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Rédaction

Gironde : nos écoles vont-elles abandonner les rythmes scolaires ?

08 juin 2017 à 14h14 Par Rédaction

Trois ans après leur mise en place, les rythmes scolaires pourraient être abandonnés dès la rentrée de septembre prochain. Ce sont les communes qui devront choisir. Exemple en Gironde.

La possibilité pour les écoles de revenir à la semaine de quatre jours. C’était une promesse de campagne du président Macron. Trois ans seulement après leur mise en place, les rythmes scolaires peuvent maintenant être abandonnés. Rien n’est imposé, c’est aux communes de choisir.

Si un rapport sénatorial préconise de maintenir la réforme telle qu'elle est dans les écoles, certaines municipalités sont bien décidées à l’abandonner dès la rentrée de septembre. Dans la métropole bordelaise, au Bouscat, un questionnaire est en train de circuler pour recueillir l’avis des parents d’élèves et des directeurs et directrices d’école. La décision ne sera prise qu’une fois les concertations terminées mais la commune a déjà en tête le retour à la semaine de quatre jours.

« Les rythmes scolaires posent deux problèmes », explique le maire LR du Bouscat Patrick Bobet, « le problème essentiel est que ce n’est pas efficace pour l’enfant qui est trop fatigué. Les enfants sont une matinée de plus à l’école. Ils doivent se lever une fois de plus dans la semaine.» L’autre problème évoqué par le maire du Bouscat est d’ordre financier. « L’Etat ne nous aide à financer les rythmes scolaires qu’à hauteur de 10%. La commune doit actuellement débourser 400 000 euros par an. En 2019, c’est sûr, il n’y aura plus d’aides de l’Etat. »

A Cenon, c’est l’inverse. Pas question de revenir sur les rythmes scolaires. « Tout ce qui est bon pour améliorer et donner des chances de réussite aux enfants, nous devons l’adopter » explique le maire PS de Cenon Alain David. « Pour lutter contre l’échec scolaire, nous devons rendre l’école plus attractive, c’est ce qui se passe avec les rythmes scolaires, et nous ne devons pas nous arrêter à des conditions purement financières. Si l'Etat diminue ses dotations, nous le dénoncerons. »

D'autres communes ont décidé de se donner un petit peu de temps. A Bordeaux, pas question de précipiter les choses, il n’y aura pas de changement avant 2018. Même chose à Villenave-d’Ornon où des débats auront lieu dans l’année avec les parents.

A Pessac et Talence, même si les maires seraient pour l’idée d’abandonner les rythmes scolaires, là aussi, ils se laissent le temps d’organiser le retour à la semaine de quatre jours qui ne se fera pas avant l’année prochaine.