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La Minute Éco

La Minute Eco : voiture au garage, évitez les mauvaises surprises...

Le passage de la voiture au garage est assez souvent synonyme d’ennuis financiers. Rares sont les interventions qui ne coûtent pas plusieurs centaines d’euros, quand on ne parle pas carrément de milliers d’euros.

Pour éviter les mauvaises surprises, rappelons d’abord le principe de l’ordre de réparation. Avant d’engager les travaux, votre garagiste doit vous établir un devis, puis vous faire signer ce fameux ordre de réparation, qui l’engage financièrement vis-à-vis de vous. La facture n’est pas censée dépasser le montant figurant sur l’ordre de réparation, sauf mauvaise surprise en démontant une pièce, par exemple. Auquel cas, il doit vous contacter avant de continuer, ou vous informer du dépassement estimé.

Souvenez-vous ensuite que les professionnels de l’automobile sont tenus de vous proposer des pièces d’occasion reconditionnées, chaque fois que cela est possible. Grâce à elle, on peut économiser entre 30 et 50 % par rapport au prix du neuf.

A ce sujet, il y aura peut-être du nouveau pour les consommateurs à partir de l’an prochain. Pour l’instant, sur certaines pièces de carrosserie comme les phares ou les rétroviseurs, les constructeurs disposent encore d’un monopole. Cela veut dire qu’un garagiste ne peut pas vous monter une pièce de carrosserie neuve qui ne viendrait pas directement du constructeur. Quand on sait qu’un phare coûte parfois près de 1 000 euros, on comprend l’enjeu d’une ouverture à la concurrence de ces pièces détachées. Bien évidemment, les constructeurs auto, à la peine à cause de la crise, n’entendent pas lâcher cette source de revenus sans batailler. On saura bientôt qui l’emportera dans le cœur des parlementaires.

Le passage de la voiture au garage est assez souvent synonyme d’ennuis financiers. Rares sont les interventions qui ne coûtent pas plusieurs centaines d’euros, quand on ne parle pas carrément de milliers d’euros. Pour éviter les mauvaises surprises, rappelons d’abord le principe de l’ordre de réparation. Avant d’engager les travaux, votre garagiste doit vous établir un devis, puis vous faire signer ce fameux ordre de réparation, qui l’engage financièrement vis-à-vis de vous. La facture n’est pas censée dépasser le montant figurant sur l’ordre de réparation, sauf mauvaise surprise en démontant une pièce, par exemple. Auquel cas, il doit vous contacter avant de continuer, ou vous informer du dépassement estimé. Souvenez-vous ensuite que les professionnels de l’automobile sont tenus de vous proposer des pièces d’occasion reconditionnées, chaque fois que cela est possible. Grâce à elle, on peut économiser entre 30 et 50 % par rapport au prix du neuf. A ce sujet, il y aura peut-être du nouveau pour les consommateurs à partir de l’an prochain. Pour l’instant, sur certaines pièces de carrosserie comme les phares ou les rétroviseurs, les constructeurs disposent encore d’un monopole. Cela veut dire qu’un garagiste ne peut pas vous monter une pièce de carrosserie neuve qui ne viendrait pas directement du constructeur. Quand on sait qu’un phare coûte parfois près de 1 000 euros, on comprend l’enjeu d’une ouverture à la concurrence de ces pièces détachées. Bien évidemment, les constructeurs auto, à la peine à cause de la crise, n’entendent pas lâcher cette source de revenus sans batailler. On saura bientôt qui l’emportera dans le cœur des parlementaires.

13 avril 2021

La Minute Eco : Piratage de Whatsapp

Bonjour à tous, Vendredi, je vous parlais du piratage massif dont Facebook a été victime, et qui ne vous causera pas beaucoup de torts. Aujourd’hui, c’est du piratage actif et en cours de Whats App dont il est question dans la minute éco. Et celui-là, pour le coup, peut vous causer des ennuis. D’abord, la méthode : vous recevez un SMS de Whatsapp, parfaitement authentique, vous donnant un code de connexion à votre compte. Vous pensez à une erreur, et n’y faites pas attention. Sauf que dans les instants qui suivent, un de vos contacts WhatsApp vous demande ce code, affirmant qu’il vous l’a envoyé par erreur. Si vous ne faites pas attention, que vous êtes en train de faire autre chose, ce qui est plus que probable, vous transmettez ce code sans réfléchir. D’autant que vous connaissez ce contact, c’est un ami, un proche, un collègue. Mal vous en a pris. En réalité, derrière ce compte WhatsApp se cache déjà un pirate, qui a pris le contrôle du contact de votre connaissance. Et va prendre le contrôle du vôtre dans quelques instants. Bien évidemment, derrière, c’est la rançon qui se profile à l’horizon. Pour vous rendre votre compte, on va vous réclamer un peu de sous, a priori, quelques centièmes de bitcoin. Vous pouvez éviter de tomber dans ce piège tout simplement en faisant preuve de prudence et de bon sens. Si vous recevez un message d’authentification d’un service dont vous êtes utilisateur, sachez que c’est rarement anodin. Au plus simple, changez de mot de passe derrière. Et dans tous les cas, ne transmettez à personne, y compris un proche ou un ami, un code secret. C’est frappé au coin du bon sens, et pourtant, cela arrive tous les jours. Bon début de semaine et à demain !

Bonjour à tous,

Vendredi, je vous parlais du piratage massif dont Facebook a été victime, et qui ne vous causera pas beaucoup de torts.

Aujourd’hui, c’est du piratage actif et en cours de Whats App dont il est question dans la minute éco. Et celui-là, pour le coup, peut vous causer des ennuis.

D’abord, la méthode : vous recevez un SMS de Whatsapp, parfaitement authentique, vous donnant un code de connexion à votre compte. Vous pensez à une erreur, et n’y faites pas attention.

Sauf que dans les instants qui suivent, un de vos contacts WhatsApp vous demande ce code, affirmant qu’il vous l’a envoyé par erreur. Si vous ne faites pas attention, que vous êtes en train de faire autre chose, ce qui est plus que probable, vous transmettez ce code sans réfléchir. D’autant que vous connaissez ce contact, c’est un ami, un proche, un collègue. Mal vous en a pris.

En réalité, derrière ce compte WhatsApp se cache déjà un pirate, qui a pris le contrôle du contact de votre connaissance. Et va prendre le contrôle du vôtre dans quelques instants. Bien évidemment, derrière, c’est la rançon qui se profile à l’horizon. Pour vous rendre votre compte, on va vous réclamer un peu de sous, a priori, quelques centièmes de bitcoin.

Vous pouvez éviter de tomber dans ce piège tout simplement en faisant preuve de prudence et de bon sens. Si vous recevez un message d’authentification d’un service dont vous êtes utilisateur, sachez que c’est rarement anodin. Au plus simple, changez de mot de passe derrière. Et dans tous les cas, ne transmettez à personne, y compris un proche ou un ami, un code secret. C’est frappé au coin du bon sens, et pourtant, cela arrive tous les jours.

Bon début de semaine et à demain !

12 avril 2021

La Minute Eco : 20 millions de comptes Facebook hackés en France

La cause est entendue : 20 millions de comptes Facebook ont été hackés en France, 530 millions, à l’échelle de la planète. Pour notre pays, cela signifie grosso modo qu’un utilisateur de Facebook sur deux a été piraté.

Mais il y a piratage et piratage. Non, personne n’a pris le contrôle de votre compte Facebook, ni hier, ni aujourd’hui. Ce qui a fuité, ce sont vos noms et prénoms, numéro de téléphone associé, date de naissance, et ville de résidence.

Au final, des informations qui sont fort probablement déjà disponibles en plusieurs exemplaires sur Internet, en cherchant un peu.

La conséquence pour vous ? Elle est simple : il est possible que vous ayez eu à subir, au cours des derniers mois ou années, des sollicitations commerciales indésirables. Par exemple, des appels téléphoniques pour vous proposer des panneaux solaires, en vous donnant le nom de votre ville de résidence, comme si vous aviez rempli un formulaire.

Vous avez pu aussi recevoir des publicités ciblées, personnalisées, autour de votre date d’anniversaire.

Que pouvez-vous faire aujourd’hui ? Rien : ces informations ont fuité en 2019. La faille de sécurité qui a permis cette fuite a été comblée depuis bien longtemps.

Maintenant, et indépendamment de ce piratage de grande ampleur qui n’en est pas vraiment un, le conseil reste toujours le même : de temps en temps, changez vos mots de passe. Et pour qu’ils soient simples à retenir, utilisez des phrases qui ont un sens comme par exemple, « Jaimelechocolat. »

La cause est entendue : 20 millions de comptes Facebook ont été hackés en France, 530 millions, à l’échelle de la planète. Pour notre pays, cela signifie grosso modo qu’un utilisateur de Facebook sur deux a été piraté. Mais il y a piratage et piratage. Non, personne n’a pris le contrôle de votre compte Facebook, ni hier, ni aujourd’hui. Ce qui a fuité, ce sont vos noms et prénoms, numéro de téléphone associé, date de naissance, et ville de résidence. Au final, des informations qui sont fort probablement déjà disponibles en plusieurs exemplaires sur Internet, en cherchant un peu. La conséquence pour vous ? Elle est simple : il est possible que vous ayez eu à subir, au cours des derniers mois ou années, des sollicitations commerciales indésirables. Par exemple, des appels téléphoniques pour vous proposer des panneaux solaires, en vous donnant le nom de votre ville de résidence, comme si vous aviez rempli un formulaire. Vous avez pu aussi recevoir des publicités ciblées, personnalisées, autour de votre date d’anniversaire. Que pouvez-vous faire aujourd’hui ? Rien : ces informations ont fuité en 2019. La faille de sécurité qui a permis cette fuite a été comblée depuis bien longtemps. Maintenant, et indépendamment de ce piratage de grande ampleur qui n’en est pas vraiment un, le conseil reste toujours le même : de temps en temps, changez vos mots de passe. Et pour qu’ils soient simples à retenir, utilisez des phrases qui ont un sens comme par exemple, « Jaimelechocolat. »

09 avril 2021

La Minute Eco : c’est le moment de “jouer en Bourse” !

Je vous ai déjà parlé ici de placement à plusieurs reprises, en particulier sur les livrets d’épargne. Souvenez-vous la conclusion : votre argent y est à l’abri, mais ne fait pas de petits, il ne travaille pas. Rien ne se perd, mais surtout, rien ne se crée.

En revanche, vous avez peut-être entendu dire que les Bourses mondiales se portent très bien. L’Américaine de Wall Street a battu tous ses records. La Bourse de Paris flirte avec ses plus hauts historiques de... 2007, ce qui commence à dater.

Rien d’anormal à tout cela, même si cela peut choquer. Quand l’économie réelle est en difficulté, des sommes considérables d’argent, on parle de milliards de milliards, se reportent sur les marchés financiers.

Et si vous aussi, vous suiviez le mouvement ? Je suis très sérieux. C’est sans aucun doute le moment de “jouer en Bourse”. Notez au passage que l’on dit bien “jouer” en Bourse, car dans tout jeu, on peut gagner, comme on peut perdre.

Si vous voulez jouer, évidemment, ne jouez pas tout, bien au contraire, jouez juste un peu. Vous avez 10 000 euros sur un livret A ? Prenez en 1000, en acceptant le risque d’en perdre la moitié. Mais à l’inverse, si vous placez ces 1000 euros judicieusement, dans quelques mois, ils auront peut-être fait 500 euros de bénéfices.

Attention cependant, ces 500 euros, il va falloir les partager. Comme toujours l’Etat est là pour partager les bénéfices, moins souvent pour partager les pertes. Sur ces 500 euros, il va vous en prendre 150.

Si vous avez un PEA, un plan d’épargne en actions, passez par lui pour investir en Bourse. Il vous permettra de bénéficier d’une fiscalité réduite.

Dernière chose, souvenez-vous de deux adages boursiers : "on achète au son du canon, on vend au son du violon". Et "tant qu’on n’a pas vendu, on n’a pas perdu".

Je vous ai déjà parlé ici de placement à plusieurs reprises, en particulier sur les livrets d’épargne. Souvenez-vous la conclusion : votre argent y est à l’abri, mais ne fait pas de petits, il ne travaille pas. Rien ne se perd, mais surtout, rien ne se crée. En revanche, vous avez peut-être entendu dire que les Bourses mondiales se portent très bien. L’Américaine de Wall Street a battu tous ses records. La Bourse de Paris flirte avec ses plus hauts historiques de... 2007, ce qui commence à dater. Rien d’anormal à tout cela, même si cela peut choquer. Quand l’économie réelle est en difficulté, des sommes considérables d’argent, on parle de milliards de milliards, se reportent sur les marchés financiers. Et si vous aussi, vous suiviez le mouvement ? Je suis très sérieux. C’est sans aucun doute le moment de “jouer en Bourse”. Notez au passage que l’on dit bien “jouer” en Bourse, car dans tout jeu, on peut gagner, comme on peut perdre. Si vous voulez jouer, évidemment, ne jouez pas tout, bien au contraire, jouez juste un peu. Vous avez 10 000 euros sur un livret A ? Prenez en 1000, en acceptant le risque d’en perdre la moitié. Mais à l’inverse, si vous placez ces 1000 euros judicieusement, dans quelques mois, ils auront peut-être fait 500 euros de bénéfices. Attention cependant, ces 500 euros, il va falloir les partager. Comme toujours l’Etat est là pour partager les bénéfices, moins souvent pour partager les pertes. Sur ces 500 euros, il va vous en prendre 150. Si vous avez un PEA, un plan d’épargne en actions, passez par lui pour investir en Bourse. Il vous permettra de bénéficier d’une fiscalité réduite. Dernière chose, souvenez-vous de deux adages boursiers : "on achète au son du canon, on vend au son du violon". Et "tant qu’on n’a pas vendu, on n’a pas perdu".

08 avril 2021

La Minute Eco : être auto-entrepreneur ou monter une société ?

Quand on accepte ou décide de renoncer au salariat, pour se mettre à son compte, se pose toujours la question du statut à choisir. L’arbitrage est simple, : faut-il s’inscrire comme auto-entrepreneur, ou bien créer une société.

Tout d’abord, rappelons que le statut d’auto-entrepreneur, pardon, de micro-entrepreneur, est plus avantageux aujourd’hui qu’il n’était hier. Vous pouvez facturer jusqu’à 72 600 € pour une activité de prestation de services, soit plus de 6000 euros par mois.

Avec de tels montants, on peut clairement en vivre, et même en vivre bien, puisque le taux maximal de cotisation sur les sommes perçues est de 22 %. Le mois ou vous facturez 5000 euros, vous mettez quasiment 4000 euros de revenus dans votre poche.

En face, du côté de la société, qu’il s’agisse de la SARL, l’EURL, ou encore la SASU, vous allez payer beaucoup plus de charges. pour simplifier les calculs, on considère que pour 1000 euros facturés, 500 partirons en charge, si vous vous versez un salaire.

Mais attention : une société, contrairement à l’auto-entrepreneur, peut avoir des charges. Elle peut payer un loyer, y compris si c’est à vous qu’il est versé, pour la partie de votre domicile consacré à l’activité. Elle peut acheter un ordinateur, prendre en charge un abonnement internet, des déplacements professionnels, des notes de frais, des frais kilométriques.

En revanche, administrativement, sa gestion est plus lourde. Il est recommandé de faire appel à un comptable pour accomplir toutes les démarches en temps et en heure. Enfin, une société, pour répondre à certains appels d’offres, pour contracter avec certaines entreprises, ca fait plus sérieux.

Le bon conseil du jour, si vous vous lancez, c’est surement de démarrer comme auto-entrepreneur. Et si la sauce prend, basculez sur une société !

Quand on accepte ou décide de renoncer au salariat, pour se mettre à son compte, se pose toujours la question du statut à choisir. L’arbitrage est simple, : faut-il s’inscrire comme auto-entrepreneur, ou bien créer une société. Tout d’abord, rappelons que le statut d’auto-entrepreneur, pardon, de micro-entrepreneur, est plus avantageux aujourd’hui qu’il n’était hier. Vous pouvez facturer jusqu’à 72 600 € pour une activité de prestation de services, soit plus de 6000 euros par mois. Avec de tels montants, on peut clairement en vivre, et même en vivre bien, puisque le taux maximal de cotisation sur les sommes perçues est de 22 %. Le mois ou vous facturez 5000 euros, vous mettez quasiment 4000 euros de revenus dans votre poche. En face, du côté de la société, qu’il s’agisse de la SARL, l’EURL, ou encore la SASU, vous allez payer beaucoup plus de charges. pour simplifier les calculs, on considère que pour 1000 euros facturés, 500 partirons en charge, si vous vous versez un salaire. Mais attention : une société, contrairement à l’auto-entrepreneur, peut avoir des charges. Elle peut payer un loyer, y compris si c’est à vous qu’il est versé, pour la partie de votre domicile consacré à l’activité. Elle peut acheter un ordinateur, prendre en charge un abonnement internet, des déplacements professionnels, des notes de frais, des frais kilométriques. En revanche, administrativement, sa gestion est plus lourde. Il est recommandé de faire appel à un comptable pour accomplir toutes les démarches en temps et en heure. Enfin, une société, pour répondre à certains appels d’offres, pour contracter avec certaines entreprises, ca fait plus sérieux. Le bon conseil du jour, si vous vous lancez, c’est surement de démarrer comme auto-entrepreneur. Et si la sauce prend, basculez sur une société !

07 avril 2021

La Minute Eco : consommateurs, battez-vous pour vos droits !

Aujourd’hui, je vais faire l’éloge de la persévérance et de la détermination. Ces deux vertus, n’en doutez pas, payent, à condition bien entendu de ne pas renoncer en cours de route.

Je parle ici dans la minute éco des consommateurs déterminés à faire respecter leurs droits, ou à faire en sorte que leur point de vue soit pris en compte.

Dernier exemple en date : le remplacement d’un téléphone mobile, objet d’un rappel mondial du fabricant. Avec les mesures de confinement, certains consommateurs n’ont pas pu rapporter leur appareil à temps pour bénéficier d’un échange gratuit.

Qu’à cela ne tienne. Il ne fallait pas lâcher l’affaire. Des heures d’appel avec le SAV, et deux passages en boutique, juste avant le confinement, ont permis d’obtenir gain de cause.

Et si je vous en parle aujourd’hui, c’est justement parce que c'est la détermination qui a payé. “Si vous n’aviez pas autant insisté, on n’aurait pas cédé”.

J’ai des exemples à la pelle du même acabit. La télévision qui devait être livrée à l’étage, parce que l’option pour la livraison à l'étage avait été choisie, et qui finalement atterri au bureau de poste. A force d’insistance, non seulement une autre télévision sera livrée à l’étage, chez une personne âgée, mais le site de e-commerce offrira l’appareil en dédommagement.

Des prestations non-prévues sur un devis de réparation automobile ne seront au final pas facturées. Il faut prévenir le client du dépassement pour pouvoir changer des pièces ou faire des travaux qui n’ont pas été prévus.

En résumé, consommateurs, vous avez des droits. Mais encore faut-il que vous vous battiez pour les défendre.

Aujourd’hui, je vais faire l’éloge de la persévérance et de la détermination. Ces deux vertus, n’en doutez pas, payent, à condition bien entendu de ne pas renoncer en cours de route. Je parle ici dans la minute éco des consommateurs déterminés à faire respecter leurs droits, ou à faire en sorte que leur point de vue soit pris en compte. Dernier exemple en date : le remplacement d’un téléphone mobile, objet d’un rappel mondial du fabricant. Avec les mesures de confinement, certains consommateurs n’ont pas pu rapporter leur appareil à temps pour bénéficier d’un échange gratuit. Qu’à cela ne tienne. Il ne fallait pas lâcher l’affaire. Des heures d’appel avec le SAV, et deux passages en boutique, juste avant le confinement, ont permis d’obtenir gain de cause. Et si je vous en parle aujourd’hui, c’est justement parce que c'est la détermination qui a payé. “Si vous n’aviez pas autant insisté, on n’aurait pas cédé”. J’ai des exemples à la pelle du même acabit. La télévision qui devait être livrée à l’étage, parce que l’option pour la livraison à l'étage avait été choisie, et qui finalement atterri au bureau de poste. A force d’insistance, non seulement une autre télévision sera livrée à l’étage, chez une personne âgée, mais le site de e-commerce offrira l’appareil en dédommagement. Des prestations non-prévues sur un devis de réparation automobile ne seront au final pas facturées. Il faut prévenir le client du dépassement pour pouvoir changer des pièces ou faire des travaux qui n’ont pas été prévus. En résumé, consommateurs, vous avez des droits. Mais encore faut-il que vous vous battiez pour les défendre.

06 avril 2021

La Minute Eco : dernière séance pour les salles de cinéma ?

Je peux faire un pari avec chacun d’entre vous, et le gagner quasiment à coup sûr. Je parie que vous n’êtes pas allé au cinéma depuis au moins un an, et peut-être pour certains, depuis plusieurs années en réalité.

Si je vous en parle, ce n’est évidemment pas pour assommer un peu plus les gérants de salles de cinéma et leurs salariés, ils n’ont pas besoin de moi pour être déprimés, comme tous ces commerces qui sont fermés depuis des mois à cause de la pandémie.

Non, si je vous en parle, c’est parce que l’un des grands patrons de Netflix a déclaré la semaine dernière que la plupart des salles de cinéma allaient sans doute disparaître. Pourquoi ? Parce que les gens ont pris l’habitude de regarder des films à la maison. Et que le retour en arrière sera difficile, et peut-être, impossible. Pour étayer son propos, il donne l’exemple des DVD. Il faut savoir qu’avant d’être un service de streaming, Netflix louait des DVD sur Internet ! L’entreprise vous les envoyait par la Poste, vous les regardiez, puis vous les réexpédiiez quelques jours plus tard dans un colis spécial.

Eh bien le jour où le streaming de film est devenu possible, le DVD était condamné.

Aujourd’hui, pour le cinéma, c’est quasiment la même chose. Il est possible de s’équiper d’un vidéoprojecteur de qualité pour moins de 100 euros. Un mur blanc, une chaîne hi-fi ou une enceinte bluetooth, et vous avez un petit cinéma sympa à la maison pour le prix d’une quinzaine d’entrées au cinéma.

Si vous ajoutez que les cinémas n’auront pas grand-chose à projeter, le jour où ils pourront rouvrir, on comprend aisément pourquoi beaucoup de salles de cinéma vont malheureusement bientôt connaître leur... dernière séance.

Je peux faire un pari avec chacun d’entre vous, et le gagner quasiment à coup sûr. Je parie que vous n’êtes pas allé au cinéma depuis au moins un an, et peut-être pour certains, depuis plusieurs années en réalité. Si je vous en parle, ce n’est évidemment pas pour assommer un peu plus les gérants de salles de cinéma et leurs salariés, ils n’ont pas besoin de moi pour être déprimés, comme tous ces commerces qui sont fermés depuis des mois à cause de la pandémie. Non, si je vous en parle, c’est parce que l’un des grands patrons de Netflix a déclaré la semaine dernière que la plupart des salles de cinéma allaient sans doute disparaître. Pourquoi ? Parce que les gens ont pris l’habitude de regarder des films à la maison. Et que le retour en arrière sera difficile, et peut-être, impossible. Pour étayer son propos, il donne l’exemple des DVD. Il faut savoir qu’avant d’être un service de streaming, Netflix louait des DVD sur Internet ! L’entreprise vous les envoyait par la Poste, vous les regardiez, puis vous les réexpédiiez quelques jours plus tard dans un colis spécial. Eh bien le jour où le streaming de film est devenu possible, le DVD était condamné. Aujourd’hui, pour le cinéma, c’est quasiment la même chose. Il est possible de s’équiper d’un vidéoprojecteur de qualité pour moins de 100 euros. Un mur blanc, une chaîne hi-fi ou une enceinte bluetooth, et vous avez un petit cinéma sympa à la maison pour le prix d’une quinzaine d’entrées au cinéma. Si vous ajoutez que les cinémas n’auront pas grand-chose à projeter, le jour où ils pourront rouvrir, on comprend aisément pourquoi beaucoup de salles de cinéma vont malheureusement bientôt connaître leur... dernière séance.

05 avril 2021

La Minute Eco : pour Pâques, soyez pragmatiques !

Ce week-end, ce sera donc le deuxième dimanche de Pâques confiné. En 2020, le confinement avait provoqué un effondrement des ventes d’œufs et de lapins en chocolat : -27 % !

Pour cette année, tous les fabricants, industriels comme artisanaux, espèrent voir le marché rebondir.

Il n’empêche : le pic des ventes aura bien évidemment lieu aujourd’hui vendredi, et demain samedi.

Tous les chocolats qui n’auront pas été vendus dans les prochaines 48 heures sont quasiment perdus, pour les commerçants.

Alors soyons pragmatiques deux minutes. Nous sommes nombreux à devoir faire attention à la fin du mois, encore plus au début d’ailleurs, quand tous les crédits ne sont pas encore passés... Nous voulons bien évidemment tous faire plaisir aux enfants.

Et nous n’aimons pas le gaspillage.

Alors moi je dis, pour la chasse aux œufs, pourquoi ne pas procéder en deux étapes ? Marquez le coup dimanche, avec un gros œuf, ou un gros lapin. Et lundi, allez faire le plein au supermarché ou chez le chocolatier du coin. Tout sera bradé.

Maintenant, bien évidemment, si les prix des œufs et des lapins sont déjà cassés aujourd’hui, ne boudez pas votre plaisir : faites le plein.

Joyeuses Pâques et à lundi.

Ce week-end, ce sera donc le deuxième dimanche de Pâques confiné. En 2020, le confinement avait provoqué un effondrement des ventes d’œufs et de lapins en chocolat : -27 % ! Pour cette année, tous les fabricants, industriels comme artisanaux, espèrent voir le marché rebondir. Il n’empêche : le pic des ventes aura bien évidemment lieu aujourd’hui vendredi, et demain samedi. Tous les chocolats qui n’auront pas été vendus dans les prochaines 48 heures sont quasiment perdus, pour les commerçants. Alors soyons pragmatiques deux minutes. Nous sommes nombreux à devoir faire attention à la fin du mois, encore plus au début d’ailleurs, quand tous les crédits ne sont pas encore passés... Nous voulons bien évidemment tous faire plaisir aux enfants. Et nous n’aimons pas le gaspillage. Alors moi je dis, pour la chasse aux œufs, pourquoi ne pas procéder en deux étapes ? Marquez le coup dimanche, avec un gros œuf, ou un gros lapin. Et lundi, allez faire le plein au supermarché ou chez le chocolatier du coin. Tout sera bradé. Maintenant, bien évidemment, si les prix des œufs et des lapins sont déjà cassés aujourd’hui, ne boudez pas votre plaisir : faites le plein. Joyeuses Pâques et à lundi.

02 avril 2021

La Minute Eco : comment devenir millionnaire sans argent ou presque

Aujourd’hui, je vais vous expliquer comment devenir millionnaire sans argent ou presque.

Il suffit pour cela de devenir collectionneur de quelque chose d’original, mais pas forcément rare. La valeur de votre collection viendra de votre capacité à constituer la plus grosse de France, d’Europe, ou du monde. Un jour, il y aura quasiment à coup sûr quelqu’un d’assez fou pour vous la racheter.

Bien sûr, vous vous dites, nous sommes le 1er avril, Jean-Baptiste Giraud nous fait une blague. Et pourtant : il y a bel et bien des collectionneurs de bagues de cigares : on les appelle les viltophilistes.

Les collectionneurs de boîtes d’allumettes sont les philuménistes. Ceux de capsules de champagne sont les placomusophiles et ceux de capsules de bouteilles de bière, tenez-vous bien, les cervacapsulophiles !

On peut collectionner des vieux papiers, des vieux outils, des vieux jouets, bref, tout... l’important, c’est d’en prendre soin, et de créer de la valeur en connaissant l’histoire de chaque pièce de votre collection.

Attention cependant au piège consistant à tout sacrifier à sa collection. Y compris donc, à dépenser sans compter, voire, à s’endetter.

Dernière chose : pensez à fournir un mode d’emploi avec votre collection : si l’un de vos enfants la récupère un jour, il faut qu’il sache de quoi il hérite, pour éviter qu’il ne la brade, qu’il ne l’abîme, ou qu’il ne la jette. Ca s’est déjà vu plus d’une fois, et ce n’est pas une blague.

Aujourd’hui, je vais vous expliquer comment devenir millionnaire sans argent ou presque. Il suffit pour cela de devenir collectionneur de quelque chose d’original, mais pas forcément rare. La valeur de votre collection viendra de votre capacité à constituer la plus grosse de France, d’Europe, ou du monde. Un jour, il y aura quasiment à coup sûr quelqu’un d’assez fou pour vous la racheter. Bien sûr, vous vous dites, nous sommes le 1er avril, Jean-Baptiste Giraud nous fait une blague. Et pourtant : il y a bel et bien des collectionneurs de bagues de cigares : on les appelle les viltophilistes. Les collectionneurs de boîtes d’allumettes sont les philuménistes. Ceux de capsules de champagne sont les placomusophiles et ceux de capsules de bouteilles de bière, tenez-vous bien, les cervacapsulophiles ! On peut collectionner des vieux papiers, des vieux outils, des vieux jouets, bref, tout... l’important, c’est d’en prendre soin, et de créer de la valeur en connaissant l’histoire de chaque pièce de votre collection. Attention cependant au piège consistant à tout sacrifier à sa collection. Y compris donc, à dépenser sans compter, voire, à s’endetter. Dernière chose : pensez à fournir un mode d’emploi avec votre collection : si l’un de vos enfants la récupère un jour, il faut qu’il sache de quoi il hérite, pour éviter qu’il ne la brade, qu’il ne l’abîme, ou qu’il ne la jette. Ca s’est déjà vu plus d’une fois, et ce n’est pas une blague.

01 avril 2021

La Minute Eco : attention aux vrais-faux billets contrefaits

On pourrait penser qu’avec les nouvelles technologies, le risque de tomber sur un faux billet a totalement disparu. Rien n’est plus faux : l’an dernier, près de 500 000 faux billets de 20 ou 50 euros ont été retirés de la circulation. Ce sont, en effet, ces billets qui sont les plus contrefaits car les moins regardés de près, à l’inverse des billets de 100 euros. Et il n’est pas très rentable de fabriquer des faux billets de 5 ou 10 euros.

Mais une autre forme de faux billets est de plus en plus souvent détectée, principalement par les banquiers, au moment de valider la “caisse” de leurs clients commerçants.

Ils trouvent de temps en temps des billets qui ont tout des vrais, mais portent la mention “movie money” dans un coin. En réalité, ce sont des billets fabriqués pour les tournages de films et de séries télévisées. Ils font très vrai, mais ils disent bien qu’ils sont faux.

Or, la caractéristique de ces billets, c’est qu’ils ne sont pas considérés comme de vraies contrefaçons. Autrement dit, celui qui se fait pincer avec une poignée de ces billets en poche ne risque pas la même peine de prison que le véritable faux-monnayeur. Il est donc très tentant de vouloir “jouer” à faire de l’argent facile dans ces conditions.

Attention : ce genre de billets est de plus en plus souvent proposé sur les réseaux sociaux, au milieu de chaînes de discussion consacrées aux jeux vidéo, par exemple. A 15 ans, 20 ans ou plus, il peut être difficile de résister à de l’argent en apparence facile, mais en réalité très risqué. En plus de risquer la prison, il y a toujours une très grosse amende à la clef quand on se fait pincer.

On pourrait penser qu’avec les nouvelles technologies, le risque de tomber sur un faux billet a totalement disparu. Rien n’est plus faux : l’an dernier, près de 500 000 faux billets de 20 ou 50 euros ont été retirés de la circulation. Ce sont, en effet, ces billets qui sont les plus contrefaits car les moins regardés de près, à l’inverse des billets de 100 euros. Et il n’est pas très rentable de fabriquer des faux billets de 5 ou 10 euros. Mais une autre forme de faux billets est de plus en plus souvent détectée, principalement par les banquiers, au moment de valider la “caisse” de leurs clients commerçants. Ils trouvent de temps en temps des billets qui ont tout des vrais, mais portent la mention “movie money” dans un coin. En réalité, ce sont des billets fabriqués pour les tournages de films et de séries télévisées. Ils font très vrai, mais ils disent bien qu’ils sont faux. Or, la caractéristique de ces billets, c’est qu’ils ne sont pas considérés comme de vraies contrefaçons. Autrement dit, celui qui se fait pincer avec une poignée de ces billets en poche ne risque pas la même peine de prison que le véritable faux-monnayeur. Il est donc très tentant de vouloir “jouer” à faire de l’argent facile dans ces conditions. Attention : ce genre de billets est de plus en plus souvent proposé sur les réseaux sociaux, au milieu de chaînes de discussion consacrées aux jeux vidéo, par exemple. A 15 ans, 20 ans ou plus, il peut être difficile de résister à de l’argent en apparence facile, mais en réalité très risqué. En plus de risquer la prison, il y a toujours une très grosse amende à la clef quand on se fait pincer.

31 mars 2021