Commerçants, artisans, entrepreneurs locaux, communiquez local -> en savoir plus

Replay

La Minute Eco : "C'est l’histoire d’un ticket d’Euromillions trouvé dans la rue..."

Certaines personnes ont parfois une chance absolument extraordinaire : jugez un peu. En 2011, une jeune femme trouve dans la rue un ticket d’Euromillions. Déjà, il faut penser à le ramasser plutôt qu’à le pousser dans le caniveau. Mais elle fait mieux : elle vérifie les numéros figurant sur le ticket et, chose incroyable, découvre qu’il s’agit du billet gagnant du dernier tirage ! A la clef : 163 millions d’euros ! La jeune femme tente aussitôt d’empocher le gain, mais la Française des Jeux coince un peu : une autre joueuse s’est manifesté ; avec elle, le reçu de la mise, mais pas le ticket gagnant. Après négociation, celle qui a trouvé le ticket, mais n’a pas joué, accepte de le rendre à sa propriétaire d’origine pour... 12 millions d’euros. Une paille quand on a gagné 15 fois plus, une belle récompense pour avoir ramassé le ticket et vérifié s’il était bon ou non.

Fin de l’histoire ? Que nenni. Bien évidemment, là-dessus, le fisc arrive, et réclame des impôts à la vraie fausse gagnante, celle aux 12 millions d’euros. L’affaire vient d’être tranchée au conseil d’Etat près de 10 ans plus tard. Elle ne payera rien, car les juges suprêmes ont estimé que “le profit en cause, isolé, n’est pas par nature susceptible de se renouveler”.  En droit, cette somme versée en réparation d’un préjudice, ou pour trancher un litige entre deux parties, s’appelle “indemnité transactionnelle”. Sachez-le, normalement, elle n’est pas soumise à l’impôt. Même chose d’ailleurs pour l’indemnité que vous recevez d’une assurance. Par exemple, en cas d’accident ayant entrainé une invalidité passagère ou permanente ; ou en cas de dégradation ou destruction d’un bien vous appartenant. Mais attention : si le fisc prouve que l’indemnité transactionnelle n’a pas lieu d’être, et masque en fait un transfert d’argent entre deux personnes, alors là, il sera taxé, et cela peut atteindre jusqu’à 60 % de la somme, la taxation de la donation entre étrangers.  

Certaines personnes ont parfois une chance absolument extraordinaire : jugez un peu.

En 2011, une jeune femme trouve dans la rue un ticket d’Euromillions. Déjà, il faut penser à le ramasser plutôt qu’à le pousser dans le caniveau. Mais elle fait mieux : elle vérifie les numéros figurant sur le ticket et, chose incroyable, découvre qu’il s’agit du billet gagnant du dernier tirage ! A la clef : 163 millions d’euros !

La jeune femme tente aussitôt d’empocher le gain, mais la Française des Jeux coince un peu : une autre joueuse s’est manifesté ; avec elle, le reçu de la mise, mais pas le ticket gagnant.

Après négociation, celle qui a trouvé le ticket, mais n’a pas joué, accepte de le rendre à sa propriétaire d’origine pour... 12 millions d’euros. Une paille quand on a gagné 15 fois plus, une belle récompense pour avoir ramassé le ticket et vérifié s’il était bon ou non. Fin de l’histoire ? Que nenni. Bien évidemment, là-dessus, le fisc arrive, et réclame des impôts à la vraie fausse gagnante, celle aux 12 millions d’euros.

L’affaire vient d’être tranchée au conseil d’Etat près de 10 ans plus tard. Elle ne payera rien, car les juges suprêmes ont estimé que “le profit en cause, isolé, n’est pas par nature susceptible de se renouveler”. 

En droit, cette somme versée en réparation d’un préjudice, ou pour trancher un litige entre deux parties, s’appelle “indemnité transactionnelle”. Sachez-le, normalement, elle n’est pas soumise à l’impôt. Même chose d’ailleurs pour l’indemnité que vous recevez d’une assurance. Par exemple, en cas d’accident ayant entrainé une invalidité passagère ou permanente ; ou en cas de dégradation ou destruction d’un bien vous appartenant. Mais attention : si le fisc prouve que l’indemnité transactionnelle n’a pas lieu d’être, et masque en fait un transfert d’argent entre deux personnes, alors là, il sera taxé, et cela peut atteindre jusqu’à 60 % de la somme, la taxation de la donation entre étrangers.

 

13 juillet 2020

La Minute Eco : Les crédits immobiliers, désormais moins faciles à obtenir

Pour finir la semaine, j’ai une bonne nouvelle : d’après le gouverneur de la Banque de France, l’économie française a mieux redémarré que prévu. Je dis ça en pensant à tous mes amis entrepreneurs, coiffeurs, restaurateurs, commerçants, qui sont encore à - 30%, - 50 % par rapport à la même période l’an dernier. Ils sont évidemment très inquiets pour l’avenir.  Mais c’est vrai aussi que d’autres secteurs sont en train de rattraper au moins une partie de leur retard : les ventes de voitures neuves et d’occasion ont dépassé les plus hauts historiques. Dans l’immobilier, aussi, on signe les promesses de vente à tour de bras, et les banques se remettent à produire du dossier de crédit à qui mieux mieux.

Attention cependant : le taux de refus des crédits immobiliers va augmenter, alertent tous les courtiers. Des dossiers qui seraient passés ric-rac voici quelques mois, vont être refusés, ou il faudra apporter des garanties supplémentaires pour rassurer le banquier. Comme, par exemple, une garantie hypothécaire à la place d’un Crédit Logement.

Autre problème à anticiper : les délais de traitement des demandes de crédit vont à nouveau atteindre des sommets ; et les 3 mois habituellement accordés entre la signature de la promesse et de l’acte authentique, risquent de ne pas suffire dans bien des cas. Demandez donc une rallonge au vendeur en passant par votre notaire pour éviter d’être pressé comme un citron.

Enfin, si vous n’avez pas encore renégocié votre crédit immobilier sur un crédit encore relativement jeune, souscrit ces cinq dernières années disons ; et bien dépêchez-vous ! Même si les taux ont un peu augmenté depuis mars-avril, pour le coup, il n’y a pas de problème de dossier qui passe ou pas ! La banque vous a déjà prêté, renégocier le crédit est, en soi, beaucoup plus simple. Par ailleurs, on a appris cette semaine que jamais les Français n’avaient autant changé de banque que ces deux dernières années. Si votre banquier se fait désirer, n’hésitez pas à aller voir la concurrence, pour tenter de faire racheter votre crédit, à de meilleures conditions qu’aujourd’hui.

Pour finir la semaine, j’ai une bonne nouvelle : d’après le gouverneur de la Banque de France, l’économie française a mieux redémarré que prévu. Je dis ça en pensant à tous mes amis entrepreneurs, coiffeurs, restaurateurs, commerçants, qui sont encore à - 30%, - 50 % par rapport à la même période l’an dernier. Ils sont évidemment très inquiets pour l’avenir. 

Mais c’est vrai aussi que d’autres secteurs sont en train de rattraper au moins une partie de leur retard : les ventes de voitures neuves et d’occasion ont dépassé les plus hauts historiques. Dans l’immobilier, aussi, on signe les promesses de vente à tour de bras, et les banques se remettent à produire du dossier de crédit à qui mieux mieux. Attention cependant : le taux de refus des crédits immobiliers va augmenter, alertent tous les courtiers. Des dossiers qui seraient passés ric-rac voici quelques mois, vont être refusés, ou il faudra apporter des garanties supplémentaires pour rassurer le banquier. Comme, par exemple, une garantie hypothécaire à la place d’un Crédit Logement. Autre problème à anticiper : les délais de traitement des demandes de crédit vont à nouveau atteindre des sommets ; et les 3 mois habituellement accordés entre la signature de la promesse et de l’acte authentique, risquent de ne pas suffire dans bien des cas. Demandez donc une rallonge au vendeur en passant par votre notaire pour éviter d’être pressé comme un citron. Enfin, si vous n’avez pas encore renégocié votre crédit immobilier sur un crédit encore relativement jeune, souscrit ces cinq dernières années disons ; et bien dépêchez-vous ! Même si les taux ont un peu augmenté depuis mars-avril, pour le coup, il n’y a pas de problème de dossier qui passe ou pas ! La banque vous a déjà prêté, renégocier le crédit est, en soi, beaucoup plus simple.

Par ailleurs, on a appris cette semaine que jamais les Français n’avaient autant changé de banque que ces deux dernières années. Si votre banquier se fait désirer, n’hésitez pas à aller voir la concurrence, pour tenter de faire racheter votre crédit, à de meilleures conditions qu’aujourd’hui.

10 juillet 2020

Des panneaux solaires... chez Ikea

A partir de la rentrée, vous pourrez acheter des panneaux solaires... chez Ikea ! Quand j’ai lu cette nouvelle, je me suis imaginé en train de construire des panneaux en kit avec les fameuses petites clefs métalliques à la main, un plan sur les genoux, à cheval sur mon toit. Mais en réalité, rien de tout ça n’arrivera avec des panneaux made in Ikea, parce qu’en fait, ces panneaux n’auront rien de suédois. Le géant du meuble ne fera que mettre en avant les offres de panneaux solaires d’une entreprise française, panneaux installés à domicile par des professionnels après un diagnostic poussé. A la clef, la promesse d’une économie de 10 à 20 % sur le prix, par rapport aux offres actuellement sur le marché. Et la promesse de réduire sa facture d’électricité d’au moins 50 %.

Le souci, pour avoir bien étudié le sujet, c’est que les offres de panneaux solaires actuellement sur le marché vous obligent à sortir au moins 10 000 euros de votre poche, pour avoir une installation qui commence à devenir sérieuse. Et encore à ce prix-là, vous serez dépendant du réseau électrique la nuit, faute de solution de stockage de l’électricité produite en journée. Et toujours à ce prix-là, il faut 10, 12, 15 ans parfois pour amortir son investissement, c’est-à-dire commencer à économiser de l’argent, entre le remboursement du crédit souscrit pour acheter et installer les panneaux, et l’énergie que vous n’allez pas consommer. C’est long.

Alors ? Alors, il y a bien une autre solution : on trouve facilement sur Internet des packs de panneaux solaires à monter soi-même. Ils sont deux à trois fois moins chers que les solutions avec bilan énergétique et installation par des professionnels. L’installation justement : vous pouvez, bien sûr, les poser sur votre toiture, mais comme c’est tout de même assez compliqué, vous pouvez aussi les poser au sol, sur des pieds inclinés. Certains de ces packs contiennent même des batteries et permettent d’être totalement autonomes, pourvu que vous n’utilisiez pas d’appareils trop gourmands en énergie.
Quant au retour sur investissement, il peut se faire en moins de cinq ans... Maintenant bien sûr, il faut être un peu bricoleur.

A partir de la rentrée, vous pourrez acheter des panneaux solaires... chez Ikea ! Quand j’ai lu cette nouvelle, je me suis imaginé en train de construire des panneaux en kit avec les fameuses petites clefs métalliques à la main, un plan sur les genoux, à cheval sur mon toit.

Mais en réalité, rien de tout ça n’arrivera avec des panneaux made in Ikea, parce qu’en fait, ces panneaux n’auront rien de suédois. Le géant du meuble ne fera que mettre en avant les offres de panneaux solaires d’une entreprise française, panneaux installés à domicile par des professionnels après un diagnostic poussé. A la clef, la promesse d’une économie de 10 à 20 % sur le prix, par rapport aux offres actuellement sur le marché. Et la promesse de réduire sa facture d’électricité d’au moins 50 %. Le souci, pour avoir bien étudié le sujet, c’est que les offres de panneaux solaires actuellement sur le marché vous obligent à sortir au moins 10 000 euros de votre poche, pour avoir une installation qui commence à devenir sérieuse. Et encore à ce prix-là, vous serez dépendant du réseau électrique la nuit, faute de solution de stockage de l’électricité produite en journée. Et toujours à ce prix-là, il faut 10, 12, 15 ans parfois pour amortir son investissement, c’est-à-dire commencer à économiser de l’argent, entre le remboursement du crédit souscrit pour acheter et installer les panneaux, et l’énergie que vous n’allez pas consommer. C’est long. Alors ? Alors, il y a bien une autre solution : on trouve facilement sur Internet des packs de panneaux solaires à monter soi-même. Ils sont deux à trois fois moins chers que les solutions avec bilan énergétique et installation par des professionnels. L’installation justement : vous pouvez, bien sûr, les poser sur votre toiture, mais comme c’est tout de même assez compliqué, vous pouvez aussi les poser au sol, sur des pieds inclinés. Certains de ces packs contiennent même des batteries et permettent d’être totalement autonomes, pourvu que vous n’utilisiez pas d’appareils trop gourmands en énergie.

Quant au retour sur investissement, il peut se faire en moins de cinq ans... Maintenant bien sûr, il faut être un peu bricoleur.

09 juillet 2020

La Minute Eco : Gare aux formules “au forfait” et sur “abonnement”

Depuis plusieurs années déjà, tout un tas d’entreprises ont changé de modèle économique, en faisant miroiter aux consommateurs une “aubaine”, une “bonne affaire”.  C’est le cas de toutes les formules “au forfait” et sur “abonnement”. Le dernier à s'être converti, c’est Disney. Jusqu’ici, le géant américain du divertissement vivait de la sortie en salle de ses films, et de leur vente, ensuite, en DVD, ou en VOD.

En proposant un abonnement à Disney+ pour moins de 7 euros, Mickey prétend faire un cadeau aux parents et aux enfants : plus besoin d’acheter des DVD à 10 ou 20 euros, ou de louer un film le week-end pour occuper les enfants. Ils peuvent regarder tous les Disney quand ils veulent, gratuitement.

Mais en réalité derrière, tous les mois, 7 euros tombent dans la poche d’oncle Picsou. Multiplié par au minimum 50 millions d’abonnés dans le monde, depuis le lancement du service. Le calcul est vite fait : à Noël, des milliards de talers, la monnaie de Donaldville, vont rejoindre le coffre-fort de son oncle. Le pire, c’est que la plupart des abonnés aux services de streaming vidéo ne se rendent pas compte que 7, 8, 10, 12 euros sortent de leur poche tous les mois, qu’ils s’en servent, ou pas. La semaine dernière, la direction de la répression des fraudes a lancé un avertissement aux consommateurs : méfiez-vous des abonnements cachés. Ce sont par exemple ces pseudos services de TV sur mobile, qui apparaissent en pub sur votre smartphone. Un doigt qui glisse, et vous voilà abonné à un service inutile, dont le montant est prélevé sur votre facture téléphonique. Pensez à aller faire un tour dans l’application de votre opérateur, à l’onglet “abonnement”. Mais surtout, demandez-vous si certains abonnements que vous avez souscrits volontairement, pensant faire une bonne affaire, sont bien pertinents… 

Depuis plusieurs années déjà, tout un tas d’entreprises ont changé de modèle économique, en faisant miroiter aux consommateurs une “aubaine”, une “bonne affaire”. 

C’est le cas de toutes les formules “au forfait” et sur “abonnement”. Le dernier à s'être converti, c’est Disney. Jusqu’ici, le géant américain du divertissement vivait de la sortie en salle de ses films, et de leur vente, ensuite, en DVD, ou en VOD. En proposant un abonnement à Disney+ pour moins de 7 euros, Mickey prétend faire un cadeau aux parents et aux enfants : plus besoin d’acheter des DVD à 10 ou 20 euros, ou de louer un film le week-end pour occuper les enfants. Ils peuvent regarder tous les Disney quand ils veulent, gratuitement. Mais en réalité derrière, tous les mois, 7 euros tombent dans la poche d’oncle Picsou. Multiplié par au minimum 50 millions d’abonnés dans le monde, depuis le lancement du service. Le calcul est vite fait : à Noël, des milliards de talers, la monnaie de Donaldville, vont rejoindre le coffre-fort de son oncle.

Le pire, c’est que la plupart des abonnés aux services de streaming vidéo ne se rendent pas compte que 7, 8, 10, 12 euros sortent de leur poche tous les mois, qu’ils s’en servent, ou pas.

La semaine dernière, la direction de la répression des fraudes a lancé un avertissement aux consommateurs : méfiez-vous des abonnements cachés. Ce sont par exemple ces pseudos services de TV sur mobile, qui apparaissent en pub sur votre smartphone. Un doigt qui glisse, et vous voilà abonné à un service inutile, dont le montant est prélevé sur votre facture téléphonique.

Pensez à aller faire un tour dans l’application de votre opérateur, à l’onglet “abonnement”. Mais surtout, demandez-vous si certains abonnements que vous avez souscrits volontairement, pensant faire une bonne affaire, sont bien pertinents… 

08 juillet 2020

La Minute Eco : Demande de congé et coronavirus, ce qu’il faut savoir

Cette fois, les enfants sont en vacances pour de bon, et beaucoup de parents sont inquiets pour leurs demandes de congés. Alors oui, faisons court : les règles ont changé pendant la crise sanitaire, et l’employeur dispose de pouvoirs élargis sur les dates de congés. En ce moment, il peut imposer la prise d’une semaine de congés payés avec un préavis d’un jour seulement, contre un mois en temps normal.  Il peut également forcer ses salariés à poser jusqu’à 10 jours de récupération.

A l’inverse, il peut aussi forcer un salarié à renoncer à une semaine de congés déjà posés, si l’activité redémarre et qu’il faut rattraper du retard. Pour éviter les mauvaises surprises, comme la situation est compliquée pour tout le monde, le meilleur conseil que l’on puisse vous donner est d’éviter de faire l’autruche. J’entends en effet autour de moi des gens dire "j’espère que ma patronne aura oublié", "pourvu que je passe entre les gouttes".

C’est forcément un mauvais calcul, car dans les mois à venir, il va falloir se serrer les coudes un maximum pour affronter la grosse vague de la crise économique retardée par tout notre système d’aides, notamment le chômage partiel pris en charge par l’Etat et les prêts aux entreprises garantis par l’Etat. Oui, il faut se préparer à l’idée que par endroits, le salut d’une entreprise passera par une activité réduite, et des salaires réduits, pour éviter des licenciements secs.

Autrement dit, pour gérer les congés de cet été, allez voir votre chef ou votre DRH. Parlez avec lui cartes sur table. Dites-lui quels jours comptent pour vous, et où vous pouvez être souple.

Cette fois, les enfants sont en vacances pour de bon, et beaucoup de parents sont inquiets pour leurs demandes de congés.

Alors oui, faisons court : les règles ont changé pendant la crise sanitaire, et l’employeur dispose de pouvoirs élargis sur les dates de congés. En ce moment, il peut imposer la prise d’une semaine de congés payés avec un préavis d’un jour seulement, contre un mois en temps normal. 

Il peut également forcer ses salariés à poser jusqu’à 10 jours de récupération. A l’inverse, il peut aussi forcer un salarié à renoncer à une semaine de congés déjà posés, si l’activité redémarre et qu’il faut rattraper du retard.

Pour éviter les mauvaises surprises, comme la situation est compliquée pour tout le monde, le meilleur conseil que l’on puisse vous donner est d’éviter de faire l’autruche. J’entends en effet autour de moi des gens dire "j’espère que ma patronne aura oublié", "pourvu que je passe entre les gouttes". C’est forcément un mauvais calcul, car dans les mois à venir, il va falloir se serrer les coudes un maximum pour affronter la grosse vague de la crise économique retardée par tout notre système d’aides, notamment le chômage partiel pris en charge par l’Etat et les prêts aux entreprises garantis par l’Etat.

Oui, il faut se préparer à l’idée que par endroits, le salut d’une entreprise passera par une activité réduite, et des salaires réduits, pour éviter des licenciements secs. Autrement dit, pour gérer les congés de cet été, allez voir votre chef ou votre DRH. Parlez avec lui cartes sur table. Dites-lui quels jours comptent pour vous, et où vous pouvez être souple.

07 juillet 2020

La Minute Eco : Le prix des transports

Bonjour à tous, On le sait, le coût du transport est une vraie préoccupation pour beaucoup d’entre nous. Voici, à date, ce que l’on peut dire sur le sujet.

La voiture d’abord : après une chute vertigineuse des prix du baril de pétrole brut, le prix du carburant à la pompe s’est approché du seuil d'un euro le litre pour le diesel tout au moins, puis est remonté ces dernières semaines. Pour l’instant, rien ne dit que le prix du carburant pour automobiles risque de connaître une nouvelle flambée. Croisons les doigts. Coté train, la SNCF vient de le promettre : aucune augmentation de prix, que ce soit pour les trains régionaux, les abonnements, que les TGV et Intercités, n’est prévue pour cette année. Malgré les énormes pertes de la compagnie à cause des grèves, puis du confinement, ce n’est pas cette année que les passagers en payeront la facture.

L’avion, enfin : le secrétaire d’Etat aux Transports a dit la semaine dernière, avant la démission du gouvernement, que “les billets d’avion à 10 euros, ce n’était plus possible”. Le problème, c’est que pour le transport aérien, nous sommes encore dans un marché concurrentiel, très concurrentiel même, ou le pouvoir de l’Etat français est limité.

Bien au contraire, il semble clair que les compagnies low-cost vont continuer à proposer des billets d’avion à 10, 20 ou 30 euros, pour des déplacements en Europe. Parce qu’elles le peuvent. Parce que les pays qui ont besoin du tourisme vont le favoriser. Parce que les règles européennes le permettent. Et pour aller plus loin, et bien là encore, des compagnies, comme celles du Golfe, cassent les prix, et vont continuer à casser les prix. Aller à Bali aller retour pour 400 euros, ou à New-York pour 300, cela devrait être encore possible pendant quelques années. En revanche, il y aura moins de vols, c’est une certitude, et aussi, moins de compagnies aériennes, certaines vont disparaître.

Bon début de semaine et à demain !

Bonjour à tous,

On le sait, le coût du transport est une vraie préoccupation pour beaucoup d’entre nous. Voici, à date, ce que l’on peut dire sur le sujet.La voiture d’abord : après une chute vertigineuse des prix du baril de pétrole brut, le prix du carburant à la pompe s’est approché du seuil d'un euro le litre pour le diesel tout au moins, puis est remonté ces dernières semaines. Pour l’instant, rien ne dit que le prix du carburant pour automobiles risque de connaître une nouvelle flambée. Croisons les doigts.

Coté train, la SNCF vient de le promettre : aucune augmentation de prix, que ce soit pour les trains régionaux, les abonnements, que les TGV et Intercités, n’est prévue pour cette année. Malgré les énormes pertes de la compagnie à cause des grèves, puis du confinement, ce n’est pas cette année que les passagers en payeront la facture.L’avion, enfin : le secrétaire d’Etat aux Transports a dit la semaine dernière, avant la démission du gouvernement, que “les billets d’avion à 10 euros, ce n’était plus possible”.

Le problème, c’est que pour le transport aérien, nous sommes encore dans un marché concurrentiel, très concurrentiel même, ou le pouvoir de l’Etat français est limité.Bien au contraire, il semble clair que les compagnies low-cost vont continuer à proposer des billets d’avion à 10, 20 ou 30 euros, pour des déplacements en Europe. Parce qu’elles le peuvent. Parce que les pays qui ont besoin du tourisme vont le favoriser. Parce que les règles européennes le permettent. Et pour aller plus loin, et bien là encore, des compagnies, comme celles du Golfe, cassent les prix, et vont continuer à casser les prix. Aller à Bali aller retour pour 400 euros, ou à New-York pour 300, cela devrait être encore possible pendant quelques années. En revanche, il y aura moins de vols, c’est une certitude, et aussi, moins de compagnies aériennes, certaines vont disparaître.Bon début de semaine et à demain !

06 juillet 2020

La Minute Eco : les stages d'été

Bonjour à tous, Vous avez peut-être entendu parler de cette offre de stage d’été postée par une mairie sur le réseau professionnel Linkedin : elle recherche un étudiant en architecture, “sans convention de stage, parce que c’est trop compliqué”, mais avec les remerciements de la chef de service. Alors, faisons court. Si la pratique n’est pas isolée, elle n’en reste pas moins totalement illégale. Si vos enfants commencent où ont commencé des stages d’été, n’hésitez pas à jeter un oeil dans les échanges de documents qui ont du avoir lieu avant le début de la collaboration. Le graal, c’est bien sûr la convention de stage. Si votre enfant n’en a pas demandé à son école, ou s’est heurté à des refus, à vous de prendre les choses en main. Sans convention, il n’est pas protégé s’il se passe quoi que ce soit : harcélement ou accident, pour ne citer que ces deux cas. Ensuite, si la convention existe, elle doit être correctement remplie par l’entreprise : missions confiées, horaires, prise en charge éventuelle des repas.  Quant à l’indemnité de stage, la règle est simple. En dessous de deux mois de présence dans l’entreprise, à temps plein, elle n’est pas obligatoire. En revanche, dès deux mois et un jour, à raison de sept heures par jour, l’indemnité est due : elle sera de 546 € au mois de juillet, à cause du 14 juillet et de son pont. Bien entendu, l’entreprise peut être plus généreuse : c’est vrai en particulier pour les étudiants issus de grandes écoles, ou de spécialités recherchées.  Enfin dernière chose : si les remerciements, quand tout s’est bien passé, sont sans doute le minimum à espérer, on peut aussi demander une lettre de recommandation. Elle pourra servir, pour trouver son premier emploi. A demain !

Bonjour à tous,

Vous avez peut-être entendu parler de cette offre de stage d’été postée par une mairie sur le réseau professionnel Linkedin : elle recherche un étudiant en architecture, “sans convention de stage, parce que c’est trop compliqué”, mais avec les remerciements de la chef de service.

Alors, faisons court. Si la pratique n’est pas isolée, elle n’en reste pas moins totalement illégale. Si vos enfants commencent où ont commencé des stages d’été, n’hésitez pas à jeter un oeil dans les échanges de documents qui ont du avoir lieu avant le début de la collaboration.

Le graal, c’est bien sûr la convention de stage. Si votre enfant n’en a pas demandé à son école, ou s’est heurté à des refus, à vous de prendre les choses en main. Sans convention, il n’est pas protégé s’il se passe quoi que ce soit : harcélement ou accident, pour ne citer que ces deux cas.

Ensuite, si la convention existe, elle doit être correctement remplie par l’entreprise : missions confiées, horaires, prise en charge éventuelle des repas. 

Quant à l’indemnité de stage, la règle est simple. En dessous de deux mois de présence dans l’entreprise, à temps plein, elle n’est pas obligatoire. En revanche, dès deux mois et un jour, à raison de sept heures par jour, l’indemnité est due : elle sera de 546 € au mois de juillet, à cause du 14 juillet et de son pont.

Bien entendu, l’entreprise peut être plus généreuse : c’est vrai en particulier pour les étudiants issus de grandes écoles, ou de spécialités recherchées. 

Enfin dernière chose : si les remerciements, quand tout s’est bien passé, sont sans doute le minimum à espérer, on peut aussi demander une lettre de recommandation. Elle pourra servir, pour trouver son premier emploi.

A demain !

03 juillet 2020