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Les entrepreneurs pessacais récompensés

12 juillet 2017 à 18h20 Par Rédaction

La ville de Pessac vient d'attribuer, pour la première année, le prix de l'entrepreneur. Rencontre avec deux des trois lauréats.

L'une associe les massages à la pâtisserie, la seconde a imaginé des foulards adaptés aux femmes atteintes de cancer, les troisièmes ont conçu un système de navigation pour accompagner les chirurgiens orthopédiques dans la préparation des interventions... Le prix de l'entrepreneur imaginé par la ville de Pessac, en partenariat avec l’association nationale des jeunes entrepreneurs, avait pour thème le bien-être et la santé.

Laëtitia Bosbaty a reçu le prix "coup de coeur" pour son institut de beauté Le boudoir du bien être. Chaque saison elle convie un commerçant à travailler sur une offre de soin… C’est comme ça qu’elle a allié pâtisserie et massages pour sa série de soins proposée pour l'été. Elle a invité le pâtissier pessacais Franck Labasse pour proposer des sorbets maison, après ses massages tout en légumes et en fruits. Cet hiver, c'est avec la chocolatière bordelaise Hasnaâ qu'elle a imaginé un soin au chocolat.La jeune femme de 28 ans, ne s'arrête pas là. "J'ai déjà de nouvelles idées de partenariats avec d'autres commerçants locaux" sourit-elle avant de poursuivre "Je veux encourager les circuits locaux et créer des connections avec les artisans et commerçants qui vivent près de mon institut, c'est l'occasion de leur rendre hommage et de s'amuser en travaillant !" La jeune entrepreneur crée aussi de l'emploi : après avoir embauché en CDI, dix mois après l'ouverture de son institut, elle accueillera une seconde salariée au mois de septembre.

Lydia Lèbre

 

Lydia Lèbre fait aussi partie des lauréats. Après avoir affronté un cancer du sein il y a quatre ans, la jeune femme a imaginé des foulards colorés que seul quelqu’un qui est passé par là aurait pu imaginer. "J'ai eu la chance de supporter la perruque mais ce n'est pas le cas de tous les malades... Et quand les cheveux commencent à repousser il faut bien enlever la perruque : dans tous les cas il fallait une alternative sympa, mais les foulards que je trouvais ne me plaisaient pas" explique Lydia. C'est la question du volume qui lui pose problème : "Lorsque des femmes qui ont des cheveux portent un foulard, on devine qu'il y en a en dessous, ça fait du volume. Moi, ça faisait tout plat !"  D’une idée, elle en a fait une marque, ça s’appelle Emma Lebré. Elle imagine des foulards tout doux, aux couleurs vives, dans lesquels on peut glisser de la ouate pour recréer la place prise normalement par les cheveux. La jeune trentenaire est aujourd'hui en rémission et son entreprise a soufflé ses deux bougies.

 
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Par Klervi Le Cozic