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La Minute Eco : des vacances à prix cassés

C’est évidemment l’incertitude qui règne à 24 heures du début des vacances de la Toussaint. Si l’an dernier, 8 millions de familles sont parties quelques jours, en France, ou à l’étranger, on parle pour l’instant de seulement 4 millions de partants.

Conséquence, si vous avez envie ou besoin de vous mettre au vert quelques jours, il y a d’excellentes affaires à faire, en cherchant un peu. A titre d’exemple, il est possible de partir en Sardaigne pour une semaine pour 200 euros par personne, vols et hébergements compris.

Pour la Guadeloupe ou la Martinique, on trouve des billets aller-retour pour 230 euros, et sur place, on trouve des nuits d'hôtel ou en chambre d'hôte à 50 euros pour deux.

En France, sur les destinations touristiques de bord de mer ou de montagne, ou trouve également des prix cassés, mais c’est en particulier en Ile-de-France que les prix défient l’entendement. Certains grands hôtels, du moins, ceux qui sont ouverts, proposent eux aussi des nuits à moins de 100 euros pour 2. C’est 4,5, 6 fois moins cher que le tarif normal.

Bien sûr, on ne doit pas se réjouir de cet effondrement des prix des loisirs touristiques. Mais il ne faut pas avoir de cas de conscience : compagnies aériennes comme hôteliers ont besoin de votre clientèle, même à prix cassé, car 30 euros pour un billet d’avion ou 100 euros pour une nuit d’hôtel, c’est toujours mieux que zéro.

Alors, bonne préparation de vacances, et à demain !

C’est évidemment l’incertitude qui règne à 24 heures du début des vacances de la Toussaint. Si l’an dernier, 8 millions de familles sont parties quelques jours, en France, ou à l’étranger, on parle pour l’instant de seulement 4 millions de partants. Conséquence, si vous avez envie ou besoin de vous mettre au vert quelques jours, il y a d’excellentes affaires à faire, en cherchant un peu. A titre d’exemple, il est possible de partir en Sardaigne pour une semaine pour 200 euros par personne, vols et hébergements compris. Pour la Guadeloupe ou la Martinique, on trouve des billets aller-retour pour 230 euros, et sur place, on trouve des nuits d'hôtel ou en chambre d'hôte à 50 euros pour deux. En France, sur les destinations touristiques de bord de mer ou de montagne, ou trouve également des prix cassés, mais c’est en particulier en Ile-de-France que les prix défient l’entendement. Certains grands hôtels, du moins, ceux qui sont ouverts, proposent eux aussi des nuits à moins de 100 euros pour 2. C’est 4,5, 6 fois moins cher que le tarif normal. Bien sûr, on ne doit pas se réjouir de cet effondrement des prix des loisirs touristiques. Mais il ne faut pas avoir de cas de conscience : compagnies aériennes comme hôteliers ont besoin de votre clientèle, même à prix cassé, car 30 euros pour un billet d’avion ou 100 euros pour une nuit d’hôtel, c’est toujours mieux que zéro. Alors, bonne préparation de vacances, et à demain !

15 octobre 2020

La Minute Eco : Lettres recommandées, méfiez-vous des idées reçues

Vous faites peut-être comme moi partie de ces gens qui ont la phobie de la lettre recommandée. Pour ma part, j’estime que si l’on m’écrit en recommandé, c’est pour me dire quelque chose de désagréable. Quand la lettre est en instance au bureau de poste, je ne vais pas la chercher, et pour l’instant, cela ne m’a jamais causé de torts.

Et bien figurez-vous que la justice vient de me donner raison. Enfin, pas à moi, mais à un locataire qui contestait son congé, arguant de n’avoir jamais reçu la lettre recommandée. La Cour de cassation, dans un arrêt récent, vient de valider cet argument. La simple présentation de la lettre par le facteur ne suffit pas à faire démarrer un délai légal.

Si je vous en parle aujourd’hui, ce n’est évidemment pas pour faire des misères à votre propriétaire, mais pour que vous ne misiez pas tout sur une lettre recommandée. Il ne suffit pas d’envoyer une lettre recommandée à quelqu’un pour que son contenu produise un effet. Il faut non seulement que le destinataire la reçoive, mais aussi que vous puissiez prouver ce que la lettre contenait. Seule la lettre recommandée électronique peut servir de preuve du contenu de l’enveloppe. Le destinataire d’une lettre classique pourra toujours dire que l’enveloppe était vide.

Et si vous avez vraiment besoin de signifier quelque chose à quelqu’un, pour produire un effet juridique incontestable, pensez à l’huissier. Contrairement aux idées reçues, cela ne coûte pas très cher, parfois seulement quelques dizaines d’euros. En revanche, son intervention, elle, est totalement incontestable devant la justice.

Vous faites peut-être comme moi partie de ces gens qui ont la phobie de la lettre recommandée. Pour ma part, j’estime que si l’on m’écrit en recommandé, c’est pour me dire quelque chose de désagréable. Quand la lettre est en instance au bureau de poste, je ne vais pas la chercher, et pour l’instant, cela ne m’a jamais causé de torts. Et bien figurez-vous que la justice vient de me donner raison. Enfin, pas à moi, mais à un locataire qui contestait son congé, arguant de n’avoir jamais reçu la lettre recommandée. La Cour de cassation, dans un arrêt récent, vient de valider cet argument. La simple présentation de la lettre par le facteur ne suffit pas à faire démarrer un délai légal. Si je vous en parle aujourd’hui, ce n’est évidemment pas pour faire des misères à votre propriétaire, mais pour que vous ne misiez pas tout sur une lettre recommandée. Il ne suffit pas d’envoyer une lettre recommandée à quelqu’un pour que son contenu produise un effet. Il faut non seulement que le destinataire la reçoive, mais aussi que vous puissiez prouver ce que la lettre contenait. Seule la lettre recommandée électronique peut servir de preuve du contenu de l’enveloppe. Le destinataire d’une lettre classique pourra toujours dire que l’enveloppe était vide. Et si vous avez vraiment besoin de signifier quelque chose à quelqu’un, pour produire un effet juridique incontestable, pensez à l’huissier. Contrairement aux idées reçues, cela ne coûte pas très cher, parfois seulement quelques dizaines d’euros. En revanche, son intervention, elle, est totalement incontestable devant la justice.

14 octobre 2020

La minute Eco : Comment se constituer une petite caisse de secours ?

En ces temps qui s’annoncent difficiles, il est judicieux d’essayer de mettre un peu d’argent de côté. Oui, je sais : quand on a déjà du mal à boucler les fins de mois, mettre de l’argent de côté, cela paraît utopique. Je m’énerve tout seul derrière mon poste de radio chaque fois que j’entends “les Français sont les champions de l’épargne, jamais ils n’ont mis autant d’argent sur leur livret A”.

Il n’empêche : il est quand même possible de se constituer une petite caisse de secours avec des trucs tout simples.

Truc numéro 1 : chaque fois que vous cassez un billet pour effectuer un achat, mettez une pièce de monnaie de côté, à part, et non pas dans votre portefeuille ou dans votre porte-monnaie. Un pot à confiture vide fera très bien l’affaire, pourvu qu’il soit planqué dans un coin pour éviter les tentations. On ne l’ouvre qu’en cas d’extrême urgence, quand la carte bancaire ne passe plus, par exemple.

Deuxième idée : dépenser 1 euro de moins chaque semaine, par rapport à la semaine précédente. A chaque fois, en renonçant à une petite dépense. Vous me croirez si vous voulez, mais 1 euro en moins toutes les semaines, ça fait plus de 1000 euros non dépensés à la fin de l’année.

Enfin, je m’adresse ici aux fumeurs, mais aussi aux amateurs de grignotage. Deux barres chocolatées ou seulement 10 cigarettes par jour, ce sont des centaines d’euros dépensés à la fin de l’année, je suis tenté de dire “inutilement”. Réduisez la consommation. Si vous le pouvez, arrêtez. Votre porte-monnaie, mais votre médecin aussi, vous diront merci.

En ces temps qui s’annoncent difficiles, il est judicieux d’essayer de mettre un peu d’argent de côté. Oui, je sais : quand on a déjà du mal à boucler les fins de mois, mettre de l’argent de côté, cela paraît utopique. Je m’énerve tout seul derrière mon poste de radio chaque fois que j’entends “les Français sont les champions de l’épargne, jamais ils n’ont mis autant d’argent sur leur livret A”. Il n’empêche : il est quand même possible de se constituer une petite caisse de secours avec des trucs tout simples. Truc numéro 1 : chaque fois que vous cassez un billet pour effectuer un achat, mettez une pièce de monnaie de côté, à part, et non pas dans votre portefeuille ou dans votre porte-monnaie. Un pot à confiture vide fera très bien l’affaire, pourvu qu’il soit planqué dans un coin pour éviter les tentations. On ne l’ouvre qu’en cas d’extrême urgence, quand la carte bancaire ne passe plus, par exemple. Deuxième idée : dépenser 1 euro de moins chaque semaine, par rapport à la semaine précédente. A chaque fois, en renonçant à une petite dépense. Vous me croirez si vous voulez, mais 1 euro en moins toutes les semaines, ça fait plus de 1000 euros non dépensés à la fin de l’année. Enfin, je m’adresse ici aux fumeurs, mais aussi aux amateurs de grignotage. Deux barres chocolatées ou seulement 10 cigarettes par jour, ce sont des centaines d’euros dépensés à la fin de l’année, je suis tenté de dire “inutilement”. Réduisez la consommation. Si vous le pouvez, arrêtez. Votre porte-monnaie, mais votre médecin aussi, vous diront merci.

13 octobre 2020

La minute Eco : les augmentations insidieuses des forfaits mobiles à petit prix

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de votre forfait de téléphone mobile, car en ce moment, les opérateurs font du ménage dans leurs portefeuilles d’abonnés.

Après s’être affrontés à coups de promotions canon, qui pouvaient atteindre 5 euros pour des forfaits 20 ou 30 Giga, Red de SFR et B&You de Bouygues augmentent insidieusement, pour ne pas dire sournoisement, leurs tarifs.

Depuis quelques jours, ce sont les abonnés au vieux forfait illimité 20 gigas pour 4,99 euros qui reçoivent un message les informant d’une évolution tarifaire.

Enfin, plus exactement, on leur présente la nouvelle sous un autre jour plus favorable du genre “chouette, votre enveloppe de data va doubler” ! Et de se voir annoncer que leur forfait passe de 20 à 40 gigas par mois. Mais ce n’est pas gratuit : ces 20 gigas en plus, dont ils n’ont probablement pas besoin, leurs sont facturés 3 euros supplémentaires.

Est-ce une bonne affaire ? Oui, bien sûr, à ce prix-là, leur forfait reste encore très compétitif. Si c’est celui d’un ado, qui va demain aller à la fac, ou habiter seul dans un studio sans accès Internet, il sera peut-être très content de pouvoir tirer sur son forfait sans se préoccuper d’avoir un accès Wi-Fi.

Est-ce légal ? Oui aussi. Même si commercialement, B&You et SFR avaient promis des tarifs garantis à vie en vendant des forfaits à 5 euros, le fait d’ajouter un service au forfait, et de le faire payer, est autorisé par la loi.

En résumé, surveillez bien le prix de vos forfaits à petits prix, pour ne pas être surpris au moment de recevoir la facture ou de voir le prélèvement sur votre compte bancaire.

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de votre forfait de téléphone mobile, car en ce moment, les opérateurs font du ménage dans leurs portefeuilles d’abonnés. Après s’être affrontés à coups de promotions canon, qui pouvaient atteindre 5 euros pour des forfaits 20 ou 30 Giga, Red de SFR et B&You de Bouygues augmentent insidieusement, pour ne pas dire sournoisement, leurs tarifs. Depuis quelques jours, ce sont les abonnés au vieux forfait illimité 20 gigas pour 4,99 euros qui reçoivent un message les informant d’une évolution tarifaire. Enfin, plus exactement, on leur présente la nouvelle sous un autre jour plus favorable du genre “chouette, votre enveloppe de data va doubler” ! Et de se voir annoncer que leur forfait passe de 20 à 40 gigas par mois. Mais ce n’est pas gratuit : ces 20 gigas en plus, dont ils n’ont probablement pas besoin, leurs sont facturés 3 euros supplémentaires. Est-ce une bonne affaire ? Oui, bien sûr, à ce prix-là, leur forfait reste encore très compétitif. Si c’est celui d’un ado, qui va demain aller à la fac, ou habiter seul dans un studio sans accès Internet, il sera peut-être très content de pouvoir tirer sur son forfait sans se préoccuper d’avoir un accès Wi-Fi. Est-ce légal ? Oui aussi. Même si commercialement, B&You et SFR avaient promis des tarifs garantis à vie en vendant des forfaits à 5 euros, le fait d’ajouter un service au forfait, et de le faire payer, est autorisé par la loi. En résumé, surveillez bien le prix de vos forfaits à petits prix, pour ne pas être surpris au moment de recevoir la facture ou de voir le prélèvement sur votre compte bancaire.

12 octobre 2020

La Minute Eco : Ne prenez pas les indicateurs économiques pour argent comptant

Depuis des mois, vous entendez quasiment tous les jours tomber des chiffres à la radio. Des chiffres destinés à tenter d’expliquer ce qui se passe, tant sur le plan sanitaire, que sur le plan économique.

Mais on l’a vu avec le coronavirus : il a fallu changer plusieurs fois d’indicateurs, ou encore de méthode de calcul, parce qu’ils n’étaient pas satisfaisants. Et aujourd’hui encore, on navigue en grande partie à vue.

Et bien, c’est un peu pareil pour les indicateurs économiques. Il faut, là aussi, apprendre à prendre du recul.

On nous a dit par exemple que l’activité économique avait chuté de près de 14 % en France, au deuxième trimestre. Du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une grosse partie de ce chiffre est totalement estimée, simulée, pour ne pas dire, inventée.

En effet, quand on calcule l’activité économique, en France, on intègre aussi tous les services publics. Or, comme une large partie ne produisent pas de biens ou de services, on a décidé de simuler leur contribution au Produit Intérieur Brut, le fameux PIB. Résultat : la fermeture des écoles, l’arrêt des tribunaux, la baisse de l’activité de la police, tout cela a été comptabilisé dans la baisse du PIB.

A l’inverse, on nous dit que l’activité a rebondi de 16 % depuis le mois de juin. Tout va bien, est-on tenté de penser. Mais là encore, il y a un biais mathématique. Le rebond est de 16 % par rapport au trimestre précédent, en recul de 14 %. En réalité, le dernier trimestre a donc rattrapé une partie du retard, du déficit, mais pas tout.

Pensez bien à tout cela la prochaine fois que vous entendrez des bons, ou des mauvais chiffres.

Depuis des mois, vous entendez quasiment tous les jours tomber des chiffres à la radio. Des chiffres destinés à tenter d’expliquer ce qui se passe, tant sur le plan sanitaire, que sur le plan économique. Mais on l’a vu avec le coronavirus : il a fallu changer plusieurs fois d’indicateurs, ou encore de méthode de calcul, parce qu’ils n’étaient pas satisfaisants. Et aujourd’hui encore, on navigue en grande partie à vue. Et bien, c’est un peu pareil pour les indicateurs économiques. Il faut, là aussi, apprendre à prendre du recul. On nous a dit par exemple que l’activité économique avait chuté de près de 14 % en France, au deuxième trimestre. Du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une grosse partie de ce chiffre est totalement estimée, simulée, pour ne pas dire, inventée. En effet, quand on calcule l’activité économique, en France, on intègre aussi tous les services publics. Or, comme une large partie ne produisent pas de biens ou de services, on a décidé de simuler leur contribution au Produit Intérieur Brut, le fameux PIB. Résultat : la fermeture des écoles, l’arrêt des tribunaux, la baisse de l’activité de la police, tout cela a été comptabilisé dans la baisse du PIB. A l’inverse, on nous dit que l’activité a rebondi de 16 % depuis le mois de juin. Tout va bien, est-on tenté de penser. Mais là encore, il y a un biais mathématique. Le rebond est de 16 % par rapport au trimestre précédent, en recul de 14 %. En réalité, le dernier trimestre a donc rattrapé une partie du retard, du déficit, mais pas tout. Pensez bien à tout cela la prochaine fois que vous entendrez des bons, ou des mauvais chiffres.

09 octobre 2020

La Minute Eco : Ne prenez pas les indicateurs économiques pour argent comptant

Depuis des mois, vous entendez quasiment tous les jours tomber des chiffres à la radio. Des chiffres destinés à tenter d’expliquer ce qui se passe, tant sur le plan sanitaire, que sur le plan économique.

Mais on l’a vu avec le coronavirus : il a fallu changer plusieurs fois d’indicateurs, ou encore de méthode de calcul, parce qu’ils n’étaient pas satisfaisants. Et aujourd’hui encore, on navigue en grande partie à vue.

Et bien, c’est un peu pareil pour les indicateurs économiques. Il faut, là aussi, apprendre à prendre du recul.

On nous a dit par exemple que l’activité économique avait chuté de près de 14 % en France, au deuxième trimestre. Du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une grosse partie de ce chiffre est totalement estimée, simulée, pour ne pas dire, inventée.

En effet, quand on calcule l’activité économique, en France, on intègre aussi tous les services publics. Or, comme une large partie ne produisent pas de biens ou de services, on a décidé de simuler leur contribution au Produit Intérieur Brut, le fameux PIB. Résultat : la fermeture des écoles, l’arrêt des tribunaux, la baisse de l’activité de la police, tout cela a été comptabilisé dans la baisse du PIB.

A l’inverse, on nous dit que l’activité a rebondi de 16 % depuis le mois de juin. Tout va bien, est-on tenté de penser. Mais là encore, il y a un biais mathématique. Le rebond est de 16 % par rapport au trimestre précédent, en recul de 14 %. En réalité, le dernier trimestre a donc rattrapé une partie du retard, du déficit, mais pas tout.

Pensez bien à tout cela la prochaine fois que vous entendrez des bons, ou des mauvais chiffres.

Depuis des mois, vous entendez quasiment tous les jours tomber des chiffres à la radio. Des chiffres destinés à tenter d’expliquer ce qui se passe, tant sur le plan sanitaire, que sur le plan économique. Mais on l’a vu avec le coronavirus : il a fallu changer plusieurs fois d’indicateurs, ou encore de méthode de calcul, parce qu’ils n’étaient pas satisfaisants. Et aujourd’hui encore, on navigue en grande partie à vue. Et bien, c’est un peu pareil pour les indicateurs économiques. Il faut, là aussi, apprendre à prendre du recul. On nous a dit par exemple que l’activité économique avait chuté de près de 14 % en France, au deuxième trimestre. Du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une grosse partie de ce chiffre est totalement estimée, simulée, pour ne pas dire, inventée. En effet, quand on calcule l’activité économique, en France, on intègre aussi tous les services publics. Or, comme une large partie ne produisent pas de biens ou de services, on a décidé de simuler leur contribution au Produit Intérieur Brut, le fameux PIB. Résultat : la fermeture des écoles, l’arrêt des tribunaux, la baisse de l’activité de la police, tout cela a été comptabilisé dans la baisse du PIB. A l’inverse, on nous dit que l’activité a rebondi de 16 % depuis le mois de juin. Tout va bien, est-on tenté de penser. Mais là encore, il y a un biais mathématique. Le rebond est de 16 % par rapport au trimestre précédent, en recul de 14 %. En réalité, le dernier trimestre a donc rattrapé une partie du retard, du déficit, mais pas tout. Pensez bien à tout cela la prochaine fois que vous entendrez des bons, ou des mauvais chiffres.

09 octobre 2020

La Minute Eco : la suppression de la taxe d’habitation, c’est aujourd’hui que ça tombe !

Avec un peu de chance, vous devriez avoir une petite surprise sur votre compte en banque si vous le consultez tout à l’heure. Pour avoir cette chance, il faut faire partie des 7 millions de contribuables mensualisés pour le paiement de la taxe d’habitation, contribuables qui n’ont pas pensé à demander une baisse des prélèvements en début d’année.

Ils ont donc payé un peu trop d’impôts tous les mois depuis janvier, et c’est seulement cette semaine que le fisc a fait ses comptes, et a décidé de les rembourser du trop-perçu.

En moyenne, les contribuables concernés, à la louche un foyer fiscal sur cinq, devraient toucher 220 euros. Mais pour certains, la somme peut facilement atteindre le double !

Tout cela est bien entendu la conséquence directe de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables. Les 20 % restants, dont les revenus sont supérieurs à un certain montant, devront attendre 2023 pour en être à leur tour exonérés.

Attention en revanche : la taxe d’habitation reste exigible pour les résidences secondaires ainsi que les maisons de famille.

Par ailleurs, la redevance audiovisuelle, qui était jusqu’ici collectée avec la taxe d’habitation demeure exigible. Il faudra la payer avant le 16 novembre prochain.

Avec un peu de chance, vous devriez avoir une petite surprise sur votre compte en banque si vous le consultez tout à l’heure. Pour avoir cette chance, il faut faire partie des 7 millions de contribuables mensualisés pour le paiement de la taxe d’habitation, contribuables qui n’ont pas pensé à demander une baisse des prélèvements en début d’année. Ils ont donc payé un peu trop d’impôts tous les mois depuis janvier, et c’est seulement cette semaine que le fisc a fait ses comptes, et a décidé de les rembourser du trop-perçu. En moyenne, les contribuables concernés, à la louche un foyer fiscal sur cinq, devraient toucher 220 euros. Mais pour certains, la somme peut facilement atteindre le double ! Tout cela est bien entendu la conséquence directe de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables. Les 20 % restants, dont les revenus sont supérieurs à un certain montant, devront attendre 2023 pour en être à leur tour exonérés. Attention en revanche : la taxe d’habitation reste exigible pour les résidences secondaires ainsi que les maisons de famille. Par ailleurs, la redevance audiovisuelle, qui était jusqu’ici collectée avec la taxe d’habitation demeure exigible. Il faudra la payer avant le 16 novembre prochain.

08 octobre 2020

La Minute Eco : faites-vous connaître de votre conseiller bancaire

Vous avez peut-être entendu parler de l’histoire de ce Britannique qui a racheté la banque qui lui avait refusé un crédit quand il avait 20 Ans. En réalité, ce n’est pas vraiment la banque qu’il a rachetée, mais l’immeuble dans lequel elle se trouvait ; mais le pied de nez reste amusant.

Comme tout le monde n’a pas la chance de devenir millionnaire et pouvoir ainsi se moquer de son banquier, écoutez bien ces quelques conseils.

Vous ne le savez peut-être pas, mais votre conseiller, et son directeur d’agence, ont quand même pas mal de pouvoirs. Par exemple, ils peuvent vous accorder des remises sur des services, ou encore vous rembourser des frais que vous estimez indus, ou excessifs.

De la même manière, ils peuvent influer sur le taux d’un crédit, qu’il s’agisse d’un crédit immobilier ou consommation. Ils peuvent aussi vous faire une fleur sur un tarif d’assurance, puisque les banques, aujourd’hui, vendent aussi quasiment toutes de l’assurance en plus de vendre des produits bancaires.

Mais pour cela, encore faudrait-il que vous connaissiez votre conseiller, mais que lui aussi vous connaisse. Cela veut donc dire : prenez rendez-vous. Prenez rendez-vous pour faire le point sur votre situation. Même si elle est compliquée ou tendue, je dirai même plus, surtout si elle est compliquée ou tendue. Un banquier qui vous connaît propose des solutions. Un autre appuie sur le bouton rouge, et la machine à frais d’incidents s’emballe.

Je parlais d’assurance à l’instant, sachez-le : votre banquier sera ravi que vous lui apportiez le contrat de la maison ou de la voiture. Même si vous ne le choisissez pas, parce qu’il est plus cher, il y sera sensible. Et s’il est plus compétitif, basculer chez lui, c’est disposer d’un argument pour négocier, en cas de souci.

Vous avez peut-être entendu parler de l’histoire de ce Britannique qui a racheté la banque qui lui avait refusé un crédit quand il avait 20 Ans. En réalité, ce n’est pas vraiment la banque qu’il a rachetée, mais l’immeuble dans lequel elle se trouvait ; mais le pied de nez reste amusant. Comme tout le monde n’a pas la chance de devenir millionnaire et pouvoir ainsi se moquer de son banquier, écoutez bien ces quelques conseils. Vous ne le savez peut-être pas, mais votre conseiller, et son directeur d’agence, ont quand même pas mal de pouvoirs. Par exemple, ils peuvent vous accorder des remises sur des services, ou encore vous rembourser des frais que vous estimez indus, ou excessifs. De la même manière, ils peuvent influer sur le taux d’un crédit, qu’il s’agisse d’un crédit immobilier ou consommation. Ils peuvent aussi vous faire une fleur sur un tarif d’assurance, puisque les banques, aujourd’hui, vendent aussi quasiment toutes de l’assurance en plus de vendre des produits bancaires. Mais pour cela, encore faudrait-il que vous connaissiez votre conseiller, mais que lui aussi vous connaisse. Cela veut donc dire : prenez rendez-vous. Prenez rendez-vous pour faire le point sur votre situation. Même si elle est compliquée ou tendue, je dirai même plus, surtout si elle est compliquée ou tendue. Un banquier qui vous connaît propose des solutions. Un autre appuie sur le bouton rouge, et la machine à frais d’incidents s’emballe. Je parlais d’assurance à l’instant, sachez-le : votre banquier sera ravi que vous lui apportiez le contrat de la maison ou de la voiture. Même si vous ne le choisissez pas, parce qu’il est plus cher, il y sera sensible. Et s’il est plus compétitif, basculer chez lui, c’est disposer d’un argument pour négocier, en cas de souci.

07 octobre 2020

La Minute Eco : relisez vos contrats d’assurances

Qu’on le veuille ou non, les mois d’automne et d’hiver sont plus propices que les autres aux catastrophes, comme celles qui ont frappé brutalement les Alpes-Maritimes, vendredi le 2 octobre dernier.

Aussi, il est bon de savoir comment l’on est couvert par les assurances : relisez vos contrats pour éventuellement, souscrire des options.

Ainsi, par exemple, tous les contrats d’assurance habitation ne se valent pas. Certains proposent une garantie « reconstruction à l’identique ». L’avantage principal d’une telle garantie, c’est que la prise en charge n’est pas diminuée de la vétusté de la maison.

L’assurance payera tout, normalement sans broncher. En réalité, il faut bien rester derrière, et ne pas hésiter à demander une contre-expertise si l’indemnisation ou les travaux proposés ne vous conviennent pas.

Par ailleurs, les affaires qui se trouvent dans la maison sont garanties jusqu’à une certaine valeur. Or, bien souvent, cette valeur est fixée en fonction d’un risque de vol. On se dit qu’on se fait voler une télé ou un ordinateur, mais beaucoup moins souvent une machine à laver ou une chambre à coucher. Pourtant, en cas de sinistre, il faudra bien les faire remplacer. Vérifiez donc la valeur des biens dans votre maison figurant sur le contrat.

Enfin, pour les véhicules, sachez qu’une voiture ou une moto assurée au tiers n’est normalement pas couverte si elle est détruite ou emportée par une tempête. Pas besoin pour autant d’être assuré tous risques. Il faut simplement souscrire à l’option bris de glace - incendie, pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par an seulement.

N’hésitez pas à faire un point avec votre assureur, mais aussi à regarder du côté de la concurrence. De nos jours, avec la loi Hamon, on peut changer de contrat très facilement, et c’est le nouvel assureur qui s’occupe de toutes les démarches, à votre place.

Qu’on le veuille ou non, les mois d’automne et d’hiver sont plus propices que les autres aux catastrophes, comme celles qui ont frappé brutalement les Alpes-Maritimes, vendredi le 2 octobre dernier. Aussi, il est bon de savoir comment l’on est couvert par les assurances : relisez vos contrats pour éventuellement, souscrire des options. Ainsi, par exemple, tous les contrats d’assurance habitation ne se valent pas. Certains proposent une garantie « reconstruction à l’identique ». L’avantage principal d’une telle garantie, c’est que la prise en charge n’est pas diminuée de la vétusté de la maison. L’assurance payera tout, normalement sans broncher. En réalité, il faut bien rester derrière, et ne pas hésiter à demander une contre-expertise si l’indemnisation ou les travaux proposés ne vous conviennent pas. Par ailleurs, les affaires qui se trouvent dans la maison sont garanties jusqu’à une certaine valeur. Or, bien souvent, cette valeur est fixée en fonction d’un risque de vol. On se dit qu’on se fait voler une télé ou un ordinateur, mais beaucoup moins souvent une machine à laver ou une chambre à coucher. Pourtant, en cas de sinistre, il faudra bien les faire remplacer. Vérifiez donc la valeur des biens dans votre maison figurant sur le contrat. Enfin, pour les véhicules, sachez qu’une voiture ou une moto assurée au tiers n’est normalement pas couverte si elle est détruite ou emportée par une tempête. Pas besoin pour autant d’être assuré tous risques. Il faut simplement souscrire à l’option bris de glace - incendie, pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par an seulement. N’hésitez pas à faire un point avec votre assureur, mais aussi à regarder du côté de la concurrence. De nos jours, avec la loi Hamon, on peut changer de contrat très facilement, et c’est le nouvel assureur qui s’occupe de toutes les démarches, à votre place.

06 octobre 2020

La Minute Eco : c’est le moment de régler votre taxe foncière

Si vous ne l’aviez pas déjà téléchargée sur impots.gouv.fr, la taxe foncière 2020 a dû vous arriver par courrier. Si vous n’avez rien reçu, ce n’est pas une bonne idée de faire le mort, car la relance, elle, vous arrivera à coup sûr par la Poste, avec une pénalité de retard d’au moins 10 %.

La date limite pour régler la taxe foncière est fixée comme chaque année au 15 octobre. Vous avez donc 10 jours, pas un de plus, pour aller payer dans un centre des impôts ou pour envoyer un chèque, ou bien le déposer dans la boîte du centre.

Mais si vous décidez de payer en ligne, vous bénéficiez d’un petit sursis. La date limite de règlement en ligne est cette fois fixée au 20 octobre. Mieux encore, si vous remplissez un mandat SEPA pour autoriser le prélèvement de l’impôt, celui-ci n’interviendra pas avant le 26 octobre.

Maintenant, vous ne pouvez pas payer la taxe foncière, car l’argent n’est pas là. Pas de panique : il est encore temps pour demander un délai. Le meilleur moyen, c’est d’envoyer un courrier électronique à votre centre des impôts depuis la messagerie sécurisée de votre espace personnel, sur impots.gouv.fr. Vous expliquez pourquoi vous ne pouvez pas payer. De l’arrêt maladie à la perte d’emploi en passant par le divorce ou des difficultés financières récurrentes, tout est acceptable, tout est valable, pour demander des facilités de paiement.

Ensuite, proposez - de vous-même - un échéancier. Vous pouvez tenter d’étaler le paiement sur six mois, si vous pensez pouvoir tenir les échéances. Avec un peu de chance, ce sera accepté. Vous pouvez aussi faire cette demande par courrier, avec, idéalement, le premier chèque de la première échéance dans l’enveloppe.

Enfin, si vous ne pouvez vraiment pas payer, alors, tentez la demande de remise gracieuse. Si votre situation financière est jugée suffisamment compliquée, vous pouvez espérer l’obtenir.

Si vous ne l’aviez pas déjà téléchargée sur impots.gouv.fr, la taxe foncière 2020 a dû vous arriver par courrier. Si vous n’avez rien reçu, ce n’est pas une bonne idée de faire le mort, car la relance, elle, vous arrivera à coup sûr par la Poste, avec une pénalité de retard d’au moins 10 %. La date limite pour régler la taxe foncière est fixée comme chaque année au 15 octobre. Vous avez donc 10 jours, pas un de plus, pour aller payer dans un centre des impôts ou pour envoyer un chèque, ou bien le déposer dans la boîte du centre. Mais si vous décidez de payer en ligne, vous bénéficiez d’un petit sursis. La date limite de règlement en ligne est cette fois fixée au 20 octobre. Mieux encore, si vous remplissez un mandat SEPA pour autoriser le prélèvement de l’impôt, celui-ci n’interviendra pas avant le 26 octobre. Maintenant, vous ne pouvez pas payer la taxe foncière, car l’argent n’est pas là. Pas de panique : il est encore temps pour demander un délai. Le meilleur moyen, c’est d’envoyer un courrier électronique à votre centre des impôts depuis la messagerie sécurisée de votre espace personnel, sur impots.gouv.fr. Vous expliquez pourquoi vous ne pouvez pas payer. De l’arrêt maladie à la perte d’emploi en passant par le divorce ou des difficultés financières récurrentes, tout est acceptable, tout est valable, pour demander des facilités de paiement. Ensuite, proposez - de vous-même - un échéancier. Vous pouvez tenter d’étaler le paiement sur six mois, si vous pensez pouvoir tenir les échéances. Avec un peu de chance, ce sera accepté. Vous pouvez aussi faire cette demande par courrier, avec, idéalement, le premier chèque de la première échéance dans l’enveloppe. Enfin, si vous ne pouvez vraiment pas payer, alors, tentez la demande de remise gracieuse. Si votre situation financière est jugée suffisamment compliquée, vous pouvez espérer l’obtenir.

05 octobre 2020