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La Minute Eco : inutile de se précipiter sur la 5G pour l’instant

Vous entendez parler depuis quelques mois de la fameuse 5G, que les opérateurs mobiles commencent lentement, mais sûrement, à déployer en France.

Soyons clairs : inutile de se précipiter dessus pour l’instant. Il faut, en effet, posséder un téléphone dernier cri, plutôt haut de gamme et donc plutôt cher. Les forfaits sont eux aussi plus chers et les zones couvertes sont encore peu nombreuses. Mais surtout, pour l’instant, il n’existe pas d’applications concrètes de la 5G. Personne n’a besoin de télécharger un film en quelques secondes sur son portable.

C’est d’autant plus urgent d’attendre que la véritable bataille se joue d’un côté sur la 4G, et la couverture des zones blanches où l’on a tout simplement du mal à passer un appel ou à envoyer un SMS.

De l’autre, la bataille de l’Internet de demain se joue du côté du fixe, à la maison. Il y a encore aujourd’hui 5 à 6 millions d’abonnés français à Internet et accessoirement au téléphone qui passent par l’ADSL pour surfer. Avec des débits qui ressemblent parfois à ce que l’on avait au début du siècle, dans les années 2000.

Le problème, c’est que pour connecter ces 5 à 6 millions d’abonnés à du haut débit, les investissements à réaliser sont considérables. Creuser 10 kilomètres de tranchées pour amener la fibre optique dans un hameau de quelques habitants est inconcevable. De ce que je sais, on travaille de plus en plus sur l’idée de réseaux de fibres optiques aériens, posés exactement comme des fils téléphoniques, parfois même collés à eux. Malheureusement, dans les endroits les plus reculés, la promesse du 100% très haut débit partout en France paraît encore très, trop lointaine. Elle est fixée pour l’instant à 2025 par le gouvernement.

Vous entendez parler depuis quelques mois de la fameuse 5G, que les opérateurs mobiles commencent lentement, mais sûrement, à déployer en France. Soyons clairs : inutile de se précipiter dessus pour l’instant. Il faut, en effet, posséder un téléphone dernier cri, plutôt haut de gamme et donc plutôt cher. Les forfaits sont eux aussi plus chers et les zones couvertes sont encore peu nombreuses. Mais surtout, pour l’instant, il n’existe pas d’applications concrètes de la 5G. Personne n’a besoin de télécharger un film en quelques secondes sur son portable. C’est d’autant plus urgent d’attendre que la véritable bataille se joue d’un côté sur la 4G, et la couverture des zones blanches où l’on a tout simplement du mal à passer un appel ou à envoyer un SMS. De l’autre, la bataille de l’Internet de demain se joue du côté du fixe, à la maison. Il y a encore aujourd’hui 5 à 6 millions d’abonnés français à Internet et accessoirement au téléphone qui passent par l’ADSL pour surfer. Avec des débits qui ressemblent parfois à ce que l’on avait au début du siècle, dans les années 2000. Le problème, c’est que pour connecter ces 5 à 6 millions d’abonnés à du haut débit, les investissements à réaliser sont considérables. Creuser 10 kilomètres de tranchées pour amener la fibre optique dans un hameau de quelques habitants est inconcevable. De ce que je sais, on travaille de plus en plus sur l’idée de réseaux de fibres optiques aériens, posés exactement comme des fils téléphoniques, parfois même collés à eux. Malheureusement, dans les endroits les plus reculés, la promesse du 100% très haut débit partout en France paraît encore très, trop lointaine. Elle est fixée pour l’instant à 2025 par le gouvernement.

15 février 2021

La Minute Eco : pourquoi faire appel à un courtier ?

60 % des Français ayant acheté un bien immobilier en 2018, 2019 ou 2020 ont fait appel à un courtier pour le financer. C’est ce que l’on apprend grâce à un sondage commandé par un courtier, évidemment, il s’agit de Vousfinancer.com, à l’institut Opinionway.

Ce chiffre est en hausse constante tous les ans, et ce, pour une bonne raison. Les banques se livrent, en effet, une concurrence accrue pour attirer à elles de nouveaux clients, clients qui sont toujours dans une autre banque avant, c’est évident.

Seulement voilà : on n’ose pas pousser la porte d’une banque dont on a vu la publicité à la télé, ou difficilement. Et les banques elles-mêmes ne sont pas vraiment armées pour gérer ces clients opportunistes : au mieux, elles vous proposeront un rendez-vous dans une semaine ou dans un mois.

A l’inverse, le métier des courtiers, c’est de trouver tous les jours de nouveaux clients, car sans eux, pas de business ! On n'est client d’un courtier que le temps de boucler sa transaction, tout au plus, quelques mois, alors que l’on est client d’une banque pendant des années voire des décennies.

Par ailleurs, les courtiers présentent d’autres avantages : ils aident les futurs acquéreurs d’un bien immobilier à constituer un dossier de financement. Ils font des simulations, ce que les banques se refusent à faire sans compromis signé. Enfin, ils trouvent facilement le meilleur taux du moment pour leurs clients.

Il n'empêche, gardez en tête que les courtiers font d’abord du business. Si votre projet est compliqué à financer, ils ne feront ni zèle, ni miracle. Alors qu’un banquier qui vous connaît peut vous surprendre

60 % des Français ayant acheté un bien immobilier en 2018, 2019 ou 2020 ont fait appel à un courtier pour le financer. C’est ce que l’on apprend grâce à un sondage commandé par un courtier, évidemment, il s’agit de Vousfinancer.com, à l’institut Opinionway. Ce chiffre est en hausse constante tous les ans, et ce, pour une bonne raison. Les banques se livrent, en effet, une concurrence accrue pour attirer à elles de nouveaux clients, clients qui sont toujours dans une autre banque avant, c’est évident. Seulement voilà : on n’ose pas pousser la porte d’une banque dont on a vu la publicité à la télé, ou difficilement. Et les banques elles-mêmes ne sont pas vraiment armées pour gérer ces clients opportunistes : au mieux, elles vous proposeront un rendez-vous dans une semaine ou dans un mois. A l’inverse, le métier des courtiers, c’est de trouver tous les jours de nouveaux clients, car sans eux, pas de business ! On n'est client d’un courtier que le temps de boucler sa transaction, tout au plus, quelques mois, alors que l’on est client d’une banque pendant des années voire des décennies. Par ailleurs, les courtiers présentent d’autres avantages : ils aident les futurs acquéreurs d’un bien immobilier à constituer un dossier de financement. Ils font des simulations, ce que les banques se refusent à faire sans compromis signé. Enfin, ils trouvent facilement le meilleur taux du moment pour leurs clients. Il n'empêche, gardez en tête que les courtiers font d’abord du business. Si votre projet est compliqué à financer, ils ne feront ni zèle, ni miracle. Alors qu’un banquier qui vous connaît peut vous surprendre

12 février 2021

La Minute Eco : le télétravail, la solution ?

Pour l’instant donc, ça passe. L’espoir de pouvoir continuer à traverser la crise sanitaire sans reconfiner tout le monde persiste, même si les milliers d’entreprises et d'institutions condamnées à rester fermées souffrent terriblement.

La clef, à en croire Elisabeth Borne, la ministre du Travail, c’est le télétravail justement. En restant chez eux, les Français qui le peuvent ne risquent pas d’être contaminés dans les transports et au bureau. Et comme un tiers des enfants sont déjà en vacances, et vendredi soir, un autre tiers, les risques de contamination à l’école vont également diminuer d’autant.

Mais on découvre que le télétravail n’est pas une panacée. D’abord, seul un Français sur trois peut télétravailler parce que son poste le permet. Vous qui m’écoutez et n’avez jamais télétravaillé un seul jour, je sais combien tout cela peut vous paraître déconnecté de votre réalité. On ne peut pas "télétraire" et "télénourrir" les vaches, ni non plus "télécuire" les baguettes, pour ne donner que deux exemples évidents, sans ignorer tous les autres emplois qui ne se télétravaillent pas.

Ensuite, et bien le télétravail, ça coûte un peu : une étude évalue à 100 euros en moyenne le coût mensuel du travail à distance depuis la maison. C’est évidemment une moyenne, qui va de 13 euros, à 174 euros par mois, en fonction de la taille du logement, du mode de chauffage, de l’existence ou non d’une cantine sur son lieu de travail, et des frais d’équipement informatique et d’abonnement internet, le cas échéant.

Mais l’étude a un biais : elle oublie que le télétravailleur n’a pas à se déplacer, ce qui est un gain de temps et d’argent évident. Qu’il peut également gérer depuis chez lui certaines choses auparavant déléguées.

Une chose est sûre : notre manière de travailler est en train de changer, et elle changera encore demain. Pourvu que ce soit en mieux pour vous.

Pour l’instant donc, ça passe. L’espoir de pouvoir continuer à traverser la crise sanitaire sans reconfiner tout le monde persiste, même si les milliers d’entreprises et d'institutions condamnées à rester fermées souffrent terriblement. La clef, à en croire Elisabeth Borne, la ministre du Travail, c’est le télétravail justement. En restant chez eux, les Français qui le peuvent ne risquent pas d’être contaminés dans les transports et au bureau. Et comme un tiers des enfants sont déjà en vacances, et vendredi soir, un autre tiers, les risques de contamination à l’école vont également diminuer d’autant. Mais on découvre que le télétravail n’est pas une panacée. D’abord, seul un Français sur trois peut télétravailler parce que son poste le permet. Vous qui m’écoutez et n’avez jamais télétravaillé un seul jour, je sais combien tout cela peut vous paraître déconnecté de votre réalité. On ne peut pas "télétraire" et "télénourrir" les vaches, ni non plus "télécuire" les baguettes, pour ne donner que deux exemples évidents, sans ignorer tous les autres emplois qui ne se télétravaillent pas. Ensuite, et bien le télétravail, ça coûte un peu : une étude évalue à 100 euros en moyenne le coût mensuel du travail à distance depuis la maison. C’est évidemment une moyenne, qui va de 13 euros, à 174 euros par mois, en fonction de la taille du logement, du mode de chauffage, de l’existence ou non d’une cantine sur son lieu de travail, et des frais d’équipement informatique et d’abonnement internet, le cas échéant. Mais l’étude a un biais : elle oublie que le télétravailleur n’a pas à se déplacer, ce qui est un gain de temps et d’argent évident. Qu’il peut également gérer depuis chez lui certaines choses auparavant déléguées. Une chose est sûre : notre manière de travailler est en train de changer, et elle changera encore demain. Pourvu que ce soit en mieux pour vous.

11 février 2021

La Minute Eco : la situation n’est peut-être pas aussi mauvaise qu’on le pensait

Partager de bonnes nouvelles une fois de temps en temps ne fait pas de mal.

Sachez-le, malgré la crise que nous traversons, il y a une lueur d’espoir sur le front de l’activité économique.

Le “malade” France est en train de s’adapter à la situation inédite et infernale que nous traversons. Sur le mois de janvier 2021, le PIB, le produit intérieur brut français, c'est-à-dire l’ensemble de la richesse produite par le pays pendant un mois, était en recul de 5 % par rapport à janvier 2020.

Vous allez me dire, c’est un recul, et c’est -5 %. Mais on est très loin de ce qui s’est passé lors du premier confinement, ou même en octobre dernier. L’impact du couvre-feu et des mesures sanitaires est réel, il oblige des dizaines de milliers d’entreprises à fermer, il empêche des centaines de milliers de salariés de travailler, mais enfin, le recul “n’est que de 5 %.”

Ces chiffres sont une surprise pour les économistes : ils s’attendaient à ce que le recul de l’activité soit plus fort. Par ailleurs, au chapitre prévisions, les économistes sont unanimes pour annoncer un rebond spectaculaire de l’activité, sitôt les mesures de restriction sanitaires levées.

Si vous n’en pouvez plus d’attendre et de galérer, prenez ces statistiques pour ce qu’elles sont : de bonnes nouvelles, annonciatrices de jours meilleurs, on espère, le plus tôt possible.

Partager de bonnes nouvelles une fois de temps en temps ne fait pas de mal. Sachez-le, malgré la crise que nous traversons, il y a une lueur d’espoir sur le front de l’activité économique. Le “malade” France est en train de s’adapter à la situation inédite et infernale que nous traversons. Sur le mois de janvier 2021, le PIB, le produit intérieur brut français, c'est-à-dire l’ensemble de la richesse produite par le pays pendant un mois, était en recul de 5 % par rapport à janvier 2020. Vous allez me dire, c’est un recul, et c’est -5 %. Mais on est très loin de ce qui s’est passé lors du premier confinement, ou même en octobre dernier. L’impact du couvre-feu et des mesures sanitaires est réel, il oblige des dizaines de milliers d’entreprises à fermer, il empêche des centaines de milliers de salariés de travailler, mais enfin, le recul “n’est que de 5 %.” Ces chiffres sont une surprise pour les économistes : ils s’attendaient à ce que le recul de l’activité soit plus fort. Par ailleurs, au chapitre prévisions, les économistes sont unanimes pour annoncer un rebond spectaculaire de l’activité, sitôt les mesures de restriction sanitaires levées. Si vous n’en pouvez plus d’attendre et de galérer, prenez ces statistiques pour ce qu’elles sont : de bonnes nouvelles, annonciatrices de jours meilleurs, on espère, le plus tôt possible.

10 février 2021

La Minute Eco : arnaques en ligne, méfiez-vous !

Cette période inédite où nous passons au bas mot une dizaine d’heures par jour devant des écrans n’est pas exempte de risques, loin s’en faut.

Je ne parle pas ici des risques psychologiques, ni non plus de santé cardiovasculaire, à force de ne plus jamais bouger. Non, plus basiquement, je parle des risques de se faire “hypnotiser” pour dire les choses plus simplement, piéger.

Derrière un écran, on manque toujours de recul, cela fait partie du truc. Et donc, on ne comprend pas tout de suite, et souvent, trop tard, qu’on est en train de se faire arnaquer : d’où le mot “hypnotiser”.

Des arnaques souvent affreusement banales, médiocres, que nous détections facilement dans la vie réelle, mais qui nous piègent, dans notre vie numérique.

Alors, je rappellerai ici les fondamentaux : Si un produit ne semble pas à son vrai prix, mais super bradé : méfiez-vous. Il est peut-être de très mauvaise qualité, ou vous ne recevrez rien du tout.

Si on vous promet un prix, un lot, un gain, un cadeau : méfiez-vous. Personne n’organise de loteries gratuites pour distribuer de l’argent à tout venant, et les cadeaux d’inconnus ne sont jamais désintéressés, quand ils existent.

Enfin, si l’on vous annonce un remboursement auquel vous ne vous attendiez pas, que ce soit le remboursement d’un achat, de soins médicaux ou d’une taxe ou d’un impôt : méfiez-vous. Quand on vous doit quelque chose dans la vraie vie, vous devez le réclamer, parfois, avec insistance.

Il n’y a aucune raison pour que cela soit différent avec Internet.

Cette période inédite où nous passons au bas mot une dizaine d’heures par jour devant des écrans n’est pas exempte de risques, loin s’en faut. Je ne parle pas ici des risques psychologiques, ni non plus de santé cardiovasculaire, à force de ne plus jamais bouger. Non, plus basiquement, je parle des risques de se faire “hypnotiser” pour dire les choses plus simplement, piéger. Derrière un écran, on manque toujours de recul, cela fait partie du truc. Et donc, on ne comprend pas tout de suite, et souvent, trop tard, qu’on est en train de se faire arnaquer : d’où le mot “hypnotiser”. Des arnaques souvent affreusement banales, médiocres, que nous détections facilement dans la vie réelle, mais qui nous piègent, dans notre vie numérique. Alors, je rappellerai ici les fondamentaux : Si un produit ne semble pas à son vrai prix, mais super bradé : méfiez-vous. Il est peut-être de très mauvaise qualité, ou vous ne recevrez rien du tout. Si on vous promet un prix, un lot, un gain, un cadeau : méfiez-vous. Personne n’organise de loteries gratuites pour distribuer de l’argent à tout venant, et les cadeaux d’inconnus ne sont jamais désintéressés, quand ils existent. Enfin, si l’on vous annonce un remboursement auquel vous ne vous attendiez pas, que ce soit le remboursement d’un achat, de soins médicaux ou d’une taxe ou d’un impôt : méfiez-vous. Quand on vous doit quelque chose dans la vraie vie, vous devez le réclamer, parfois, avec insistance. Il n’y a aucune raison pour que cela soit différent avec Internet.

09 février 2021

La Minute Eco : la vérité sur le e-commerce en temps de crise

Il est bon parfois de rétablir certaines vérités, surtout quand on a beaucoup beaucoup propagé la rumeur.

L’an dernier à l’occasion du premier confinement et dans une moindre mesure, du second, les cybercommerçants, et en particulier Amazon, ont été accusés de profiter de la crise. On nous a décrit des géants du e-commerce doublant, triplant quadruplant leur chiffre d’affaires, en le piquant aux commerçants fermés bien malgré eux.

La réalité est toute autre : en 2020, le chiffre d’affaires du e-commerce a progressé de 8,5 %. Vous me direz, c’est déjà beaucoup quand on le compare à ceux qui ont perdu, 50, 60, 70 % ou plus, mais le fameux transfert évoqué à moindre reprises n’a pas eu lieu. La preuve : le chiffre d’affaires du e-commerce français avait plus progressé entre 2019 et 2020.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que dans ce chiffre d’affaires, une partie a été réalisée par de nouveaux entrants : essentiellement des commerces traditionnels qui se sont mis à vendre en ligne sur les places de marché d’Amazon, CDiscount ou encore Ebay.

Il faut cependant aussi rappeler que dans les ventes en ligne, on compte en temps normal les ventes de voyages, de places de théâtre ou de concerts, et d’entrées de parcs d’attraction ; et là, malheureusement, bien évidemment les chiffres ne sont pas bons.

Mais pour être complet sur le sujet, retenez que pour 10 euros dépensés par les consommateurs français chez des commerçants l’an dernier, 1 seul l’a été en ligne.

Il est bon parfois de rétablir certaines vérités, surtout quand on a beaucoup beaucoup propagé la rumeur. L’an dernier à l’occasion du premier confinement et dans une moindre mesure, du second, les cybercommerçants, et en particulier Amazon, ont été accusés de profiter de la crise. On nous a décrit des géants du e-commerce doublant, triplant quadruplant leur chiffre d’affaires, en le piquant aux commerçants fermés bien malgré eux. La réalité est toute autre : en 2020, le chiffre d’affaires du e-commerce a progressé de 8,5 %. Vous me direz, c’est déjà beaucoup quand on le compare à ceux qui ont perdu, 50, 60, 70 % ou plus, mais le fameux transfert évoqué à moindre reprises n’a pas eu lieu. La preuve : le chiffre d’affaires du e-commerce français avait plus progressé entre 2019 et 2020. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que dans ce chiffre d’affaires, une partie a été réalisée par de nouveaux entrants : essentiellement des commerces traditionnels qui se sont mis à vendre en ligne sur les places de marché d’Amazon, CDiscount ou encore Ebay. Il faut cependant aussi rappeler que dans les ventes en ligne, on compte en temps normal les ventes de voyages, de places de théâtre ou de concerts, et d’entrées de parcs d’attraction ; et là, malheureusement, bien évidemment les chiffres ne sont pas bons. Mais pour être complet sur le sujet, retenez que pour 10 euros dépensés par les consommateurs français chez des commerçants l’an dernier, 1 seul l’a été en ligne.

08 février 2021

La Minute Eco : remplacer “stop pub” par “oui pub” sur nos boîtes aux lettres

En début de semaine, je suis allé vider une boîte aux lettres professionnelle que je ne consulte qu’une fois par trimestre. Normal : désormais, on reçoit quasiment tout par mail. Et en effet, à l’intérieur, il y avait une seule facture, des tas de courriers administratifs parfaitement inutiles, des relevés bancaires que j’ai aussi en ligne et.... un tombereau de publicités. Pour dire les choses autrement, ma boîte était remplie à 95 % de prospectus, catalogues et courriers publicitaires envoyés par la Poste en tous genres.

Bien sûr, on peut toujours essayer de mettre un autocollant “stop pub” sur sa boîte aux lettres... 1 Français sur 3 l’utilise, et 1 sur 4 envisage de le faire bientôt.

Mais ceux qui ont déjà l’autocollant sur leur boîte aux lettres peuvent témoigner : ça ne marche pas à tous les coups.

C’est pour cette raison qu’un projet de loi est visiblement en préparation. Il vise à remplacer “stop pub” par “oui pub”.

Concrètement, si une telle loi est adoptée, seuls ceux qui auront apposé un autocollant “oui pub” sur leur boîte aux lettres recevront prospectus et catalogues. En réalité, la mesure n’aura rien d’automatique : elle devra être confirmée au niveau local, par exemple, par un arrêté municipal.

Paradoxe : quand on demande aux Français s’ils reçoivent trop de publicités dans leur boîte aux lettres, ils répondent oui. Mais quand on leur demande s’ils font des bonnes affaires grâce aux offres promotionnelles et aux catalogues, ils répondent aussi très majoritairement oui.

En réalité, le problème n’est pas de recevoir de la pub, mais de pouvoir recevoir la pub que l’on désire, et ça, pour l’instant, il n’y a pas de solution.

En début de semaine, je suis allé vider une boîte aux lettres professionnelle que je ne consulte qu’une fois par trimestre. Normal : désormais, on reçoit quasiment tout par mail. Et en effet, à l’intérieur, il y avait une seule facture, des tas de courriers administratifs parfaitement inutiles, des relevés bancaires que j’ai aussi en ligne et.... un tombereau de publicités. Pour dire les choses autrement, ma boîte était remplie à 95 % de prospectus, catalogues et courriers publicitaires envoyés par la Poste en tous genres. Bien sûr, on peut toujours essayer de mettre un autocollant “stop pub” sur sa boîte aux lettres... 1 Français sur 3 l’utilise, et 1 sur 4 envisage de le faire bientôt. Mais ceux qui ont déjà l’autocollant sur leur boîte aux lettres peuvent témoigner : ça ne marche pas à tous les coups. C’est pour cette raison qu’un projet de loi est visiblement en préparation. Il vise à remplacer “stop pub” par “oui pub”. Concrètement, si une telle loi est adoptée, seuls ceux qui auront apposé un autocollant “oui pub” sur leur boîte aux lettres recevront prospectus et catalogues. En réalité, la mesure n’aura rien d’automatique : elle devra être confirmée au niveau local, par exemple, par un arrêté municipal. Paradoxe : quand on demande aux Français s’ils reçoivent trop de publicités dans leur boîte aux lettres, ils répondent oui. Mais quand on leur demande s’ils font des bonnes affaires grâce aux offres promotionnelles et aux catalogues, ils répondent aussi très majoritairement oui. En réalité, le problème n’est pas de recevoir de la pub, mais de pouvoir recevoir la pub que l’on désire, et ça, pour l’instant, il n’y a pas de solution.

05 février 2021

La Minute Eco : petits coups de pouce aux étudiants dans la galère

Je m’adresse aujourd’hui aux 2,6 millions d’étudiants qui sont nombreux, comme beaucoup d’autres catégories de Français, à être dans la galère : la disparition quasi totale des petits boulots d’un côté, et la baisse des revenus des parents de l’autre, ce qui limite ou empêche les coups de pouce, en met des centaines de milliers dans une situation de galère monumentale.

On ne peut donc que saluer le geste d’Intermarché à leur intention. Jusqu’à lundi prochain, les étudiants qui dépenseront 20 euros dans l’un des 1 840 magasins du groupe recevront en retour un bon d’achat de 10 euros. Bien évidemment, on peut se mettre à plusieurs pour atteindre le seuil des 20 euros, et se partager ensuite le bon d’achat.

Maintenant, si vous avez des étudiants dans votre entourage, par exemple, sur le même palier ou dans le même immeuble, en temps normal, je vous dirai bien de les inviter à dîner.

Mais à cause de la pandémie, ce n’est pas la meilleure idée du monde. Alors, revenons-en aux bonnes vieilles méthodes, celles que m’ont transmises mes parents avec la place du pauvre qui restait vide à table : quand vous préparez un plat familial, gardez une part et offrez-là à ce voisin ou cette voisine étudiante. Même s’il n’est pas autant en galère que d’autres, ça lui fera forcément plaisir, mais aussi du bien... La même chose est aussi valable pour cette personne âgée que l’on ne croise pas souvent, et qui en ce moment, n’ose plus sortir, ou pour cette maman qui élève seule son enfant...

Je m’adresse aujourd’hui aux 2,6 millions d’étudiants qui sont nombreux, comme beaucoup d’autres catégories de Français, à être dans la galère : la disparition quasi totale des petits boulots d’un côté, et la baisse des revenus des parents de l’autre, ce qui limite ou empêche les coups de pouce, en met des centaines de milliers dans une situation de galère monumentale. On ne peut donc que saluer le geste d’Intermarché à leur intention. Jusqu’à lundi prochain, les étudiants qui dépenseront 20 euros dans l’un des 1 840 magasins du groupe recevront en retour un bon d’achat de 10 euros. Bien évidemment, on peut se mettre à plusieurs pour atteindre le seuil des 20 euros, et se partager ensuite le bon d’achat. Maintenant, si vous avez des étudiants dans votre entourage, par exemple, sur le même palier ou dans le même immeuble, en temps normal, je vous dirai bien de les inviter à dîner. Mais à cause de la pandémie, ce n’est pas la meilleure idée du monde. Alors, revenons-en aux bonnes vieilles méthodes, celles que m’ont transmises mes parents avec la place du pauvre qui restait vide à table : quand vous préparez un plat familial, gardez une part et offrez-là à ce voisin ou cette voisine étudiante. Même s’il n’est pas autant en galère que d’autres, ça lui fera forcément plaisir, mais aussi du bien... La même chose est aussi valable pour cette personne âgée que l’on ne croise pas souvent, et qui en ce moment, n’ose plus sortir, ou pour cette maman qui élève seule son enfant...

04 février 2021

La minute Eco : la pub sur les radios du service public signe la mort des radios privées

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de votre radio préférée, car l’heure est grave. Avant ou après la Minute Eco, avant ou après une chanson, et en tout cas plusieurs fois par heure, nous diffusons des spots publicitaires. Sachez-le : ce sont ces spots publicitaires qui permettent à votre radio d’exister : ils financent les émetteurs, les artistes compositeurs et les maisons de disques, le salaire des techniciens et des animateurs, et tous les chroniqueurs, dont votre serviteur.

Les radios privées ne reçoivent aucune subvention de l’Etat pour fonctionner.

Or, aujourd’hui, le gouvernement souhaite autoriser les radios de service public à accéder sans aucune limite au marché publicitaire.

Pourtant, Radio France et ses 7 radios de service public disposent d’un budget de fonctionnement de 630 millions d’euros. Une somme financée à 90 % par vos impôts, grâce à la fameuse redevance audiovisuelle.

En face, les quelque 330 radios privées commerciales françaises disposent d’un budget d’un peu plus de 500 millions d’euros : c’est la taille du marché publicitaire de la radio en France.

Vous avez compris le problème : 330 radios privées financées par 500 millions d’euros de publicité, font face à sept radios de service public qui disposent déjà de 630 millions d’euros de budget. Des radios qui ont en prime déjà le droit de diffuser de la publicité : le service public a pris 10 % du marché français l’an dernier.

Si l’Etat débloque totalement l’accès à la pub pour le service public, c’est votre radio qui est menacée de disparition. Pas dans cinq ans, mais dès cette année.

Alors, si vous n’êtes pas d’accord, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écrivez à votre député, son adresse se trouve sur le site de l’Assemblée nationale. Merci pour votre soutien et à demain !

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de votre radio préférée, car l’heure est grave. Avant ou après la Minute Eco, avant ou après une chanson, et en tout cas plusieurs fois par heure, nous diffusons des spots publicitaires. Sachez-le : ce sont ces spots publicitaires qui permettent à votre radio d’exister : ils financent les émetteurs, les artistes compositeurs et les maisons de disques, le salaire des techniciens et des animateurs, et tous les chroniqueurs, dont votre serviteur. Les radios privées ne reçoivent aucune subvention de l’Etat pour fonctionner. Or, aujourd’hui, le gouvernement souhaite autoriser les radios de service public à accéder sans aucune limite au marché publicitaire. Pourtant, Radio France et ses 7 radios de service public disposent d’un budget de fonctionnement de 630 millions d’euros. Une somme financée à 90 % par vos impôts, grâce à la fameuse redevance audiovisuelle. En face, les quelque 330 radios privées commerciales françaises disposent d’un budget d’un peu plus de 500 millions d’euros : c’est la taille du marché publicitaire de la radio en France. Vous avez compris le problème : 330 radios privées financées par 500 millions d’euros de publicité, font face à sept radios de service public qui disposent déjà de 630 millions d’euros de budget. Des radios qui ont en prime déjà le droit de diffuser de la publicité : le service public a pris 10 % du marché français l’an dernier. Si l’Etat débloque totalement l’accès à la pub pour le service public, c’est votre radio qui est menacée de disparition. Pas dans cinq ans, mais dès cette année. Alors, si vous n’êtes pas d’accord, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écrivez à votre député, son adresse se trouve sur le site de l’Assemblée nationale. Merci pour votre soutien et à demain !

03 février 2021

La Minute Eco : quitte à porter les couleurs nationales, autant que ce soit du "made in France" !

Il n’y a pas si longtemps, il était banal de porter un T-shirt ou un blouson avec un drapeau américain dessus. Sur les scooters et les casques de moto, le drapeau italien faisait chic. Et les conducteurs de Mini narguent les autres automobilistes avec des feux stylisant l’Union Jack, quand il n’est pas peint en immense sur leur toit.

Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, il est de plus en plus fréquent de trouver des produits arborant un petit ou un grand drapeau tricolore, ou mieux encore, mettant en scène les couleurs nationales. Pas plus tard qu’hier, j’ai acheté à un de mes garçons un magnifique polo bleu blanc rouge dans un supermarché.

On ne peut que se réjouir du fait que le drapeau français soit à la mode, et qu’il permette de distinguer certains produits des autres.

Encore faudrait-il que la mise en avant des couleurs nationales soit cohérente : autrement dit, que le produit en question soit réellement made in France. Et c’est malheureusement assez rarement le cas.

Depuis quelques jours, une pétition lancée par l’ancien ministre Yves Jego réclame de réserver l’utilisation des drapeaux français aux seuls produits réellement fabriqués en France. Une mesure qui existe déjà pour les aliments transformés, et permet aux consommateurs d’acheter à 60 % du “made in France”. Si les Français achetaient aussi à 60 % des vêtements fabriqués en France, l’industrie textile pourrait créer plus de 100 000 emplois dans l’Hexagone en quelques années.

Si la pétition vous intéresse, vous la trouverez sur change.org, “protégeons nos produits”.

Il n’y a pas si longtemps, il était banal de porter un T-shirt ou un blouson avec un drapeau américain dessus. Sur les scooters et les casques de moto, le drapeau italien faisait chic. Et les conducteurs de Mini narguent les autres automobilistes avec des feux stylisant l’Union Jack, quand il n’est pas peint en immense sur leur toit. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, il est de plus en plus fréquent de trouver des produits arborant un petit ou un grand drapeau tricolore, ou mieux encore, mettant en scène les couleurs nationales. Pas plus tard qu’hier, j’ai acheté à un de mes garçons un magnifique polo bleu blanc rouge dans un supermarché. On ne peut que se réjouir du fait que le drapeau français soit à la mode, et qu’il permette de distinguer certains produits des autres. Encore faudrait-il que la mise en avant des couleurs nationales soit cohérente : autrement dit, que le produit en question soit réellement made in France. Et c’est malheureusement assez rarement le cas. Depuis quelques jours, une pétition lancée par l’ancien ministre Yves Jego réclame de réserver l’utilisation des drapeaux français aux seuls produits réellement fabriqués en France. Une mesure qui existe déjà pour les aliments transformés, et permet aux consommateurs d’acheter à 60 % du “made in France”. Si les Français achetaient aussi à 60 % des vêtements fabriqués en France, l’industrie textile pourrait créer plus de 100 000 emplois dans l’Hexagone en quelques années. Si la pétition vous intéresse, vous la trouverez sur change.org, “protégeons nos produits”.

02 février 2021