Mobilisation du 24 octobre : "les magasins du centre-ville bordelais seront bien ouverts"

Publié : 17h29 par Elodie Quesnel

Crédit image: Préfecture de la Gironde

Plusieurs annonces ont été faites suite à une réunion ce mardi 20 octobre au matin entre associations de commerçants de Brodeaux, la mairie, la Préfecture de Gironde, la CCI et la CMA après les violences du 17 octobre en centre-ville de Bordeaux.

« On veut que la peur change de camp ! » La phrase est signée Philippe Séguin, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux. Dans la cour de l’hôtel de ville, il sortait d’une réunion de deux heures avec les associations de commerçants bordelais, la mairie, la préfète de la Gironde et la Chambre de métiers et de l’artisanat.

Une réunion convoquée en urgence à la suite des violences qui ont émaillé le centre-ville de Bordeaux, le samedi 17 octobre, en marge de la manifestation contre la vie chère. Pas moins de 81 commerces ont été touchés, dont 38 victimes de pillages, notamment dans la rue Sainte-Catherine et les rues commerçantes alentour.

À l’échelle nationale, un plan d’urgence a été mis en place pour soutenir les commerces touchés. Plusieurs mesures sont prévues, notamment des prêts à taux zéro, le recours au chômage partiel ou encore l’étalement des charges.

Éviter le centre-ville pour la manifestation du 24 octobre

Alors que les débris de verre des vitrines viennent à peine d’être ramassés, les Gilets jaunes appellent à une nouvelle mobilisation les deux derniers samedis d’octobre pour protester contre la vie chère.

Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, ainsi que la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux, ont demandé à la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, que le cortège du 24 octobre ne traverse pas le centre-ville.

Une demande entendue par la préfète, qui entend demander aux organisateurs de la manifestation de s’accorder sur un itinéraire évitant l’hypercentre commerçant. « Je compte sur le sens des responsabilités de chacun. Cette ville nous appartient à tous, il faut que nous en prenions soin », a déclaré Sophie Brocas.

Autre demande : un renforcement du dispositif de sécurité. Celle-ci a également été entendue, puisque le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé ce mardi après-midi la mise en place d’un dispositif policier « massif ».

En complément des forces de l’ordre déployées dans l’hypercentre, il a été demandé aux commerçants de mettre en place des protections supplémentaires afin de prévenir de nouveaux dégâts en cas de passage de casseurs.