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La Minute Eco : les couacs de la CSG sur les retraites

Je m’adresse aujourd’hui à nos auditeurs à la retraite et, bien entendu, à leurs proches qui les aident souvent à naviguer dans les méandres administratifs. Vous vous souvenez sans doute que les pensions de retraite avaient vu le taux de CSG auquel elles sont soumises augmenter, il y a deux ans. C’est une des étincelles qui avaient allumé l’incendie des Gilets Jaunes.  Pour calmer leur colère, le gouvernement avait rétro-pédalé, et annoncé un retour à la situation d’avant pour des millions de retraités, c’est-à-dire à une exonération totale, ou bien à un taux de CSG réduit. Malheureusement, dans un monde où l’informatique est reine, il semblerait que les fonctionnaires de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse aient un peu trop fait confiance à leurs feuilles de calculs et à leurs algorithmes. Bien malgré eux, depuis le 1er janvier, plusieurs centaines de milliers de retraités n’ont pas assez cotisé à la CSG. Le pot-aux-roses ayant été découvert au cœur de l’été, certains ont commencé à recevoir des courriers de l’administration, leur demandant... de payer ce qui ne leur avait pas été prélevé sur leur pension de retraite. Une petite somme puisque, cumulées sur 7 ou 8 mois, les cotisations “oubliées” ont atteint en moyenne 190 euros. Si vous êtes concerné, directement ou indirectement, soyez rassurés. La CNAV ne vous réclamera pas ces sous. Si vous avez reçu un courrier en ce sens, n’en tenez pas compte. Maintenant, il faut juste espérer que les algorithmes ne vont pas se venger en prélevant trop de CSG en guise de rattrapage dans les prochains mois... 

Je m’adresse aujourd’hui à nos auditeurs à la retraite et, bien entendu, à leurs proches qui les aident souvent à naviguer dans les méandres administratifs.

Vous vous souvenez sans doute que les pensions de retraite avaient vu le taux de CSG auquel elles sont soumises augmenter, il y a deux ans. C’est une des étincelles qui avaient allumé l’incendie des Gilets Jaunes. 

Pour calmer leur colère, le gouvernement avait rétro-pédalé, et annoncé un retour à la situation d’avant pour des millions de retraités, c’est-à-dire à une exonération totale, ou bien à un taux de CSG réduit.

Malheureusement, dans un monde où l’informatique est reine, il semblerait que les fonctionnaires de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse aient un peu trop fait confiance à leurs feuilles de calculs et à leurs algorithmes. Bien malgré eux, depuis le 1er janvier, plusieurs centaines de milliers de retraités n’ont pas assez cotisé à la CSG.

Le pot-aux-roses ayant été découvert au cœur de l’été, certains ont commencé à recevoir des courriers de l’administration, leur demandant... de payer ce qui ne leur avait pas été prélevé sur leur pension de retraite. Une petite somme puisque, cumulées sur 7 ou 8 mois, les cotisations “oubliées” ont atteint en moyenne 190 euros.

Si vous êtes concerné, directement ou indirectement, soyez rassurés. La CNAV ne vous réclamera pas ces sous. Si vous avez reçu un courrier en ce sens, n’en tenez pas compte. Maintenant, il faut juste espérer que les algorithmes ne vont pas se venger en prélevant trop de CSG en guise de rattrapage dans les prochains mois... 

21 septembre 2020

La Minute Eco : la fiscalité de l’aide intra-familiale

Dans tous les pays qui ont connu de graves crises ces dernières années, la solidarité intra-familiale s’est avérée essentielle et a permis à beaucoup de passer le cap, ou en tout cas de ne pas sombrer. Dans les pays développés, cette solidarité est principalement financière, mais elle peut aussi être matérielle.
Or, c’est important de le savoir, cette aide, quelle qu’elle soit, a des conséquences fiscales.  Qu’elle monte vers les parents, ou descende vers les enfants, l’aide est déductible des impôts. Elle est, par exemple, forfaitairement fixée à 3 535 euros par parent qui reçoit, sans avoir besoin de justificatifs. Si les dépenses ou les sommes en jeu dépassent ce seuil, il faudra tenir une comptabilité, pour pouvoir les déduire de ses revenus, au réel. En sens inverse, on sait que beaucoup de jeunes, ou de couples, vont avoir besoin de l’aide de leurs parents et grands-parents. N’oubliez pas que le don manuel est exonéré jusqu’à 31 865 euros, par enfant ou petit enfant. S’ajoute à cela exceptionnellement un dispositif temporaire qui permet de donner jusqu’à 100 000 euros à un enfant, un petit-enfant ou même un arrière-petit-enfant, sans rien payer. La seule condition : cette somme doit servir à construire sa résidence principale, faire des travaux de rénovation énergétique, ou bien, permettre de créer ou développer une entreprise. Ajoutée aux autres 100 000 euros qui sont déjà exonérés de droits, les notaires s’attendent à un afflux massif de donations au cours des prochains mois, et c’est tant mieux.

Dans tous les pays qui ont connu de graves crises ces dernières années, la solidarité intra-familiale s’est avérée essentielle et a permis à beaucoup de passer le cap, ou en tout cas de ne pas sombrer.

Dans les pays développés, cette solidarité est principalement financière, mais elle peut aussi être matérielle.Or, c’est important de le savoir, cette aide, quelle qu’elle soit, a des conséquences fiscales. 

Qu’elle monte vers les parents, ou descende vers les enfants, l’aide est déductible des impôts. Elle est, par exemple, forfaitairement fixée à 3 535 euros par parent qui reçoit, sans avoir besoin de justificatifs. Si les dépenses ou les sommes en jeu dépassent ce seuil, il faudra tenir une comptabilité, pour pouvoir les déduire de ses revenus, au réel.

En sens inverse, on sait que beaucoup de jeunes, ou de couples, vont avoir besoin de l’aide de leurs parents et grands-parents. N’oubliez pas que le don manuel est exonéré jusqu’à 31 865 euros, par enfant ou petit enfant.

S’ajoute à cela exceptionnellement un dispositif temporaire qui permet de donner jusqu’à 100 000 euros à un enfant, un petit-enfant ou même un arrière-petit-enfant, sans rien payer. La seule condition : cette somme doit servir à construire sa résidence principale, faire des travaux de rénovation énergétique, ou bien, permettre de créer ou développer une entreprise.

Ajoutée aux autres 100 000 euros qui sont déjà exonérés de droits, les notaires s’attendent à un afflux massif de donations au cours des prochains mois, et c’est tant mieux.

18 septembre 2020

La Minute Eco : l’idée singulière de Singapour Airlines pour sortir de la crise

6 mois. Cela fait tout juste 6 mois que nous sommes entrés dans la “Twilight zone”. En bon français, dans la 4e dimension.   C’est, en effet, le 17 mars dernier que la France, imitant en cela plusieurs dizaines d’autres pays dans le monde, confinait la totalité de sa population, avec les conséquences que nous connaissons sur l’économie.

La liste est longue des entreprises, grandes ou petites, artisans commerçants, travailleurs indépendants, professions libérales, qui souffrent de la crise. Pour s’en sortir, tout le monde cherche à innover, se réinventer, ce qui donne parfois des choses totalement inconcevables. Prenez le secteur aérien : comme le trafic ne redécolle pas, et que certaines frontières sont toujours fermées aux touristes étrangers, en Asie, une compagnie aérienne envisage de proposer de faire voler des avions qui… feront des boucles dans le ciel !  Je vous jure que c’est vrai : Singapore Airlines envisage sérieusement de proposer des vols d’une durée de trois heures, au départ de Singapour, à destination de… Singapour.  A l’atterrissage, les passagers ne rentreront pas chez eux, mais iront passer quelques jours dans un des hôtels partenaires de la compagnie.  Cela semble fou, mais Singapour Airlines a fait réaliser un sondage pour tester son idée : les trois quarts des personnes interrogées étaient emballées, et la moitié prête à débourser plus de 300 euros pour un billet vers nulle part.

Pour l’instant, tout va bien.

6 mois. Cela fait tout juste 6 mois que nous sommes entrés dans la “Twilight zone”. En bon français, dans la 4e dimension.  

C’est, en effet, le 17 mars dernier que la France, imitant en cela plusieurs dizaines d’autres pays dans le monde, confinait la totalité de sa population, avec les conséquences que nous connaissons sur l’économie. La liste est longue des entreprises, grandes ou petites, artisans commerçants, travailleurs indépendants, professions libérales, qui souffrent de la crise.

Pour s’en sortir, tout le monde cherche à innover, se réinventer, ce qui donne parfois des choses totalement inconcevables. Prenez le secteur aérien : comme le trafic ne redécolle pas, et que certaines frontières sont toujours fermées aux touristes étrangers, en Asie, une compagnie aérienne envisage de proposer de faire voler des avions qui… feront des boucles dans le ciel ! 

Je vous jure que c’est vrai : Singapore Airlines envisage sérieusement de proposer des vols d’une durée de trois heures, au départ de Singapour, à destination de… Singapour. 

A l’atterrissage, les passagers ne rentreront pas chez eux, mais iront passer quelques jours dans un des hôtels partenaires de la compagnie. 

Cela semble fou, mais Singapour Airlines a fait réaliser un sondage pour tester son idée : les trois quarts des personnes interrogées étaient emballées, et la moitié prête à débourser plus de 300 euros pour un billet vers nulle part. Pour l’instant, tout va bien.

17 septembre 2020

La Minute Eco : Régler vos achats d’occasion en plusieurs fois

Acheter d’occasion est de plus en plus à la mode depuis quelque temps, en plus d’être une nécessité pour ceux, nombreux, qui sont obligés de faire attention à leur budget. Tout s’achète d’occasion, de la voiture aux vêtements en passant par l’ordinateur. Mais il y a un gros défaut à l’achat d’occasion : on doit payer cash le vendeur. Or débourser 500 euros pour acheter un ordinateur portable, ou 2000 euros pour une voiture d’occasion, c’est plus facile à dire qu’à faire.

C’est pour répondre à ce besoin très précis que Obvy, un service Internet doublé d’une application mobile, se propose de vous permettre de régler vos achats d’occasion en plusieurs fois. Concrètement, si vous voulez régler l’ordinateur à 500 euros en 3 fois, il vous en coûtera 8 euros. Pour payer en 10 fois, donc, à raison de 50 euros par mois, les frais s’élèveront à 25 euros. Obvy se place entre l’acheteur et le vendeur sur tous les services connus de vente d’occasion, du Bon Coin en passant par Ebay ou Facebook Marketplace.  Alors oui, c’est plus cher qu’un crédit conso à la banque. 25 euros pour 500 euros sur 10 mois, ça fait du 5 % d’intérêts. Sur 3 mois, on tombe à 1,5 %. ; mais c’est aussi plus simple. A condition, bien sûr, que les vendeurs acceptent de créer un compte sur Obvy, pour pouvoir être payés. 

Acheter d’occasion est de plus en plus à la mode depuis quelque temps, en plus d’être une nécessité pour ceux, nombreux, qui sont obligés de faire attention à leur budget.

Tout s’achète d’occasion, de la voiture aux vêtements en passant par l’ordinateur. Mais il y a un gros défaut à l’achat d’occasion : on doit payer cash le vendeur. Or débourser 500 euros pour acheter un ordinateur portable, ou 2000 euros pour une voiture d’occasion, c’est plus facile à dire qu’à faire. C’est pour répondre à ce besoin très précis que Obvy, un service Internet doublé d’une application mobile, se propose de vous permettre de régler vos achats d’occasion en plusieurs fois.

Concrètement, si vous voulez régler l’ordinateur à 500 euros en 3 fois, il vous en coûtera 8 euros. Pour payer en 10 fois, donc, à raison de 50 euros par mois, les frais s’élèveront à 25 euros.

Obvy se place entre l’acheteur et le vendeur sur tous les services connus de vente d’occasion, du Bon Coin en passant par Ebay ou Facebook Marketplace. 

Alors oui, c’est plus cher qu’un crédit conso à la banque. 25 euros pour 500 euros sur 10 mois, ça fait du 5 % d’intérêts. Sur 3 mois, on tombe à 1,5 %. ; mais c’est aussi plus simple. A condition, bien sûr, que les vendeurs acceptent de créer un compte sur Obvy, pour pouvoir être payés. 

16 septembre 2020

La Minute Eco : les bonnes pratiques face aux rançons en ligne

Demain, en ouvrant votre boite mail, vous tomberez peut-être sur ce message : « Bonjour ! J’ai piraté votre ordinateur et enregistré des vidéos de vous pendant que vous regardiez des vidéos pornographiques. Si dans 48 heures vous ne m’avez pas envoyé 1 bitcoins, je les enverrai à tous vos contacts”. »

Ce message, dont il existe des dizaines de variantes, produit toujours un petit effet sur celui qui le reçoit. Et un destinataire sur 1 000, peut-être sur 2 000, prend suffisamment peur, et envoie effectivement la rançon demandée.  Au cours actuel du bitcoin, 8 000 euros, si le pirate envoie le même message à 200 000 personnes, il peut très rapidement ramasser des centaines de milliers d’euros, quasiment sans effort. Évidemment, personne n’a piraté la webcam de votre ordinateur. Ce message, tout comme ceux d’ailleurs qui prétendent que le contenu de votre disque dur a été encrypté, sont dans 99 % des cas complétement bidons. N’en tenez même pas compte.  Et si, malgré tout, vous faites partie des 1 % de gens vraiment piratés, et qui sont alertés de ce piratage, tout n’est pas perdu. Payer une rançon n’est évidemment pas la bonne solution. Tournez-vous vers un proche qui s’y connaît en informatique, sinon, allez dans une boutique spécialisée. Et en attendant d’avoir trouvé une solution, ne vous servez plus de votre ordinateur, et déconnectez-le d’Internet.

Demain, en ouvrant votre boite mail, vous tomberez peut-être sur ce message : « Bonjour ! J’ai piraté votre ordinateur et enregistré des vidéos de vous pendant que vous regardiez des vidéos pornographiques. Si dans 48 heures vous ne m’avez pas envoyé 1 bitcoins, je les enverrai à tous vos contacts”. » Ce message, dont il existe des dizaines de variantes, produit toujours un petit effet sur celui qui le reçoit. Et un destinataire sur 1 000, peut-être sur 2 000, prend suffisamment peur, et envoie effectivement la rançon demandée. 

Au cours actuel du bitcoin, 8 000 euros, si le pirate envoie le même message à 200 000 personnes, il peut très rapidement ramasser des centaines de milliers d’euros, quasiment sans effort.

Évidemment, personne n’a piraté la webcam de votre ordinateur. Ce message, tout comme ceux d’ailleurs qui prétendent que le contenu de votre disque dur a été encrypté, sont dans 99 % des cas complétement bidons. N’en tenez même pas compte. 

Et si, malgré tout, vous faites partie des 1 % de gens vraiment piratés, et qui sont alertés de ce piratage, tout n’est pas perdu. Payer une rançon n’est évidemment pas la bonne solution. Tournez-vous vers un proche qui s’y connaît en informatique, sinon, allez dans une boutique spécialisée. Et en attendant d’avoir trouvé une solution, ne vous servez plus de votre ordinateur, et déconnectez-le d’Internet.

15 septembre 2020

La Minute Eco : logements neufs, ça va bouger !

L’année sera évidemment catastrophique pour le secteur de la construction de logements neufs. Avec, par-dessus, l’accès au crédit immobilier qui se complique, les banques refusant deux fois plus de demandes maintenant comparé au début d’année, le gouvernement est évidemment inquiet.

Alors il se dit qu’au ministère du Logement, on réfléchit à relancer, réinventer, réformer, les systèmes d’aides à la construction et à l’investissement. Et tant pis si justement, on était plutôt parti pour les enterrer lentement, mais sûrement.

C’est le cas par exemple du PTZ, le prêt à taux zéro. Alors qu’il avait été réduit pour 2020, et devait disparaître l’an prochain, il est question maintenant de le relancer comme avant. A savoir donc qu’il pourrait financer jusqu’à 40 % d’un projet immobilier pour les ménages les plus modestes. Quant au Pinel, qui est, lui, un dispositif de défiscalisation, réservé aux investisseurs, il pourrait être revu de fond en comble. Son principal défaut, aujourd’hui, c’est sa rigidité, découpant la France en zones, au nombre de cinq, qui sont souvent déconnectées de la réalité du terrain, puisqu’à chaque zone correspond un loyer maximum.  Là aussi, il se dit que les zones pourraient disparaître, mais on ne sait pas par quoi elles seraient remplacées.  Dans tous les cas, si vous avez en tête de faire construire ou d’investir dans l’immobilier neuf, ouvrez les yeux et dressez l’oreille : les murs vont bouger dans les prochaines semaines et prochains mois ! 

L’année sera évidemment catastrophique pour le secteur de la construction de logements neufs. Avec, par-dessus, l’accès au crédit immobilier qui se complique, les banques refusant deux fois plus de demandes maintenant comparé au début d’année, le gouvernement est évidemment inquiet. Alors il se dit qu’au ministère du Logement, on réfléchit à relancer, réinventer, réformer, les systèmes d’aides à la construction et à l’investissement. Et tant pis si justement, on était plutôt parti pour les enterrer lentement, mais sûrement. C’est le cas par exemple du PTZ, le prêt à taux zéro. Alors qu’il avait été réduit pour 2020, et devait disparaître l’an prochain, il est question maintenant de le relancer comme avant. A savoir donc qu’il pourrait financer jusqu’à 40 % d’un projet immobilier pour les ménages les plus modestes.

Quant au Pinel, qui est, lui, un dispositif de défiscalisation, réservé aux investisseurs, il pourrait être revu de fond en comble. Son principal défaut, aujourd’hui, c’est sa rigidité, découpant la France en zones, au nombre de cinq, qui sont souvent déconnectées de la réalité du terrain, puisqu’à chaque zone correspond un loyer maximum. 

Là aussi, il se dit que les zones pourraient disparaître, mais on ne sait pas par quoi elles seraient remplacées.  Dans tous les cas, si vous avez en tête de faire construire ou d’investir dans l’immobilier neuf, ouvrez les yeux et dressez l’oreille : les murs vont bouger dans les prochaines semaines et prochains mois ! 

14 septembre 2020

La Minute Eco : plus besoin de payer vos contraventions avant de les contester

Désormais, en cas de contravention au stationnement - pardon - en cas de forfait post stationnement ou FPS apposé sur votre pare-brise ou reçu par la Poste à votre domicile, vous n’avez plus à ... payer pour pouvoir contester.

Cela n’a l’air de rien, mais c’est un progrès énorme qui vient d’être accompli dans la défense des droits des citoyens automobilistes.  C’est le Conseil constitutionnel qui vient de prendre cette décision, qui - précision de taille - concerne tous les automobilistes qui ont reçu un Forfait post stationnement, et non pas seulement les handicapés, ou bien ceux dont le véhicule a été vendu, mais dont la vente n’a pas encore été enregistrée par la préfecture.  Il faut dire que dans le système en vigueur encore jusqu’à hier, il n’était pas rare que la contestation se perde dans les méandres de l’administration, laissant le contribuable citoyen contrevenant sans moyen d’agir, alors même qu’il avait déjà payé. Les sommes en jeu n’ont rien de ridicules : les 17 euros d’amende pour stationnement payant non-acquitté ont été remplacés dans certaines villes par des FPS de 35€, voire 50€, soit deux à trois fois plus. La décision s’applique immédiatement. Cela veut dire que si vous avez pris un FPS dans les derniers jours ou les dernières semaines, vous pouvez le contester, sans bourse délier. Encore faut-il que le système de réclamation en ligne sur le site de l’ANTAI, l’agence nationale de traitement automatisé des infractions, soit mis à jour…

Désormais, en cas de contravention au stationnement - pardon - en cas de forfait post stationnement ou FPS apposé sur votre pare-brise ou reçu par la Poste à votre domicile, vous n’avez plus à ... payer pour pouvoir contester. Cela n’a l’air de rien, mais c’est un progrès énorme qui vient d’être accompli dans la défense des droits des citoyens automobilistes. 

C’est le Conseil constitutionnel qui vient de prendre cette décision, qui - précision de taille - concerne tous les automobilistes qui ont reçu un Forfait post stationnement, et non pas seulement les handicapés, ou bien ceux dont le véhicule a été vendu, mais dont la vente n’a pas encore été enregistrée par la préfecture. 

Il faut dire que dans le système en vigueur encore jusqu’à hier, il n’était pas rare que la contestation se perde dans les méandres de l’administration, laissant le contribuable citoyen contrevenant sans moyen d’agir, alors même qu’il avait déjà payé.

Les sommes en jeu n’ont rien de ridicules : les 17 euros d’amende pour stationnement payant non-acquitté ont été remplacés dans certaines villes par des FPS de 35€, voire 50€, soit deux à trois fois plus.

La décision s’applique immédiatement. Cela veut dire que si vous avez pris un FPS dans les derniers jours ou les dernières semaines, vous pouvez le contester, sans bourse délier. Encore faut-il que le système de réclamation en ligne sur le site de l’ANTAI, l’agence nationale de traitement automatisé des infractions, soit mis à jour…

11 septembre 2020

La Minute Eco : Prêts immobiliers, la nouvelle donne

Désormais, tout le monde a relativement bien compris que l’époque de l’argent facile et quasiment gratuit pour acheter un studio, un appartement ou une maison est révolu.

Avec la crise économique qui couve, les banques restreignent drastiquement les conditions d’accès au crédit. La première restriction porte bien entendu sur les garanties que vous devez apporter.  Jusqu’ici, un CDI, et même deux CDI, si c’est un couple qui achète, c’était le Graal. Seulement voilà : désormais, les banques regardent bien plus en détail qui est l’employeur, et dans quel secteur d’activité il opère. En ce moment, travailler dans la restauration ou l’événementiel, ça ne fait pas rêver les banquiers. Deuxième garantie : l’apport. Il était possible encore, voici peu, d’acheter sans apport, ou en finançant les frais de notaire. Désormais, c’est terminé. Si vous visez un bien valorisé 150 000 euros, il faut avoir au moins 15 000 euros de côté à apporter. Enfin, il est désormais totalement impossible d’emprunter en se mettant au taquet, c’est-à-dire, en consacrant plus de 30 % de ses revenus au remboursement des mensualités de crédit. Et comme il est aussi déconseillé d’emprunter sur une durée supérieure à 25 ans, cela réduit d’autant les possibilités de montages financiers.

Maintenant, ne renoncez pas pour autant : avec ces nouvelles règles, ce sont les vendeurs qui vont devoir s’adapter. Vous allez pouvoir de plus en plus négocier les prix dans les prochaines semaines et prochains mois.

Désormais, tout le monde a relativement bien compris que l’époque de l’argent facile et quasiment gratuit pour acheter un studio, un appartement ou une maison est révolu. Avec la crise économique qui couve, les banques restreignent drastiquement les conditions d’accès au crédit.

La première restriction porte bien entendu sur les garanties que vous devez apporter. 

Jusqu’ici, un CDI, et même deux CDI, si c’est un couple qui achète, c’était le Graal. Seulement voilà : désormais, les banques regardent bien plus en détail qui est l’employeur, et dans quel secteur d’activité il opère. En ce moment, travailler dans la restauration ou l’événementiel, ça ne fait pas rêver les banquiers.

Deuxième garantie : l’apport. Il était possible encore, voici peu, d’acheter sans apport, ou en finançant les frais de notaire. Désormais, c’est terminé. Si vous visez un bien valorisé 150 000 euros, il faut avoir au moins 15 000 euros de côté à apporter.

Enfin, il est désormais totalement impossible d’emprunter en se mettant au taquet, c’est-à-dire, en consacrant plus de 30 % de ses revenus au remboursement des mensualités de crédit. Et comme il est aussi déconseillé d’emprunter sur une durée supérieure à 25 ans, cela réduit d’autant les possibilités de montages financiers. Maintenant, ne renoncez pas pour autant : avec ces nouvelles règles, ce sont les vendeurs qui vont devoir s’adapter. Vous allez pouvoir de plus en plus négocier les prix dans les prochaines semaines et prochains mois.

10 septembre 2020

La Minute Eco : Voiture neuve ou d’occasion, quel est le meilleur prix de revient kilométrique ?

Au moment d’acheter une voiture, on ne s’imagine pas à quel point son choix va être déterminant pour les années à venir en termes de dépenses, évidemment. D’un côté, il y a la possibilité d’acheter une voiture neuve ou très récente à crédit qui aura l’avantage conséquent de consommer très peu d’essence et – a priori – de ne pas coûter trop cher en réparation, du moins les premières années. De l’autre, vous pouvez aussi opter pour une voiture d’occasion de plus de 10 ans pour économiser sur la carte grise et aussi sur le prix d’achat. Elle consommera plus et risquera d’avoir besoin de passer au garage de temps en temps, mais vous aurez moins d’argent à sortir au démarrage. Alors, quel est le gagnant ? Et bien, c’est à vous de la déterminer.  Et pour ça, fort heureusement, plusieurs sites internet vous propose de vous aider à calculer le prix de revient kilométrique de la voiture ou PRK. Tout est pris en compte ; même l’assurance, même les PV, et même la consommation réelle de la voiture et pas celle promise par le constructeur. Le résultat final va vous surprendre, mais au bout du compte, une petite voiture récente et peu gourmande en carburant vous coûte quand même 20€ quand vous parcourez 100 km avec. Une familiale récente coûte plutôt dans les 30 à 35€ tous les 100 km toujours. Pour faire vraiment chuter le prix de revient kilométrique, il faut en fait acheter une voiture d’occasion - maximum 4 000€ - et qu’elle soit peu gourmande en diesel, ou qu’elle soit capable de rouler à l’éthanol. A ce moment-là, seulement, le PRK s’effondre et s’approche plutôt des 12 ou 13€ des 100km. Mais en cas de gros pépins, comme une casse du moteur par exemple, il faudra évidemment remettre le compteur à zéro.

Au moment d’acheter une voiture, on ne s’imagine pas à quel point son choix va être déterminant pour les années à venir en termes de dépenses, évidemment. D’un côté, il y a la possibilité d’acheter une voiture neuve ou très récente à crédit qui aura l’avantage conséquent de consommer très peu d’essence et – a priori – de ne pas coûter trop cher en réparation, du moins les premières années.

De l’autre, vous pouvez aussi opter pour une voiture d’occasion de plus de 10 ans pour économiser sur la carte grise et aussi sur le prix d’achat. Elle consommera plus et risquera d’avoir besoin de passer au garage de temps en temps, mais vous aurez moins d’argent à sortir au démarrage.

Alors, quel est le gagnant ? Et bien, c’est à vous de la déterminer.  Et pour ça, fort heureusement, plusieurs sites internet vous propose de vous aider à calculer le prix de revient kilométrique de la voiture ou PRK. Tout est pris en compte ; même l’assurance, même les PV, et même la consommation réelle de la voiture et pas celle promise par le constructeur.

Le résultat final va vous surprendre, mais au bout du compte, une petite voiture récente et peu gourmande en carburant vous coûte quand même 20€ quand vous parcourez 100 km avec.

Une familiale récente coûte plutôt dans les 30 à 35€ tous les 100 km toujours. Pour faire vraiment chuter le prix de revient kilométrique, il faut en fait acheter une voiture d’occasion - maximum 4 000€ - et qu’elle soit peu gourmande en diesel, ou qu’elle soit capable de rouler à l’éthanol. A ce moment-là, seulement, le PRK s’effondre et s’approche plutôt des 12 ou 13€ des 100km. Mais en cas de gros pépins, comme une casse du moteur par exemple, il faudra évidemment remettre le compteur à zéro.

09 septembre 2020

La Minute Eco : Signal conso, pour venir au secours du consommateur

Le consommateur se sent souvent trop seul, quand il se retrouve face à une difficulté.

C’est, par exemple, la facture de téléphone mobile qui dépasse largement son montant habituel sans raison. C’est un jouet qui est cassé à peine sorti de l’emballage. Un problème avec un chauffagiste ou un dentiste. La banque qui vous fait des misères. La liste est évidemment sans fin, comme les soucis qui vont avec. Historiquement, le consommateur devait faire appel à une association de consommateurs pour obtenir de l’aide et la marche à suivre pour faire valoir ses droits. Mais désormais, il est possible de solliciter simplement les services de l’Etat, en utilisant le site signal.conso.gouv.fr.

En quelques clics, vous pouvez, grâce à Signal conso, déposer une réclamation pour le problème que vous avez rencontré. Il suffit pour cela de répondre à des questions, puis, d’expliquer en quelques lignes votre souci. Vous pouvez joindre des documents à votre réclamation. Une fois validée, celle-ci va être transmise automatiquement à l’entreprise en question par la direction de la consommation. L’entreprise ciblée dispose de deux mois pour répondre. Si, à la fin du délai, elle fait la sourde oreille, les agents de l’Etat sont censés prendre le relais, pour faire avancer le dossier. Et s’il y a eu fraude ou manquement à une réglementation, elle sera sanctionnée.  Attention cependant : pour l’instant, Signal Conso a quand même un gros défaut : il n’est pas possible de lui signaler les problèmes concernant les achats en ligne...

Le consommateur se sent souvent trop seul, quand il se retrouve face à une difficulté. C’est, par exemple, la facture de téléphone mobile qui dépasse largement son montant habituel sans raison. C’est un jouet qui est cassé à peine sorti de l’emballage. Un problème avec un chauffagiste ou un dentiste. La banque qui vous fait des misères. La liste est évidemment sans fin, comme les soucis qui vont avec.

Historiquement, le consommateur devait faire appel à une association de consommateurs pour obtenir de l’aide et la marche à suivre pour faire valoir ses droits. Mais désormais, il est possible de solliciter simplement les services de l’Etat, en utilisant le site signal.conso.gouv.fr. En quelques clics, vous pouvez, grâce à Signal conso, déposer une réclamation pour le problème que vous avez rencontré. Il suffit pour cela de répondre à des questions, puis, d’expliquer en quelques lignes votre souci. Vous pouvez joindre des documents à votre réclamation.

Une fois validée, celle-ci va être transmise automatiquement à l’entreprise en question par la direction de la consommation. L’entreprise ciblée dispose de deux mois pour répondre. Si, à la fin du délai, elle fait la sourde oreille, les agents de l’Etat sont censés prendre le relais, pour faire avancer le dossier. Et s’il y a eu fraude ou manquement à une réglementation, elle sera sanctionnée. 

Attention cependant : pour l’instant, Signal Conso a quand même un gros défaut : il n’est pas possible de lui signaler les problèmes concernant les achats en ligne...

08 septembre 2020