Chikungunya : 57 cas autochtones recensés en Gironde, l'ARS appellent à la vigilance

Publié : 17h44 par Elodie Quesnel

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Face à la progression des cas de chikungunya contractés localement en Gironde, l’ARS Nouvelle-Aquitaine appelle la population à renforcer sa protection contre les piqûres de moustique tigre. Au 15 septembre, 57 cas autochtones ont été recensés dans le département.

La situation sanitaire évolue en Gironde. Selon le bulletin épidémiologique de Santé publique France du 15 septembre 2026, 57 cas autochtones de chikungunya ont été identifiés dans le département. Des cas ont notamment été recensés à Prignac-et-Marcamps, Talence, Cavignac, Arcachon, Bordeaux, Etauliers, Portets et Créon. Dans les Landes, la commune de Biscarrosse est également concernée.

En lien avec les préfectures de Gironde et des Landes, Santé publique France et l’opérateur Altopictus, l’Agence régionale de santé (ARS) appelle à la vigilance et à la mobilisation de la population pour limiter la transmission du virus.

Se protéger des piqûres de moustique tigre

Le chikungunya est transmis par la piqûre d’un moustique tigre infecté. Il ne se transmet pas directement d’une personne à l’autre.

Après une incubation de 2 à 10 jours, la maladie peut provoquer une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et surtout des douleurs articulaires parfois très importantes. Une éruption cutanée et une grande fatigue peuvent également apparaître.

Si la majorité des personnes contaminées en Gironde ne présentent pas de séquelles, certaines peuvent souffrir de douleurs persistantes et d’une incapacité prolongée.

L’ARS recommande notamment de porter des vêtements amples et couvrants, d'utiliser un répulsif cutané et d'installer des moustiquaires pour les bébés et les personnes alitées.

Quels réflexes en cas de symptômes ?

Les personnes ayant fréquenté depuis début septembre les communes particulièrement touchées et qui présentent des symptômes évocateurs sont invitées à consulter rapidement leur médecin traitant.

Les principaux signes sont une forte fièvre, des douleurs articulaires ou musculaires, une fatigue importante, des maux de tête ou encore une éruption cutanée.

Le chikungunya étant une maladie à signalement obligatoire, les médecins et biologistes doivent informer l’ARS en cas de diagnostic. Ces signalements permettent aux autorités de rechercher d’éventuels autres lieux de transmission et de déclencher des opérations de lutte contre le moustique.

Les personnes malades sont par ailleurs invitées à limiter leurs déplacements pendant huit jours à compter du début des symptômes et à éviter les nouvelles piqûres afin de ne pas permettre au moustique de s’infecter et de transmettre ensuite le virus.

Éliminer les eaux stagnantes

Le mois de septembre est particulièrement favorable au développement du moustique tigre, notamment après les épisodes de pluie qui peuvent remettre en eau les lieux de ponte.

Pour limiter sa prolifération, l’ARS recommande de :

  • vider régulièrement les récipients pouvant retenir de petites quantités d’eau ;
  • remplir de sable les coupelles sous les pots de fleurs ;
  • mettre à l’abri de la pluie les seaux, jouets, arrosoirs et autres objets pouvant accumuler de l’eau ;
  • couvrir hermétiquement les réserves d’eau ou les protéger avec une moustiquaire ;
  • vérifier le bon écoulement de l’eau dans les regards et descentes de gouttières.

Des opérations de démoustication déjà menées

La lutte contre le moustique se poursuit également sur le terrain. Entre le 1er mai et le 15 septembre, Altopictus a réalisé 68 traitements en Gironde et trois dans les Landes.

Les équipes de l’ARS et de Santé publique France poursuivent leurs investigations, avec notamment des enquêtes entomologiques, des opérations ciblées de démoustication et l’identification d’éventuels nouveaux cas dans l’entourage des personnes contaminées.

La participation des habitants reste un élément essentiel pour réduire les lieux de reproduction du moustique tigre et contribuer à interrompre les chaînes de transmission.