Commerçants, artisans, entrepreneurs locaux, communiquez local -> en savoir plus

La Minute Éco

La Minute Eco : Ne prenez pas les indicateurs économiques pour argent comptant

Depuis des mois, vous entendez quasiment tous les jours tomber des chiffres à la radio. Des chiffres destinés à tenter d’expliquer ce qui se passe, tant sur le plan sanitaire, que sur le plan économique.

Mais on l’a vu avec le coronavirus : il a fallu changer plusieurs fois d’indicateurs, ou encore de méthode de calcul, parce qu’ils n’étaient pas satisfaisants. Et aujourd’hui encore, on navigue en grande partie à vue.

Et bien, c’est un peu pareil pour les indicateurs économiques. Il faut, là aussi, apprendre à prendre du recul.

On nous a dit par exemple que l’activité économique avait chuté de près de 14 % en France, au deuxième trimestre. Du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une grosse partie de ce chiffre est totalement estimée, simulée, pour ne pas dire, inventée.

En effet, quand on calcule l’activité économique, en France, on intègre aussi tous les services publics. Or, comme une large partie ne produisent pas de biens ou de services, on a décidé de simuler leur contribution au Produit Intérieur Brut, le fameux PIB. Résultat : la fermeture des écoles, l’arrêt des tribunaux, la baisse de l’activité de la police, tout cela a été comptabilisé dans la baisse du PIB.

A l’inverse, on nous dit que l’activité a rebondi de 16 % depuis le mois de juin. Tout va bien, est-on tenté de penser. Mais là encore, il y a un biais mathématique. Le rebond est de 16 % par rapport au trimestre précédent, en recul de 14 %. En réalité, le dernier trimestre a donc rattrapé une partie du retard, du déficit, mais pas tout.

Pensez bien à tout cela la prochaine fois que vous entendrez des bons, ou des mauvais chiffres.

Depuis des mois, vous entendez quasiment tous les jours tomber des chiffres à la radio. Des chiffres destinés à tenter d’expliquer ce qui se passe, tant sur le plan sanitaire, que sur le plan économique. Mais on l’a vu avec le coronavirus : il a fallu changer plusieurs fois d’indicateurs, ou encore de méthode de calcul, parce qu’ils n’étaient pas satisfaisants. Et aujourd’hui encore, on navigue en grande partie à vue. Et bien, c’est un peu pareil pour les indicateurs économiques. Il faut, là aussi, apprendre à prendre du recul. On nous a dit par exemple que l’activité économique avait chuté de près de 14 % en France, au deuxième trimestre. Du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais ce qu’il faut savoir, c’est qu’une grosse partie de ce chiffre est totalement estimée, simulée, pour ne pas dire, inventée. En effet, quand on calcule l’activité économique, en France, on intègre aussi tous les services publics. Or, comme une large partie ne produisent pas de biens ou de services, on a décidé de simuler leur contribution au Produit Intérieur Brut, le fameux PIB. Résultat : la fermeture des écoles, l’arrêt des tribunaux, la baisse de l’activité de la police, tout cela a été comptabilisé dans la baisse du PIB. A l’inverse, on nous dit que l’activité a rebondi de 16 % depuis le mois de juin. Tout va bien, est-on tenté de penser. Mais là encore, il y a un biais mathématique. Le rebond est de 16 % par rapport au trimestre précédent, en recul de 14 %. En réalité, le dernier trimestre a donc rattrapé une partie du retard, du déficit, mais pas tout. Pensez bien à tout cela la prochaine fois que vous entendrez des bons, ou des mauvais chiffres.

09 octobre 2020

La Minute Eco : la suppression de la taxe d’habitation, c’est aujourd’hui que ça tombe !

Avec un peu de chance, vous devriez avoir une petite surprise sur votre compte en banque si vous le consultez tout à l’heure. Pour avoir cette chance, il faut faire partie des 7 millions de contribuables mensualisés pour le paiement de la taxe d’habitation, contribuables qui n’ont pas pensé à demander une baisse des prélèvements en début d’année.

Ils ont donc payé un peu trop d’impôts tous les mois depuis janvier, et c’est seulement cette semaine que le fisc a fait ses comptes, et a décidé de les rembourser du trop-perçu.

En moyenne, les contribuables concernés, à la louche un foyer fiscal sur cinq, devraient toucher 220 euros. Mais pour certains, la somme peut facilement atteindre le double !

Tout cela est bien entendu la conséquence directe de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables. Les 20 % restants, dont les revenus sont supérieurs à un certain montant, devront attendre 2023 pour en être à leur tour exonérés.

Attention en revanche : la taxe d’habitation reste exigible pour les résidences secondaires ainsi que les maisons de famille.

Par ailleurs, la redevance audiovisuelle, qui était jusqu’ici collectée avec la taxe d’habitation demeure exigible. Il faudra la payer avant le 16 novembre prochain.

Avec un peu de chance, vous devriez avoir une petite surprise sur votre compte en banque si vous le consultez tout à l’heure. Pour avoir cette chance, il faut faire partie des 7 millions de contribuables mensualisés pour le paiement de la taxe d’habitation, contribuables qui n’ont pas pensé à demander une baisse des prélèvements en début d’année. Ils ont donc payé un peu trop d’impôts tous les mois depuis janvier, et c’est seulement cette semaine que le fisc a fait ses comptes, et a décidé de les rembourser du trop-perçu. En moyenne, les contribuables concernés, à la louche un foyer fiscal sur cinq, devraient toucher 220 euros. Mais pour certains, la somme peut facilement atteindre le double ! Tout cela est bien entendu la conséquence directe de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables. Les 20 % restants, dont les revenus sont supérieurs à un certain montant, devront attendre 2023 pour en être à leur tour exonérés. Attention en revanche : la taxe d’habitation reste exigible pour les résidences secondaires ainsi que les maisons de famille. Par ailleurs, la redevance audiovisuelle, qui était jusqu’ici collectée avec la taxe d’habitation demeure exigible. Il faudra la payer avant le 16 novembre prochain.

08 octobre 2020

La Minute Eco : faites-vous connaître de votre conseiller bancaire

Vous avez peut-être entendu parler de l’histoire de ce Britannique qui a racheté la banque qui lui avait refusé un crédit quand il avait 20 Ans. En réalité, ce n’est pas vraiment la banque qu’il a rachetée, mais l’immeuble dans lequel elle se trouvait ; mais le pied de nez reste amusant.

Comme tout le monde n’a pas la chance de devenir millionnaire et pouvoir ainsi se moquer de son banquier, écoutez bien ces quelques conseils.

Vous ne le savez peut-être pas, mais votre conseiller, et son directeur d’agence, ont quand même pas mal de pouvoirs. Par exemple, ils peuvent vous accorder des remises sur des services, ou encore vous rembourser des frais que vous estimez indus, ou excessifs.

De la même manière, ils peuvent influer sur le taux d’un crédit, qu’il s’agisse d’un crédit immobilier ou consommation. Ils peuvent aussi vous faire une fleur sur un tarif d’assurance, puisque les banques, aujourd’hui, vendent aussi quasiment toutes de l’assurance en plus de vendre des produits bancaires.

Mais pour cela, encore faudrait-il que vous connaissiez votre conseiller, mais que lui aussi vous connaisse. Cela veut donc dire : prenez rendez-vous. Prenez rendez-vous pour faire le point sur votre situation. Même si elle est compliquée ou tendue, je dirai même plus, surtout si elle est compliquée ou tendue. Un banquier qui vous connaît propose des solutions. Un autre appuie sur le bouton rouge, et la machine à frais d’incidents s’emballe.

Je parlais d’assurance à l’instant, sachez-le : votre banquier sera ravi que vous lui apportiez le contrat de la maison ou de la voiture. Même si vous ne le choisissez pas, parce qu’il est plus cher, il y sera sensible. Et s’il est plus compétitif, basculer chez lui, c’est disposer d’un argument pour négocier, en cas de souci.

Vous avez peut-être entendu parler de l’histoire de ce Britannique qui a racheté la banque qui lui avait refusé un crédit quand il avait 20 Ans. En réalité, ce n’est pas vraiment la banque qu’il a rachetée, mais l’immeuble dans lequel elle se trouvait ; mais le pied de nez reste amusant. Comme tout le monde n’a pas la chance de devenir millionnaire et pouvoir ainsi se moquer de son banquier, écoutez bien ces quelques conseils. Vous ne le savez peut-être pas, mais votre conseiller, et son directeur d’agence, ont quand même pas mal de pouvoirs. Par exemple, ils peuvent vous accorder des remises sur des services, ou encore vous rembourser des frais que vous estimez indus, ou excessifs. De la même manière, ils peuvent influer sur le taux d’un crédit, qu’il s’agisse d’un crédit immobilier ou consommation. Ils peuvent aussi vous faire une fleur sur un tarif d’assurance, puisque les banques, aujourd’hui, vendent aussi quasiment toutes de l’assurance en plus de vendre des produits bancaires. Mais pour cela, encore faudrait-il que vous connaissiez votre conseiller, mais que lui aussi vous connaisse. Cela veut donc dire : prenez rendez-vous. Prenez rendez-vous pour faire le point sur votre situation. Même si elle est compliquée ou tendue, je dirai même plus, surtout si elle est compliquée ou tendue. Un banquier qui vous connaît propose des solutions. Un autre appuie sur le bouton rouge, et la machine à frais d’incidents s’emballe. Je parlais d’assurance à l’instant, sachez-le : votre banquier sera ravi que vous lui apportiez le contrat de la maison ou de la voiture. Même si vous ne le choisissez pas, parce qu’il est plus cher, il y sera sensible. Et s’il est plus compétitif, basculer chez lui, c’est disposer d’un argument pour négocier, en cas de souci.

07 octobre 2020

La Minute Eco : relisez vos contrats d’assurances

Qu’on le veuille ou non, les mois d’automne et d’hiver sont plus propices que les autres aux catastrophes, comme celles qui ont frappé brutalement les Alpes-Maritimes, vendredi le 2 octobre dernier.

Aussi, il est bon de savoir comment l’on est couvert par les assurances : relisez vos contrats pour éventuellement, souscrire des options.

Ainsi, par exemple, tous les contrats d’assurance habitation ne se valent pas. Certains proposent une garantie « reconstruction à l’identique ». L’avantage principal d’une telle garantie, c’est que la prise en charge n’est pas diminuée de la vétusté de la maison.

L’assurance payera tout, normalement sans broncher. En réalité, il faut bien rester derrière, et ne pas hésiter à demander une contre-expertise si l’indemnisation ou les travaux proposés ne vous conviennent pas.

Par ailleurs, les affaires qui se trouvent dans la maison sont garanties jusqu’à une certaine valeur. Or, bien souvent, cette valeur est fixée en fonction d’un risque de vol. On se dit qu’on se fait voler une télé ou un ordinateur, mais beaucoup moins souvent une machine à laver ou une chambre à coucher. Pourtant, en cas de sinistre, il faudra bien les faire remplacer. Vérifiez donc la valeur des biens dans votre maison figurant sur le contrat.

Enfin, pour les véhicules, sachez qu’une voiture ou une moto assurée au tiers n’est normalement pas couverte si elle est détruite ou emportée par une tempête. Pas besoin pour autant d’être assuré tous risques. Il faut simplement souscrire à l’option bris de glace - incendie, pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par an seulement.

N’hésitez pas à faire un point avec votre assureur, mais aussi à regarder du côté de la concurrence. De nos jours, avec la loi Hamon, on peut changer de contrat très facilement, et c’est le nouvel assureur qui s’occupe de toutes les démarches, à votre place.

Qu’on le veuille ou non, les mois d’automne et d’hiver sont plus propices que les autres aux catastrophes, comme celles qui ont frappé brutalement les Alpes-Maritimes, vendredi le 2 octobre dernier. Aussi, il est bon de savoir comment l’on est couvert par les assurances : relisez vos contrats pour éventuellement, souscrire des options. Ainsi, par exemple, tous les contrats d’assurance habitation ne se valent pas. Certains proposent une garantie « reconstruction à l’identique ». L’avantage principal d’une telle garantie, c’est que la prise en charge n’est pas diminuée de la vétusté de la maison. L’assurance payera tout, normalement sans broncher. En réalité, il faut bien rester derrière, et ne pas hésiter à demander une contre-expertise si l’indemnisation ou les travaux proposés ne vous conviennent pas. Par ailleurs, les affaires qui se trouvent dans la maison sont garanties jusqu’à une certaine valeur. Or, bien souvent, cette valeur est fixée en fonction d’un risque de vol. On se dit qu’on se fait voler une télé ou un ordinateur, mais beaucoup moins souvent une machine à laver ou une chambre à coucher. Pourtant, en cas de sinistre, il faudra bien les faire remplacer. Vérifiez donc la valeur des biens dans votre maison figurant sur le contrat. Enfin, pour les véhicules, sachez qu’une voiture ou une moto assurée au tiers n’est normalement pas couverte si elle est détruite ou emportée par une tempête. Pas besoin pour autant d’être assuré tous risques. Il faut simplement souscrire à l’option bris de glace - incendie, pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par an seulement. N’hésitez pas à faire un point avec votre assureur, mais aussi à regarder du côté de la concurrence. De nos jours, avec la loi Hamon, on peut changer de contrat très facilement, et c’est le nouvel assureur qui s’occupe de toutes les démarches, à votre place.

06 octobre 2020

La Minute Eco : c’est le moment de régler votre taxe foncière

Si vous ne l’aviez pas déjà téléchargée sur impots.gouv.fr, la taxe foncière 2020 a dû vous arriver par courrier. Si vous n’avez rien reçu, ce n’est pas une bonne idée de faire le mort, car la relance, elle, vous arrivera à coup sûr par la Poste, avec une pénalité de retard d’au moins 10 %.

La date limite pour régler la taxe foncière est fixée comme chaque année au 15 octobre. Vous avez donc 10 jours, pas un de plus, pour aller payer dans un centre des impôts ou pour envoyer un chèque, ou bien le déposer dans la boîte du centre.

Mais si vous décidez de payer en ligne, vous bénéficiez d’un petit sursis. La date limite de règlement en ligne est cette fois fixée au 20 octobre. Mieux encore, si vous remplissez un mandat SEPA pour autoriser le prélèvement de l’impôt, celui-ci n’interviendra pas avant le 26 octobre.

Maintenant, vous ne pouvez pas payer la taxe foncière, car l’argent n’est pas là. Pas de panique : il est encore temps pour demander un délai. Le meilleur moyen, c’est d’envoyer un courrier électronique à votre centre des impôts depuis la messagerie sécurisée de votre espace personnel, sur impots.gouv.fr. Vous expliquez pourquoi vous ne pouvez pas payer. De l’arrêt maladie à la perte d’emploi en passant par le divorce ou des difficultés financières récurrentes, tout est acceptable, tout est valable, pour demander des facilités de paiement.

Ensuite, proposez - de vous-même - un échéancier. Vous pouvez tenter d’étaler le paiement sur six mois, si vous pensez pouvoir tenir les échéances. Avec un peu de chance, ce sera accepté. Vous pouvez aussi faire cette demande par courrier, avec, idéalement, le premier chèque de la première échéance dans l’enveloppe.

Enfin, si vous ne pouvez vraiment pas payer, alors, tentez la demande de remise gracieuse. Si votre situation financière est jugée suffisamment compliquée, vous pouvez espérer l’obtenir.

Si vous ne l’aviez pas déjà téléchargée sur impots.gouv.fr, la taxe foncière 2020 a dû vous arriver par courrier. Si vous n’avez rien reçu, ce n’est pas une bonne idée de faire le mort, car la relance, elle, vous arrivera à coup sûr par la Poste, avec une pénalité de retard d’au moins 10 %. La date limite pour régler la taxe foncière est fixée comme chaque année au 15 octobre. Vous avez donc 10 jours, pas un de plus, pour aller payer dans un centre des impôts ou pour envoyer un chèque, ou bien le déposer dans la boîte du centre. Mais si vous décidez de payer en ligne, vous bénéficiez d’un petit sursis. La date limite de règlement en ligne est cette fois fixée au 20 octobre. Mieux encore, si vous remplissez un mandat SEPA pour autoriser le prélèvement de l’impôt, celui-ci n’interviendra pas avant le 26 octobre. Maintenant, vous ne pouvez pas payer la taxe foncière, car l’argent n’est pas là. Pas de panique : il est encore temps pour demander un délai. Le meilleur moyen, c’est d’envoyer un courrier électronique à votre centre des impôts depuis la messagerie sécurisée de votre espace personnel, sur impots.gouv.fr. Vous expliquez pourquoi vous ne pouvez pas payer. De l’arrêt maladie à la perte d’emploi en passant par le divorce ou des difficultés financières récurrentes, tout est acceptable, tout est valable, pour demander des facilités de paiement. Ensuite, proposez - de vous-même - un échéancier. Vous pouvez tenter d’étaler le paiement sur six mois, si vous pensez pouvoir tenir les échéances. Avec un peu de chance, ce sera accepté. Vous pouvez aussi faire cette demande par courrier, avec, idéalement, le premier chèque de la première échéance dans l’enveloppe. Enfin, si vous ne pouvez vraiment pas payer, alors, tentez la demande de remise gracieuse. Si votre situation financière est jugée suffisamment compliquée, vous pouvez espérer l’obtenir.

05 octobre 2020

La Minute Eco : Et si vous investissiez dans 1 500 PME françaises ?

En temps de crise, il est courant que les gouvernements lancent des emprunts afin de financer, par exemple, l’effort de guerre, ou bien encore, la relance de l’économie.

Mais il est moins banal qu’un gouvernement lance un fonds d’investissement, afin de financer directement des entreprises.

C’est pourtant ce qu’il est possible de faire depuis hier soir, en allant sur Internet et en tapant 123-im.com, ou encore en demandant de l’aide à son banquier.

Concrètement, la banque publique d’investissement a rassemblé quelque 1 500 PME, souvent, assez jeunes, la plupart du temps innovantes, et les a placées virtuellement bien sûr dans un portefeuille d’investissement.

Tout un chacun peut décider de devenir actionnaire de ce fonds, et donc, par contrecoups d’une toute petite partie de ces 1 500 PME majoritairement françaises.

Si la porte est ouverte à tous, il y a tout de même un ticket d’entrée minimum : 5 000 euros.

Bien entendu, pour attirer le chaland, il y a une promesse à la clef, un rendement canon, de dix à quinze fois plus qu’un livret A, soit 5 à 7 % par an.

Mais attention ! Si l’argent placé sur un livret A est à l’abri des coups de tabac, l’argent que vous placeriez dans “BPIfrance Entreprises 1” pourrait, lui, subir les aléas de l’économie. On peut donc gagner 5 à 7 % par an, ou bien perdre une partie de son capital à la sortie, sachant que les souscripteurs embarquent forcément pour 5 ans.

En temps de crise, il est courant que les gouvernements lancent des emprunts afin de financer, par exemple, l’effort de guerre, ou bien encore, la relance de l’économie. Mais il est moins banal qu’un gouvernement lance un fonds d’investissement, afin de financer directement des entreprises. C’est pourtant ce qu’il est possible de faire depuis hier soir, en allant sur Internet et en tapant 123-im.com, ou encore en demandant de l’aide à son banquier. Concrètement, la banque publique d’investissement a rassemblé quelque 1 500 PME, souvent, assez jeunes, la plupart du temps innovantes, et les a placées virtuellement bien sûr dans un portefeuille d’investissement. Tout un chacun peut décider de devenir actionnaire de ce fonds, et donc, par contrecoups d’une toute petite partie de ces 1 500 PME majoritairement françaises. Si la porte est ouverte à tous, il y a tout de même un ticket d’entrée minimum : 5 000 euros. Bien entendu, pour attirer le chaland, il y a une promesse à la clef, un rendement canon, de dix à quinze fois plus qu’un livret A, soit 5 à 7 % par an. Mais attention ! Si l’argent placé sur un livret A est à l’abri des coups de tabac, l’argent que vous placeriez dans “BPIfrance Entreprises 1” pourrait, lui, subir les aléas de l’économie. On peut donc gagner 5 à 7 % par an, ou bien perdre une partie de son capital à la sortie, sachant que les souscripteurs embarquent forcément pour 5 ans.

02 octobre 2020

La Minute Eco : argent, immobilier, parmesan... ces garanties acceptées par les banques

Il s’est passé quelque chose d’incroyable cette semaine en Italie. Une banque, en l'occurrence la Deutsche Bank, a accepté de prêter 30 millions d’euros à un entrepreneur en prenant pour garantie... des meules de parmesan. Pas quelques dizaines, mais pas moins de 125 000 meules, d’un poids de 40 kilos chacune.

Le banquier n’est pas fou : ces 5 tonnes de fromage valent en réalité plus de 90 millions d’euros au prix du kilo. Et le parmesan se conserve longtemps, pourvu qu’il reste bien à l’abri et au frais dans une cave.

Si je vous raconte cette histoire, c’est que peu de gens le savent, mais toutes les banques peuvent accorder un prêt en échange d’une garantie.

Bien évidemment, la garantie idéale c’est de l’argent, ou du quasi argent. Par exemple, un contrat d’assurance-vie, ou encore, par exemple, des actions.

On peut aussi donner en garantie un bien immobilier : dans ce cas précis, cela s’appelle une hypothèque, et il faut passer chez le notaire.

Mais il est aussi possible de donner en garantie un bien meuble : par exemple, une voiture de collection ou du matériel agricole.

Emprunter en donnant un bien en gage peut permettre de passer un cap difficile, de rebondir. Et au pire, si l’on ne peut pas rembourser, on peut vendre le bien, sachant qu’une banque ne prêtera jamais plus de 70 % de sa valeur réelle, et plutôt, par prudence, 50 %.

Il s’est passé quelque chose d’incroyable cette semaine en Italie. Une banque, en l'occurrence la Deutsche Bank, a accepté de prêter 30 millions d’euros à un entrepreneur en prenant pour garantie... des meules de parmesan. Pas quelques dizaines, mais pas moins de 125 000 meules, d’un poids de 40 kilos chacune. Le banquier n’est pas fou : ces 5 tonnes de fromage valent en réalité plus de 90 millions d’euros au prix du kilo. Et le parmesan se conserve longtemps, pourvu qu’il reste bien à l’abri et au frais dans une cave. Si je vous raconte cette histoire, c’est que peu de gens le savent, mais toutes les banques peuvent accorder un prêt en échange d’une garantie. Bien évidemment, la garantie idéale c’est de l’argent, ou du quasi argent. Par exemple, un contrat d’assurance-vie, ou encore, par exemple, des actions. On peut aussi donner en garantie un bien immobilier : dans ce cas précis, cela s’appelle une hypothèque, et il faut passer chez le notaire. Mais il est aussi possible de donner en garantie un bien meuble : par exemple, une voiture de collection ou du matériel agricole. Emprunter en donnant un bien en gage peut permettre de passer un cap difficile, de rebondir. Et au pire, si l’on ne peut pas rembourser, on peut vendre le bien, sachant qu’une banque ne prêtera jamais plus de 70 % de sa valeur réelle, et plutôt, par prudence, 50 %.

01 octobre 2020

La Minute Eco : "Prime Renov", à combien s’élèvent les aides?

Parti comme c’est, je vais faire une semaine thématique “chauffage”, mais évidemment, entre la météo et l’actualité, difficile de passer à côté.

On en sait en effet un peu plus sur “Ma prime Renov” dont je vous parlais déjà hier, et dont la nouvelle formule entre en service demain. La ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, vient en effet d’annoncer que les demandeurs aux revenus les plus modestes pourront voir leur facture réglée à 90 % par l’Etat, qu’il s’agisse de changer de chaudière ou de faire réaliser des travaux d’isolation.  Si le devis atteint 5 000 euros, vous ne payerez donc que 500 euros de votre poche.  Ensuite, les seuils d’aides seront dégressifs, en fonction des revenus. Derrière 90 % de prise en charge, il y aura un seuil à 75 %, puis un autre à 60, et enfin, c’est une surprise, un seuil à 40 %.  Cela signifie donc que même les ménages au-dessus de tous les plafonds de revenus ne débourseront que 4 000 € pour des travaux valorisés 10 000 euros. Pour ne pas être pris au piège, et savoir vraiment à l’avance à quelle aide vous aurez droit, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un simulateur en ligne. Il sera accessible à partir du 5 octobre, c’est-à-dire lundi prochain.

Parti comme c’est, je vais faire une semaine thématique “chauffage”, mais évidemment, entre la météo et l’actualité, difficile de passer à côté. On en sait en effet un peu plus sur “Ma prime Renov” dont je vous parlais déjà hier, et dont la nouvelle formule entre en service demain.

La ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, vient en effet d’annoncer que les demandeurs aux revenus les plus modestes pourront voir leur facture réglée à 90 % par l’Etat, qu’il s’agisse de changer de chaudière ou de faire réaliser des travaux d’isolation. 

Si le devis atteint 5 000 euros, vous ne payerez donc que 500 euros de votre poche. 

Ensuite, les seuils d’aides seront dégressifs, en fonction des revenus. Derrière 90 % de prise en charge, il y aura un seuil à 75 %, puis un autre à 60, et enfin, c’est une surprise, un seuil à 40 %. 

Cela signifie donc que même les ménages au-dessus de tous les plafonds de revenus ne débourseront que 4 000 € pour des travaux valorisés 10 000 euros.

Pour ne pas être pris au piège, et savoir vraiment à l’avance à quelle aide vous aurez droit, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un simulateur en ligne. Il sera accessible à partir du 5 octobre, c’est-à-dire lundi prochain.

30 septembre 2020

La Minute Eco : “Ma Prime Renov”

Je vais continuer aujourd’hui sur le thème du chauffage, puisque c’est désormais malheureusement d’actualité.

Si vous devez changer de chaudière parce qu’elle est à bout de souffle, sachez que les règles vont changer à partir de jeudi 1er octobre.

Désormais, tous les propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou bien qu’ils le louent, ont accès à “Ma Prime Renov”. Il ne s’agit plus d’un crédit d'impôt, mais d’une aide financière directe, versée par l’Agence Nationale de l’Habitat.

L’aide sera calculée en fonction des revenus, et versée sous 15 jours à un mois, maximum. Concrètement, cela signifie qu’il ne sera plus nécessaire de faire l’avance de l’intégralité de la dépense pour régler le professionnel ayant effectué les travaux.

Et comme les banques ne sont pas avares de crédits dédiés à la transition énergétique et aux travaux de rénovation, au final, vous pouvez faire installer une nouvelle chaudière pour moins de 50 euros par mois.

A ce sujet, je vous partage mon expérience personnelle, une fois n’est pas coutume. Pour le même chantier, à savoir la même chaudière à remplacer, j’ai fait faire six devis par des artisans différents. Non pas par caprice, mais parce que je n’étais pas satisfait de ce qui m’était proposé par les cinq premiers.

Vous me croirez si vous voulez, mais il y avait un rapport du simple au triple entre les devis les plus extrêmes. Et le plus économique était aussi celui qui intégrait une offre de financement à 0 %

Morale de l’histoire : demandez plusieurs devis, et tant que vous n’êtes pas sûr d’avoir trouvé la meilleure offre, persévérez !

Je vais continuer aujourd’hui sur le thème du chauffage, puisque c’est désormais malheureusement d’actualité. Si vous devez changer de chaudière parce qu’elle est à bout de souffle, sachez que les règles vont changer à partir de jeudi 1er octobre. Désormais, tous les propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou bien qu’ils le louent, ont accès à “Ma Prime Renov”. Il ne s’agit plus d’un crédit d'impôt, mais d’une aide financière directe, versée par l’Agence Nationale de l’Habitat. L’aide sera calculée en fonction des revenus, et versée sous 15 jours à un mois, maximum. Concrètement, cela signifie qu’il ne sera plus nécessaire de faire l’avance de l’intégralité de la dépense pour régler le professionnel ayant effectué les travaux. Et comme les banques ne sont pas avares de crédits dédiés à la transition énergétique et aux travaux de rénovation, au final, vous pouvez faire installer une nouvelle chaudière pour moins de 50 euros par mois. A ce sujet, je vous partage mon expérience personnelle, une fois n’est pas coutume. Pour le même chantier, à savoir la même chaudière à remplacer, j’ai fait faire six devis par des artisans différents. Non pas par caprice, mais parce que je n’étais pas satisfait de ce qui m’était proposé par les cinq premiers. Vous me croirez si vous voulez, mais il y avait un rapport du simple au triple entre les devis les plus extrêmes. Et le plus économique était aussi celui qui intégrait une offre de financement à 0 % Morale de l’histoire : demandez plusieurs devis, et tant que vous n’êtes pas sûr d’avoir trouvé la meilleure offre, persévérez !

29 septembre 2020

La Minute Eco : entretenez votre chaudière

Cette fois, il va être difficile d’y échapper : les températures ont inexorablement chuté ces derniers jours, l’automne est en train de s’installer tranquillement.

Or qui dit automne dit “à quel moment je vais devoir rallumer le chauffage”, et bien entendu, on espère toujours que cela soit le plus tard possible. Les “meilleures années” si je puis dire, on peut arriver à tenir jusqu’à la Toussaint.

Mais en réalité, l’important n’est pas tant “quand on allume le chauffage” mais dans quel état il se trouve.

Si vous êtes chauffé au fuel ou au gaz, ne perdez pas de vue que votre chaudière a besoin d’entretien, comme une voiture. Entre une chaudière dont la chambre de combustion et les brûleurs ont été nettoyés, et une qui ne l’est pas, il peut y avoir jusqu’à 15 % de différence, coté consommation. Si vous êtes bricoleur, c’est une opération à votre portée, le manuel de la chaudière explique comment faire. Ne grattez rien, utilisez une soufflette, idéalement, branchée à un compresseur. Sinon faites appel à un professionnel.

Quant aux radiateurs électriques, et bien, eux aussi se salissent : la poussière accumulée à l’intérieur empêche la bonne circulation de l’air, et en prime, cela dégage souvent des odeurs désagréables. Là encore, c’est à votre portée, mais pensez avant de nettoyer l’intérieur, à débrancher le radiateur, ou à couper le courant au tableau électrique.

Pour ceux qui utilisent un poêle, je ne suis pas inquiet. Cela fait longtemps qu’ils savent comment faire pour améliorer le tirage, et faire durer les bûches ou les pellets.

Cette fois, il va être difficile d’y échapper : les températures ont inexorablement chuté ces derniers jours, l’automne est en train de s’installer tranquillement. Or qui dit automne dit “à quel moment je vais devoir rallumer le chauffage”, et bien entendu, on espère toujours que cela soit le plus tard possible. Les “meilleures années” si je puis dire, on peut arriver à tenir jusqu’à la Toussaint. Mais en réalité, l’important n’est pas tant “quand on allume le chauffage” mais dans quel état il se trouve. Si vous êtes chauffé au fuel ou au gaz, ne perdez pas de vue que votre chaudière a besoin d’entretien, comme une voiture. Entre une chaudière dont la chambre de combustion et les brûleurs ont été nettoyés, et une qui ne l’est pas, il peut y avoir jusqu’à 15 % de différence, coté consommation. Si vous êtes bricoleur, c’est une opération à votre portée, le manuel de la chaudière explique comment faire. Ne grattez rien, utilisez une soufflette, idéalement, branchée à un compresseur. Sinon faites appel à un professionnel. Quant aux radiateurs électriques, et bien, eux aussi se salissent : la poussière accumulée à l’intérieur empêche la bonne circulation de l’air, et en prime, cela dégage souvent des odeurs désagréables. Là encore, c’est à votre portée, mais pensez avant de nettoyer l’intérieur, à débrancher le radiateur, ou à couper le courant au tableau électrique. Pour ceux qui utilisent un poêle, je ne suis pas inquiet. Cela fait longtemps qu’ils savent comment faire pour améliorer le tirage, et faire durer les bûches ou les pellets.

28 septembre 2020