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Rédaction

Le patron de la Charcuterie Bordelaise en garde à vue

11 avril 2017 à 13h50 Par Rédaction

Rebondissement dans l'enquête sur l'incendie de la Charcuterie Bordelaise de Villenave d'Ornon. Le gérant et un de ses commerciaux ont été placés en garde à vue ce lundi.

La nouvelle n’a pas tardé à arriver aux oreilles des 50 salariés de la Charcuterie Bordelaise à Villenave d’Ornon. Près de deux mois après l’incendie qui a complétement détruit l’entreprise, le gérant, Arnaud Chedhomme, a été placé en garde à vu hier tout comme un de ses commerciaux. Il a été interpellé dans les locaux d’une autre entreprise qu’il dirige à Bègles. La nouvelle n'a pas tardé à se répandre. Arnaud Chedhomme avait déjà été entendu dans cette affaire, puisqu’il avait porté plainte contre X deux jours après le sinistre. Il avait assuré qu’il ne se trouvait pas sur les lieux à ce moment là.

Les salariés attendent leur salaire

L’enquête se poursuit mais en attendant, ça fait maintenant depuis le 16 février, jour de l’incendie, que les salariés de la Charcuterie Bordelaise sont au chômage technique. Ils attendent surtout d’être payés. Ils n’ont reçu que leur salaire de janvier depuis le sinistre. Selon le gérant, c’est l’assurance qui bloquerait le dossier. Il manquerait des documents qui ont brûlé dans l’incendie. Les salaires de février et mars devront être réglés d’ici mercredi. C’est en tout cas ce qu’a exigé le tribunal de commerce de Bordeaux fin mars, sous peine de liquider la société le 15 avril prochain, c’est à dire vendredi. La société est en redressement judiciaire depuis l’été 2015.

La listéria sur certains produits

La Charcuterie Bordelaise avait déjà fait parler d’elle en janvier dernier. Des rillettes de porc et du pâté landais avait été rappelés après la découverte de la bactérie Listéria. Après des contrôles, la préfecture de Gironde avait ordonné à l’entreprise d’arrêter toutes ses activités de production et de distribution. Arnaud Chedhomme avait alors saisi le tribunal administratif de Bordeaux. La juridiction lui a donné raison en annulant l’arrêté de la préfecture. Deux semaines plus tard, il réclamait trois millions de dommages et intérêts au Préfet pour compenser les pertes engendrées par l’arrêt de sa production. Son entreprise était détruite trois jours plus tard dans l'incendie.