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La Minute Eco : quand c’est « gratuit », méfiez-vous !

19 mai 2021 à 06h14

Il va falloir apprendre à se méfier d’un mot : il s’agit du mot “gratuit”. De plus en plus de services, présentés comme gratuits, masquent en réalité des coûts cachés.

C’est le cas, par exemple, de la “protection acheteur” proposée par Vinted. En théorie optionnelle, elle s’ajoute au montant de la transaction après avoir validé l’achat de l’article.

Or, l’association de consommateurs UFC - Que Choisir a eu beau chercher, pas moyen de désactiver cette “option”. Vous avez peut-être aussi fait le même constat. De guerre lasse, on paye quand même, parce que l’on a envie de l’article, tant pis pour les quelques euros en plus.

L’UFC - Que Choisir a donc décidé de déposer plainte pour “pratique commerciale trompeuse”.

Autre exemple de service gratuit qui devient sournoisement payant : le Bon Coin. Depuis quelque temps, le site de petites annonces leader en France propose un service de paiement intégré. L’idée n’a rien de très originale : l’ancien PriceMinister devenu Rakuten propose la même chose depuis vingt ans ! L’argent n’est envoyé au vendeur que si l’acheteur confirme que tout s’est bien passé.

Mais là encore, il y a un souci, de taille : pour un objet vendu 250 euros, Le Bon Coin va, par exemple, prélever... 30 euros. Oui, vous avez bien entendu, 30 euros ! Et cette fois, c’est le vendeur qui est lésé, puisque cette commission obscure est ponctionnée sur l’argent qu’il s’attendait à recevoir ! Le Bon Coin répond aux réclamations en disant que sa commission est de 4 %. Mais 30 euros sur 250 euros, ça ne fait pas 4 %, mais près du triple.

En résumé, quand on vous dit, c’est gratuit, méfiez-vous. Mais méfiez-vous aussi de ceux qui veulent réaliser la transaction en dehors des services sécurisés. Si c’est une arnaque, vous perdrez tout, et pas seulement quelques euros de commission...