À Bordeaux, l’association Un Petit Bagage d’Amour" cherche un nouveau local pour continuer d’aider les futures mamans en grande précarité
Publié : 12h04 par Elodie Quesnel
Depuis 2020, l’association Un Petit Bagage d’Amour Bordeaux fournit un sac de maternité à de futures mamans en grande précarité, avec tout le nécessaire pour accueillir leur enfant dans les meilleures conditions. Installé à Cenon, aujourd’hui, le « nid » bordelais cherche de nouveaux locaux pour continuer à aider les futures mamans dans le besoin.
C’est un essentiel pour chaque future maman : la valise de maternité qui contient tout le nécessaire pour accueillir au mieux son bébé et pour la maman se sentir au mieux lors de son séjour à la maternité.
Pourtant, à Paris, la sage-femme Samra Seddik a constaté que de nombreuses femmes en grande précarité arrivaient à la maternité sans cette fameuse valise de naissance. En 2016, elle a décidé de pallier ce problème à son échelle en créant l’association Un petit bagage d’amour. Une initiative qui a rapidement conquis le reste de l’Hexagone avec la création d’antennes en région, appelées "nids". On en compte aujourd’hui pas moins de 14, dont celui de Bordeaux.
Apporter un peu de sérénité et de confort aux futures mamans
Le "nid" bordelais a ouvert ses portes en 2020 à l’initiative d’Alyssa, qui partage aujourd’hui la coprésidence avec Clotilde. Elles sont accompagnées d’une trentaine de bénévoles actives, tandis que d’autres apportent ponctuellement leur aide.
En 2025, ce ne sont pas moins de 269 bagages qui ont été remis. "Ce sont des mamans en très grande précarité que nous accueillons", explique Clotilde. "Des demandeuses d’asile ou encore des femmes à la rue qui ne perçoivent aucune aide, aucun revenu. "
Le plus souvent, les futures mamans sont orientées vers l’association par les services sociaux, mais certaines associations partenaires connaissent également leur activité.
Les futures mamans doivent prendre rendez-vous pour être reçues lors d’une permanence. "Chaque situation est différente. Certaines arrivent à la limite de leur terme, pour d’autres c’est un peu plus tôt. Là, c’est l’idéal, car on peut aussi offrir à la maman des vêtements de grossesse."
Les petits bagages d’amour s’apparentent à de véritables cadeaux de naissance, mais ils apportent surtout sérénité et confort dans une grossesse qui n’est pas forcément des plus classiques. L’association propose également une oreille attentive à chaque maman accueillie dans ses bureaux situés à Cenon. "Si elles ont envie d’échanger, on est là."
Un bagage qui se veut le plus complet possible
Dans le sac remis aux mamans, on retrouve des vêtements de naissance comme des bodies et des pyjamas, "que l’on adapte en fonction de chaque grossesse, de 0 à 3 mois", des combinaisons, des couvertures, des produits d’hygiène pour le bébé mais aussi pour la maman, des couches et, si possible, du matériel de puériculture : "des lits parapluie, des baignoires, voire des poussettes lorsque nous en recevons en don ou que nous pouvons en acheter, ce qui reste assez rare."
Un deuxième bagage peut également être remis quelques mois après l’accouchement, pour les mamans qui le souhaitent. "Mais nous n’avons pas vocation à les accompagner sur le long terme. Nous intervenons de manière ponctuelle, pour apporter un peu de douceur à cette période."
Tous les vêtements et produits proviennent de dons : des collectes organisées dans les écoles et les crèches pour le textile, des dons de la Banque alimentaire pour les produits d’hygiène, mais aussi des partenariats, comme avec l’association Un Rien C’est Tout, qui lance des campagnes de financement pour différentes causes. "L’argent récolté nous permet ensuite d’acheter des produits d’hygiène."
Sans oublier Ikea, qui fournit au nid bordelais ses grands sacs bleus et jaunes, indispensables pour transporter les affaires remises aux futures mamans.
Tous les dons reçus sont triés puis utilisés. "Il peut arriver que certaines choses ne nous servent pas, mais hors de question de les jeter", précise Clotilde. "Le textile est redistribué à l’association Familiale de Talence ou à la maternité Pellegrin pour les prématurés ou les nouveau-nés. Les petits jouets non adaptés ou en mauvais état sont donnés à l’association Replay à Bègles." Ici, tout est valorisé.
À la recherche d’un nouveau local
Alors qu’Un Petit Bagage d’Amour Bordeaux s’apprête à fêter ses six ans d’existence, l’association doit aujourd’hui faire face à une nouvelle problématique : son local situé à Cenon va être détruit. Le déménagement va devoir se faire avant le 31 mars.
L’équipe est donc activement à la recherche d’un nouveau lieu pour assurer les permanences, mais aussi pour stocker les nombreux dons. "Nous avons quelques critères : être proche des transports en commun, disposer d’une place de parking pour le déchargement et d’un espace suffisant pour le stockage."
Autre appel lancé : celui aux bénévoles. Comme beaucoup d’associations, Un Petit Bagage d’Amour Bordeaux manque de bras. "Avoir plus de bénévoles nous permettrait de proposer davantage de permanences, de collecter plus de dons et d’aider aussi des femmes qui bénéficient de quelques aides ou de revenus, ce que nous ne pouvons pas faire aujourd’hui."
Comment aider l’association ?
Un Petit Bagage d’Amour Bordeaux, dispose de plusieurs points de collectes à Bordeaux et ses environs. Pour le moment, ils sont en standby du fait du déménagement de l’association. Mais vous pouvez continuer faire un don financier via le site HelloAsso.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/witfm/images/logo_zEP0iiF4US.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/635436239_1468964751322222_3955844585783897564_n1771420579756-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/607714044_122103371031179384_2770528764607963209_n1771417277107-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/Pierre_Palmade_20141771404313059-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/633307537_1302533501900940_1099295953070560501_n1771343914342-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/41651461463146314614631461463146314631463146314631463141690266055172-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x225/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/634723527_922750790129330_2978935470095049888_n__1_1771335086429-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/1900x1900_000000_80_0_01762856704791-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/1689_jpeg-format16by9.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/radios/witfm/importrk/news/main/10719.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/muse_e1771233659635-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/be_be_1771310168683-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/matelas1771229842097-format16by9.jpg)
/t:r(unknown)/fit-in/500x281/filters:format(webp)/medias/Vsj0LZpM34/image/spray1770972632022-format16by9.jpg)