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Info locale

Travail illégal : les gendarmes interviennent dans une entreprise de Gironde

29 novembre 2017 à 11h49 Par Diane Charbonnel
Crédit photo : wikimedia

Une vingtaine de voitures de la gendarmerie et un hélicoptère ont été mobilisés lundi pour intervenir dans une entreprise du Blayais. Deux personnes ont été interpellées.

Ça faisait déjà un moment que les habitants de Saint-Caprais-de-Blaye, dans le Blayais, se plaignaient des nuisances sonores et olfactives occasionnées par un réparateur automobile installé dans la commune depuis une dizaine d’années. L’entreprise, spécialisée dans la réparation des remorques de poids lourds, aurait bien été prévenue par le maire mais rien n’aurait changé. Plusieurs pétitions auraient même été lancées. Les gendarmes sont finalement intervenus lundi, et n’ont pas lésiné sur les moyens. Une vingtaine de véhicules et un hélicoptère étaient sur place.

Des travailleurs non déclarés

Ce ne sont pas les nuisances constatées par les riverains qui ont mobilisé autant de gendarmes mais des soupçons de travail dissimulé. Le procureur de Libourne aurait été alerté il y a quelques mois déjà de la présence de bungalows situés sur le terrain occupé par l’entreprise. Une dizaine d’ouvriers de la société, et leurs familles, y auraient été hébergés en continu dans des conditions moyenâgeuses selon nos confrères de Sud Ouest. Ils n’auraient pas non plus été déclarés. La situation durerait depuis plusieurs années.

Deux personnes interpellées

Deux personnes ont été interpellées lundi. Il s’agirait des deux dirigeants de l’entreprise. Placés en garde à vue, ils sont ressortis libres en attendant leur possible mise en examen. L’enquête ne fait que commencer. Des perquisitions ont également été effectuées et d’autres auditions sont en cours.

Les personnes ayant recours au travail dissimulé peuvent risquer jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

D'autres cas en Gironde

En juin dernier, la préfecture de Gironde avait signifié l’arrêt de l’activité d’une société espagnole sur deux chantiers dans le département. Une décision qui avait fait suite à plusieurs contrôles de la Direccte Nouvelle-Aquitaine. L’entreprise avait fait appel à de nombreux travailleurs détachés. Un recours qui était abusif selon l’unité régionale d’appui et de contrôle chargée de la lutte contre le travail illégal.