017 à 10h49 Par Diane Charbonnel

La direction de la SNCF doit se rendre le 3 octobre prochain à Périgueux pour aborder l’avenir des ateliers du Toulon. Les cheminots sont inquiets.

Ils n’avaient pas de nouvelles de la direction de la SNCF. Près de 250 cheminots des ateliers du Toulon à Périgueux ont participé ce lundi à une assemblée générale organisée par l’intersyndical un peu avant 8h. L’objectif était de faire le point sur l’avenir du technicentre où une soixantaine de postes avait déjà été supprimée cette année.

L’année dernière, en novembre, la direction régionale de la SNCF avait annoncé 90 suppressions de postes. Elle avait finalement revue ce chiffre à la baisse quelques semaines plus tard, mais avait expliqué que d’autres emplois pourraient ne pas être renouvelés en 2018.

Trois réunions devaient avoir lieu entre les syndicats, les élus, la préfecture et la SNCF pour évoquer l’avenir du site qui emploie encore aujourd’hui 500 personnes. Les deux premières se sont bien déroulées, mais la dernière, qui devait avoir lieu en septembre, n’a pas été organisée. Finalement, la direction régionale de la SNCF a annoncé qu’elle serait présente à Périgueux le 3 octobre. Mais aucune réunion avec la préfecture n’est pour l’instant prévue. Les cheminots craignent d’apprendre une mauvaise nouvelle.

« Rien de bon »

Olivier Riffet, représentant de l’intersyndical au Technicentre de Périgueux est inquiet. « La direction de la SNCF nous avait déjà annoncé que les trains Corail étaient en fin de vie. C’est pourtant 70 % de la charge de travail aux ateliers. Si la rénovation des Corail n’était plus assurée au Technicentre, près de 300 postes pourraient être supprimés. »

Un mouvement de grève est déjà prévu le 3 octobre, jour de la venue de la direction régionale de la SNCF. « Pour l’instant nous n’avons pas encore demandé aux commerçants de se joindre à notre mobilisation, poursuit Olivier Riffet. Mais on sait déjà qu’ils nous suivront. » Déjà en janvier, les commerçants avaient organisé une opération quartier mort. Ils avaient baissé leur rideau toute une après-midi pour soutenir les cheminots. « C’est la plus grosse entreprise industrielle de Périgueux, le quartier du Toulon s’est construit autour des ateliers. S’ils venaient à disparaître, le quartier aussi. »