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Info générale

Contenus haineux : médiation ordonnée entre Twitter et des associations de lutte contre les discriminations

19 octobre 2020 à 17h01 Par Iris Mazzacurati
L'actualité dramatique "confirme l'urgence d'une régulation" sur les réseaux, selon l'avocat des associations de lutte contre les discriminations.
Crédit photo : Pixabay - photo d'illustration

La justice française a ordonné, lundi 19 octobre, une médiation entre Twitter et des associations de lutte contre les discriminations, qui avaient assigné en mai le réseau social pour "inaction face à la haine en ligne".

L'Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS racisme, SOS Homophobie et J'accuse ont assigné Twitter, estimant que le réseau social manquait de manière "ancienne et persistante" à ses obligations en matière de modération des contenus. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) s'est joint à la procédure.

Twitter et ces associations devront rencontrer un médiateur, avant le prochain rendez-vous d'audience a été fixé au 1er décembre, tel en a décidé un juge des référés (urgence) du tribunal judiciaire de Paris.

En plein débat autour de la controversée loi Avia, les associations avaient demandé au tribunal d'ordonner la désignation d'un expert chargé de constater "les moyens matériels et humains mis en œuvre", estimant que de nombreux tweets signalés n'étaient pas retirés.

Rattrapé par l’actualité

Lors de l'audience lundi 19 octobre le matin, le tribunal a observé une minute de silence en hommage à Samuel Paty, professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine par un Russe tchétchène de 18 ans.

Selon les associations, cette actualité dramatique "confirme l'urgence d'une régulation" sur les réseaux.

"Le rôle des réseaux sociaux est bien sûr très important puisqu'on a vu qu'il amplifiait la propagande islamiste et toutes les autres propagandes de haine", a déclaré Stéphane Lilti, avocat de l'UEJF, à la sortie de l'audience.

"C'est sur le réseau Twitter qu'a été publiée la photo de ce malheureux professeur décapité. La Licra avait signalé à Twitter l'existence de ce compte islamiste très problématique, Twitter a retiré le tweet, mais ne l'a pas signalé au parquet", a-t-il affirmé.

(Avec AFP)