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Info locale

Université de Bordeaux : 3 étudiants vont pouvoir intégrer STAPS

22 septembre 2017 à 12h31 Par Laure Deville
Crédit photo : @lauredeville

La filière STAPS est très demandée par les bacheliers, aujourd’hui avec le tirage au sort beaucoup se retrouvent sur le carreau mais certains arrivent à obtenir gain de cause…

Le tribunal administratif de Bordeaux vient une nouvelle fois de donner raison à 3 lycéens qui avaient demandé STAPS comme premier vœu d’affectation et qui n’avaient pas été retenus. Ils dénonçaient cette méthode injuste et ont finalement obtenu gain de cause, le tribunal ayant reconnu que la procédure est illégale. L’université a donc 8 jours désormais pour les réintégrer à la filière. Ce n’est pas la première fois que le tribunal tranche dans ce sens, en 2016, 2 lycéens avaient eux aussi pu suivre l’enseignement après une procédure engagée. Le problème ne devrait plus se poser car le gouvernement a annoncé la fin du tirage au sort et la mise en place de sélection. Pour autant, cette décision ne plaît pas non plus à certaines organisations comme l’Association nationale des Etudiants en STAPS. C’est le message qui a été délivré lors de la journée d’action nationale qui a eu lieu mardi avec un rassemblement à Bordeaux place de la victoire.

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« La sélection n’est pas une solution, la fac devrait être ouverte à tous, on demande plus de moyens pour pouvoir accueillir plus d’élèves. » nous dit Quentin Sanz De Galdénao le représentant de l’association. Cette année encore, plus de 10 000 lycéens n’ont pu accéder à cette filière selon le ministère ils étaient 3 500 sur la rentrée de 2016. D’autres filières sont aussi concernées par ce surnombre de candidats c’est le cas par exemple de Psychologie.

Les étudiants en STAPS ont porté aussi d’autres revendications exemple, la sélection en master qui, là aussi, laisse sur le carreau de nombreux étudiants qui avec une licence ne peuvent faire que peu de choses. Enfin, il est demandé au gouvernement de définir précisément à quoi vont servir les 700 millions d’euros qui seront alloués à l’université et combien reviendront au STAPS.  « On a besoin de formation, de plus d’enseignants, nous explique Quentin Sanz De Galdénao, il arrive qu’en amphi on n’est pas de profs et que les cours se fassent par Internet ».

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« Il est temps que l’on redonne au STAPS une meilleure image, il faut nous former afin que l’on soit capable aussi d’accueillir les jeux olympiques de 2024 comme il se doit. », nous martèle le représentant de l’ANE STAPS.