Sclérose en plaques : un nouveau traitement suscite l’espoir pour les formes progressives

Publié : 6h00 par Alicia Méchin

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Une avancée majeure pourrait bientôt changer la prise en charge des formes progressives de la sclérose en plaques (SEP).

Le Tolébrutinib, un traitement innovant développé pour lutter contre cette maladie neurologique, vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché de l’Agence européenne du médicament. Cette décision marque une étape importante pour les patients atteints de cette pathologie qui touche près de 150 000 personnes en France, principalement des jeunes femmes.

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central qui peut entraîner, au fil du temps, une dégradation progressive des capacités motrices et cognitives. Jusqu’à présent, les options thérapeutiques pour les formes progressives restaient limitées, laissant de nombreux patients confrontés à une aggravation inexorable de leur handicap.

Les résultats d’une étude menée dans le cadre du réseau national de recherche clinique FCRIN4MS apportent toutefois de nouvelles perspectives. Le Tolébrutinib a été testé auprès de 25 patients souffrant de formes progressives de la maladie. Selon les données recueillies, le traitement permet de réduire d’environ un tiers le risque de progression du handicap.

Pour le professeur Jérôme de Sèze, chef du service de neurologie du CHU de Strasbourg et responsable de l’étude, cette avancée est particulièrement encourageante. Selon lui, ces nouvelles molécules sont capables de franchir la barrière cérébrale et d’agir directement sur les lésions chroniques présentes dans le cerveau, considérées comme l’une des principales causes de l’aggravation de la maladie à long terme. Les chercheurs espèrent ainsi ralentir durablement son évolution et préserver davantage l’autonomie des patients.

Au-delà des résultats statistiques, certains témoignages illustrent concrètement les bénéfices potentiels du traitement. Hélène, atteinte d’une forme particulièrement agressive de la sclérose en plaques, a participé à l’essai clinique pendant deux ans. Alors qu’aucun traitement efficace n’était disponible pour son cas, elle affirme constater une nette amélioration de son état de santé. Elle a même récemment pu reprendre des activités physiques telles que la randonnée. Se décrivant aujourd’hui comme « un phénix », elle incarne l’espoir que ce nouveau traitement fait naître chez de nombreux malades et leurs proches.