Consommer des œufs régulièrement pourrait aider à prévenir la maladie d’Alzheimer

Publié : 6h00 par Alicia Méchin

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Une récente étude américaine suggère qu’une consommation régulière d’œufs pourrait contribuer à réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Ces travaux, menés par des chercheurs de l’Université de Boston, apportent de nouveaux éléments sur le rôle de l’alimentation dans la préservation des fonctions cognitives avec l’âge. Les scientifiques ont analysé les données de plusieurs centaines de participants âgés suivis pendant plusieurs années dans le cadre d’un vaste programme de recherche consacré au vieillissement cérébral. Leur objectif était de déterminer si certains aliments pouvaient avoir un effet protecteur contre les maladies neurodégénératives, en particulier Alzheimer, qui touche des millions de personnes dans le monde.

Les résultats montrent que les personnes consommant des œufs de manière régulière présentaient un risque plus faible de développer cette pathologie par rapport à celles qui en mangeaient rarement. Selon les chercheurs, cet effet pourrait être lié à la présence de plusieurs nutriments essentiels contenus dans les œufs.

Parmi eux figure notamment la choline, une substance indispensable au bon fonctionnement du cerveau. Ce nutriment participe à la production d’acétylcholine, un neurotransmetteur impliqué dans la mémoire, l’apprentissage et la communication entre les neurones. Or, les patients atteints de la maladie d’Alzheimer présentent souvent une diminution de cette activité neuronale.

Les œufs sont également riches en vitamines du groupe B, en protéines de haute qualité ainsi qu’en antioxydants comme la lutéine et la zéaxanthine. Ces composés sont connus pour leurs effets bénéfiques sur la santé cérébrale et pourraient contribuer à limiter certains mécanismes impliqués dans le déclin cognitif.

Les auteurs de l’étude soulignent toutefois qu’il ne s’agit pas d’un remède miracle. Les résultats mettent en évidence une association statistique, mais ne permettent pas d’affirmer avec certitude que la consommation d’œufs empêche directement l’apparition de la maladie.

D’autres facteurs, comme l’activité physique, le niveau d’éducation, le sommeil ou l’alimentation globale, jouent également un rôle important dans la protection du cerveau. Cette recherche renforce néanmoins l’idée qu’une alimentation équilibrée peut contribuer à préserver les capacités cognitives au fil des années. Intégrés dans le cadre d’un mode de vie sain, les œufs pourraient ainsi constituer un allié supplémentaire pour favoriser le vieillissement en bonne santé et réduire le risque de troubles neurodégénératifs.