Transports publics : des stations fermées après le déconfinement ?

4 mai 2020 à 11h10 par Iris Mazzacurati

Certaines stations pourraient fermer pour limiter le flux de passagers.

Crédit : Pixabay

Pour respecter la distanciation sociale d'un mètre entre passagers, il faudra réduire les flux dans les transports publics à partir du 11 mai. Comment ? Elisabeth Borne, la ministre de la transition écologique, en charge des transports, propose de fermer certaines stations.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi 28 mai que le port du masque et le respect des règles de distanciation seront obligatoires dans les transports publics pendant au moins trois semaines après la fin du confinement le 11 mai.


Levée de bouclier des opérateurs, qui ont prévenu qu'ils n'étaient pas en mesure d'assurer cette distanciation sans une "limitation drastique des flux en amont".


Un espacement obligatoire d'un mètre entre passagers "limitera mécaniquement notre capacité à transporter un nombre de voyageurs suffisant à la reprise économique", ont mis en garde les patrons de la RATP, la SNCF, Keolis et Transdev, exprimant leur hostilité à une telle mesure imposée au niveau national.


Tous craignent notamment "en cas de forte affluence, de devoir prendre (...) des décisions d'arrêt du service susceptible de générer des troubles à l'ordre public".


Face à ces réserves, la ministre en charge des transports, Elizabeth Borne a déclaré sur LCI que "dans chacune des grandes métropoles, en particulier en Ile-de-France, différents scénarios sont examinés avec dans certains cas des hypothèses où on limiterait le nombre de stations ouvertes".


"Dans certains cas, on n'exclut pas de fermer certaines stations, certaines correspondances pour pouvoir s'assurer que le flux d'entrées dans les transports en commun est bien maîtrisé", précisant que cela devait être tranché "rapidement".


"Il faut réduire drastiquement les flux et c'est ce qui rendra possible la distanciation dans les transports", a-t-elle martelé. Ce sera aux entreprises de faire respecter cette distanciation, "avec des renforts de la sécurité civile, des polices municipales et avec le soutien des forces de l'ordre".


Le défaut de port de masque dans les transports sera puni d'une amende de 135 euros. Selon Mme Borne, "il faudra aussi prévoir des contrôles et des sanctions pour qui ne respecterait pas ces règles" de distanciation. Et de rappeler l'appel aux employeurs à maintenir "le plus possible" leurs salariés en télétravail et à "étaler les horaires d'arrivée et de départ".