Grippe : va-t-on devoir se faire vacciner cette année ?

9 septembre 2020 à 13h11 par Iris Mazzacurati

Pour le moment, la campagne de vaccination vise en priorité les personnes fragiles face au virus de

Crédit : Pixabay - Photo d'illustration

Pour une couverture vaccinale optimisée en cette période de Covid-19, les pharmaciens de ville ont demandé à pouvoir vacciner contre la grippe l'ensemble des adultes, si les stocks le permettent.

Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO), a annoncé lors d'une conférence de presse, le souhait des pharmaciens d’étendre la vaccination contre la grippe à tous les adultes, même à ceux qui ne sont pas prioritaires.


La campagne de vaccination vise en priorité les personnes fragiles face au virus de la grippe : les plus de 65 ans, les personnes atteintes d'une maladie chronique (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire...) ou d'une obésité sévère et femmes enceintes.


Pour le moment, toutes ces personnes peuvent retirer le vaccin à la pharmacie sur présentation de leur bon de prise en charge de l'Assurance maladie et se faire vacciner au choix par un médecin, un infirmier, une sage-femme ou un pharmacien volontaire.


"Si on cumule grippe et Covid, c'est la panique"


Chaque année, la grippe saisonnière touche 2 à 6 millions de personnes. Elle entraîne des dizaines de milliers de passages aux urgences et fait 10 000 morts en moyenne. "Si on cumule grippe et Covid, c'est la panique", a alerté Gilles Bonnefond.


Selon lui, les pouvoirs publics rechignent à étendre leur autorisation de vaccination à l'ensemble de la population adulte par peur de pénurie mais "les industriels ont mis à peu près 20% de doses supplémentaires sur le marché français, c'est beaucoup", assure-t-il. 


L'USPO propose de comptabiliser les doses disponibles mi-novembre pour voir s'il est possible "d'augmenter la couverture vaccinale".


L'USPO veut aussi "aller plus loin sur les tests Covid". Pour désengorger les laboratoires de biologie médicale, Gilles Bonnefond propose que "le réseau pharmaceutique contribue à répondre aux besoins" si les tests de dépistage s'effectuent "avec un prélèvement plus simple", par exemple salivaire, et si le résultat peut être obtenu par "une méthode facile qui ne nécessite pas d'avoir un robot, d'avoir toute une série d'équipements".