Zèta, la marque bordelaise de sneakers écoresponsables, innove avec des baskets intégrant des balles de tennis recyclées

Publié : 10h51 par Elodie Quesnel

Crédit image: Elodie Quesnel

Après le marc de café, le raisin, les olives ou encore le maïs, la marque bordelaise de sneakers et de chaussures écoresponsables Zèta a trouvé une nouvelle matière à recycler : les balles de tennis. Rencontre avec sa fondatrice, Laure Babin.

Saviez-vous qu'en France, une paire de chaussures sur deux vendue en magasin ou sur Internet est une paire de sneakers ? En l'espace de cinq ans, pas moins de 150 marques se sont lancées sur le marché français.

Ce marché, Laure Babin le connaît bien. Cette jeune Bordelaise est la fondatrice de la marque Zèta. Mais elle n'a pas voulu faire comme les autres. En 2020, lorsqu'elle décide de se lancer dans la fabrication de baskets écoresponsables, c'est à la suite d'un constat.

"J'étais étudiante à Bordeaux et, après plusieurs expériences dans le monde de la mode, je me suis rendu compte que 90 % des sneakers étaient fabriquées à l'autre bout du monde, à partir de matières très polluantes."

Zèta va alors se démarquer en utilisant des matières premières que l'on n'avait pas l'habitude de voir dans la fabrication de baskets : du raisin, du marc de café, du maïs ou encore des olives. Quant à la production, elle n'est pas basée sur le continent asiatique, mais en Europe, au Portugal.

Des balles de tennis recyclées

Et Laure a bien l'intention de ne pas s'arrêter là. Sa dernière trouvaille ? Les balles de tennis. "On ne s'y intéresse pas forcément, mais il faut savoir que 14 millions de balles sont utilisées chaque année. Pourtant, elles ne sont pas réutilisées. Je me suis demandé si on ne pouvait pas en faire un produit désirable à intégrer à nos baskets."

Challenge accepté et relevé haut la main. De cette réflexion sont nées les sneakers ACE'98. Dans la région de Porto, les balles de tennis usagées sont récupérées avant d'être broyées en tout petits morceaux. Cette matière est ensuite intégrée aux semelles en caoutchouc recyclé ainsi qu'au logo emblématique de la marque.

Résultat : trois kilos de déchets sont recyclés pour chaque paire fabriquée et les émissions de CO₂ sont six fois inférieures à celles d'une paire classique.

En tout cas, le produit est un succès. Sur les 500 paires mises en vente, au prix de 169 euros, sur le site de la marque et chez ses revendeurs, il ne reste déjà que très peu de pointures disponibles. Il s'agit d'ailleurs de l'un des meilleurs lancements de la marque. "C'est un produit qui va définitivement intégrer notre catalogue permanent", confie Laure. Et qui pourrait bien donner des idées pour recycler d'autres matériaux issus du monde du sport.

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